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Alchimiste8817
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06 décembre 2005
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Je me lève tout d'un coup et à la hâte je vérifie le téléphone, si le combiné est placé correctement, puis la tonalité, oui il y a souvent des coupures, non ce n'est pas le cas, je crois que c'est la vingtième fois que je le vérifie. Non il ne m'a toujours appellée sur mon téléphone portable, me dis-je tout en cherchant dans mon sac, voilà un appel en absence avec un N° privé, mon Dieu ça doit être lui, mon coeur bat la chamade.
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Angel
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06 décembre 2005
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Je rappelle le numéro, subito-presto, mais ce n'était que le cabinet du dentiste pour confirmer mon rendez-vous de lundi prochain. Quelle déception!! Je vais vérifier mes courriels, tout d'un coup qu'il m'aurait envoyé un petit mot..Je passe en revue mes courriels, mais rien là aussi. Je dois me faire une raison, il est parti, a coupé tous les ponts. Allons ma vieille, me dis-je, secoue-toi..Un de perdu, 10 de retrouvés.
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Lisarabesk
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07 décembre 2005
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Un de perdu, 10 de retrouvés, c'est ce que Cécile n'arrêtait pas de me répéter! Mais tout ça c'est vite dit, c'est facile à dire et c'est du vieux dicton qui vaut pas un clou! Je le savais, j'en faisait l'experience. Cécile elle, elle n'y connaissait rien à vrai dire. Bah oui, Cécile mon amie de toujours, ma copine un peu frapadingue avait fait voeux de chasteté! J'ai eu beau lui dire que c'était de la folie, que belle, drôle et intelligente comme elle était cela ne rimait à rien mais au contraire j'apprendrais plus tard pourquoi ma chère Cécile que je croyais connaître par coeur en avait décidé ainsi!
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Raph
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08 décembre 2005
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Un jour elle me racontait son premier amour... un peu trop tôt... à peine quinze ans... Pas trop tôt pour ressentir, mais trop tôt pour cet amour-là, celui qui déchire quelque chose au fond des trippes, qui casse un morceau de soi... l'amour qui fait de soi la moitié de ce qu'on était jusque là... Traumatisée par l'amour, la Cécile... "Mais moi, non !" Voilà ce que je me dit aujourd'hui. "Moi, non"... Et pourtant j'ai tant de mal à y croire... Un matin, notre premier matin à Paris, chez nous, dans notre appartement du Boulevard Beaumarchais, deux mois après notre rencontre... Le soleil passait par le carreau de la cuisine, il m'a regardée en souriant. J'avais la tête enfarinée de sommeil. Je lui ai dit : - Arrête ! Je suis affreuse ! - Tu crois ? Il a rit... on a rit tous les deux, et là il a dit :
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Angel
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09 décembre 2005
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Tu ne seras jamais affreuse à mes yeux. J'aime te voir sans maquillage, les yeux encore remplis de sommeil. J'aime te voir dormir, voir ton abandon et ta vulnérabilité. Je t'aime autant en jeans qu'en dentelle, en noir ou toute en couleurs. J'aime ton look femme d'affaire et ton look femme fatale. Bref, j'aime tout de toi, et je t'aime TOI!!
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Raph
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09 décembre 2005
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Je n'ai pas su quoi répondre... Je l'aimais aussi... "JE T'AIME AUSSI" hurlais-je en pensée, mais rien ne sortait. Je ne pus que balbutier : - Ça me fait plaisir, ce que tu me dis. Tu sais que je tiens énormément à toi... "JE T'AIME PLUS QUE TOUT" hurlais-je dans ma tête de plus belle... - ...Ça me fait un peu peur, tous ces mots... on ne m'a pas habituée... " MA VIE N'ETAIS RIEN AVANT TOI, ET SANS TOI ELLE RETOURNERAIT AU NEANT" - ... et je suis heureuse qu'on ait emménagé ensemble, j'avais besoin d'une présence. "JE T'AIME ! JE T'AIME !" Il n'a rien dit. Je pense qu'il était déçu, mais il n'a rien laissé paraître. Il savait faire le tri. Il savait montrer tout ce qui allait et laisser de côté ce qui n'allait pas. Quelle conne j'ai été...
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Angel
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09 décembre 2005
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de ne pas lui dire sur le moment tous ces mots qui se bousculaient dans ma tête et dans mon coeur. Toujours attendre, mais attendre quoi réellement ? Attendre le bon moment, mais le meilleur moment est toujours l'instant présent. Que d'occasions ratées !! Je me souviens de mon dernier anniversaire..Il s'était levé plus tôt et avait préparé mon petit-déjeûner, prenant soin de mettre dans mon plateau une branche de muguet portant encore la rosée du matin et un joli mot : Ma douce, tu as su mettre rallumer dans mon coeur, la flamme de la passion que je croyais éteinte. Grâce à toi, j'ai redécouvert les joies de l'amour, de la vie à deux. Tu es l'amour de ma vie et te perdre serait une peine immense. Je t'aime et je t'aimerai toujours. Avec toute ma tendresse Ton homme xoxoxoxo A la lecture de son mot, les larmes me virent au bord des yeux et je dû lutter pour qu'elles ne coulent pas librement sur mes joues. Tout ce que j'ai pu dire c'est "merci pour ta délicate attention" et j'ai déposé un baiser sur sa joue. J'ai vu dans ses yeux qu'il était peiné, mais c'est tout ce que je pouvais faire.. Si je pouvais retourner en arrière, je lui écrirais une longue lettre, mettant mon âme à nue sur papier, lui écrivant tout ce que j'aurais aimé lui dire. Mais il est trop tard maintenant...
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Angel
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11 décembre 2005
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Par mon incapacité à laisser parler mon coeur, j'ai perdu mon amour. Parler de mes sentiments n'est pas une chose facile pour moi et j'ai perdu beaucoup d'ami(e)s et d'amoureux à cause de ce problème. Je sais ce que je veux dire, mais j'ai peur...
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Lilandril
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07 mai 2007
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Le téléphone sonne. Je bondis, comme si cet appel pouvait me raccrocher à la vie. - Allô ? Ce... C'est toi ? - C'est moi, dit simplement la voix. - Tu sais, je... je t'aime.. très fort... trop fort ! Je veux pas que tu me quittes... Je t'aime !! Je pensais après ces mots que mon amour reviendrait ; qu'il comprendrait enfin qu'il compte énormément pour ma vie. Mais non. - C'est bien ce qui m'inquiète. Sa réponse m'a sidérée. Je laisse tomber le téléphone par terre. Vais-je m'évanouir ? Non. Vais-je pleurer ? Non. Vais-je lui hurler dessus ? Non plus. Calmement, je raccroche le téléphone. Sans pleurer. Je m'assieds sur le lit. Sans pleurer. Je regarde tous les souvenirs de mes anciens amants. Et là seulement je pleure.
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Chouette
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09 janvier 2010 à 21:30
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Un post-it collé sur le frigo...par mon bien-aimé! "Il me demandait: à quelle heure reviendras-tu?" Signé - "Bernard... qui t'aime...toi non plus?" Je collais un autre post-it pour toute réponse je dis : "A quelle heure veux-tu me voir?" Signé -"Ta Louise...qui t'aime...plus!" En rentrant ce soir là...il n'y eut plus de post-it sur le frigo...il ne restait que la table...une chaise... Qui t'aime plus? Ce n'était pas plus...mais plus encore... Bernard avait tout repris, laissant sa Louise tant aimée...dans le plus grand désarroi...elle eut beau pleurer et crier qu'elle l'aimait encore... "-Bernard, t'as rien compris, je t'aimais plus que tu ne m'aimais...quand je t'aimais moins, tu m'aimais plus que je ne t'aimais... Elle punaisa sur la porte d'entrée un bout de papier griffonné...aussi chiffonné qu'elle : "-Ta Louise qui t'aime à en crever!" Au cas où?
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