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Quadrablues
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26 novembre 2005
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Elle pleure...il rit. Il recule...elle avance. Elle caresse son visage...il se crispe. Il se détourne...elle le gifle.
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Emma
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26 novembre 2005
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Il part. Elle le laisse faire. Elle le regarde rassembler ses affaires. Elle ne pleure plus. Elle se consume.
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Angel
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26 novembre 2005
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Elle a mal. Elle voudrait lui crier de ne pas partir mais aucun son ne sort de ses lèvres. Ses yeux sont secs, mais son coeur en lambeaux.
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Quadrablues
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26 novembre 2005
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Alors, comme si la vie allait lui échapper, comme si elle vivait son dernier souffle, elle voit toute cette histoire, soudain sordide, lui revenir en mémoire. Lui, elle, les autres et cette lente descente aux enfers qu'il lui avait infligée depuis...depuis ce fameux jour...
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Domicado
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26 novembre 2005
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Un soir, comme d'autres soirs, sans signe particulier. Il avait franchi le seuil de la porte avec sa tête des jours blancs. L'annonce d'une soirée comme les autres, pas de surprise à déficeler, pas de conflit à séquestrer. Elle aimait cette vie au bord de lui.
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Quadrablues
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26 novembre 2005
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Elle lui avait souri, parlé, effleuré les lèvres d'un tendre baiser et il était resté sans mot, sans geste, sans élan, sans froideur, sans reproche, sans présence. Il n'était rien, elle ne représentait rien, rien n'existait plus qu'un silence pesant autour d'une relation qui aurait pu ne jamais exister. Elle a senti ce soir-là l'indicible, l'inavouable autour d'elle sans pouvoir l'identifier.
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Quadrablues
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27 novembre 2005
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Elle a alors mis son cerveau en marche, jusque dans ses inextricables méandres afin de trouver une note rationnelle à ce brusque changement de sa part. Etait-ce lié à un problème de travail dont il n'osait parler, à une rencontre féminine qu'il ne voulait lui avouer, à une maladie dont il venait de se savoir atteint...ou toute autre chose assez grave pour chambouler ainsi toute sa personnalité. Elle ne trouva rien de plausible...
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Domicado
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27 novembre 2005
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Elle choisit, à défaut, d'endosser sa robe de silence. Sans rien lui demander elle lui servit un verre des grands jours. interloqué, il demanda :" Que célébrons-nous ?" "Nous, simplement"
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Elektralias
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27 novembre 2005
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Même si, au fond d'elle-même, elle se demandait si ce '"nous" existait encore. Il ne cilla pas, accepta le verre au liquide ambré qu'elle lui tendit, trempa le bout de ses lèvres dedans, puis poussa un profond soupir : - Il faut que je te parle... Voilà, la phrase était lancée ! Celle des aveux douloureux, des changement de cap ! Celle qu'on regrettera dans l'avenir, parce qu'elle aura brisée le présent ! "Non" pensa-t-elle "pas maintenant, pas déjà ? Jamais !" Elle ne voulait rien savoir, rien entendre, juste continuer dans la joie et le bonheur... mais son verre lui échappa dès qu'il commenca à ouvrir la bouche :
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Domicado
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27 novembre 2005
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- J'ai décidé de partir, de tout quitter, de te quitter. Je ne pars pas pour, ou avec, une femme. Tu n'es pas responsable. Je pars loin de cette vie morose et sans issue.
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Quadrablues
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28 novembre 2005
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Evidemment, en deux phrases tout était dit. Enfin, tout ce qu'il acceptait de me dire, de s'entendre dire. Peut-être se serait-il senti coupable de m'assener quelques reproches, alors qu'il tirait sa révérence avec honneur en avouant être ainsi faillible. Mais se moquait-il de moi ? Croyait-il vraiment s'en tirer à si bon compte...? d'une pirouette...?
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Domicado
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28 novembre 2005
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J'avais besoin d'en savoir plus. Qu'est-ce qui motivait réellement cette fuite facile ? Pas question de me contenter de ces phrases blanches, sans contenu. Comment pourrais-je me reconstruire si je ne savais pas pourquoi il me quittait. J'osais : - Pourquoi maintenant ?
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Quadrablues
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30 novembre 2005
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- Euh...eh bien ça aurait pu être hier ou bien demain, ou encore dans un an, voire même jamais. C'est comme ça, tu n'y peux rien et moi non plus. Je suis à un virage de ma vie, je dois la poursuivre ailleurs, autrement, et je ne peux pas t'emmener. Je n'ai pas d'autre réponse à te fournir, il faudra bien que tu t'en contentes.
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Marie4poches
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30 novembre 2005
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Et si on mélangeait les mêmes mots dans un ordre plus simplifié comme: ....................Je t'aime moi non plus ....................... ....................Non je t'aime plus moi ....................... ....................Non moi je t'aime plus ....................... Pour moi c'est la seule signification a cette phrase.
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Alchimiste8817
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30 novembre 2005
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....plus tu m'aimes, moins je t'aime.... ..aimes-moi plus, je t'aimerais moins..;
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Raph
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30 novembre 2005
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Il a claqué la porte et m'a laissée là, avec mon incompréhension. Le monde s'est obscurci d'un coup et mon coeur a trébuché. Je me suis assise à ma table et me suis roulé un joint. Le chat sommeillait sur le divan. "Maintenant l'oubli" J'ai passé alors des mois à tenter l'oubli. J'ai travaillé, vu des gens, je suis sortie en boîte, couché avec d'autres hommes, et pourtant j'avais l'impression de vivre derrière la porte d'entrée, à attendre son retour. J'attendais.
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Angel
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1er décembre 2005
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J'attendais de ses nouvelles, j'attendais un petit mot pour me dire que tout va bien, j'attendais un coup de fil. Mais rien de ceci n'est jamais venu. Durant cette période, tous les hommes que j'ai rencontré avait un petit quelque chose de lui: Julien avait le même timbre de voix, Pascal utilisait la même lotion après-rasage, Marc avait le même regard perçant. Je cherchais mon homme partout. Mon coeur refusait de voir la réalité, à savoir qu'il était parti, sans aucun espoir de retour.
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Alchimiste8817
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1er décembre 2005
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Sur la table de nuit étaient posés tous les objets-souvenirs que j'avais gardé de la part de mes amis, mes amants, cependant rien de sa part, pas même un briquet. Je réalise, enfin de compte, à quel point on attache de l'importance aux souvenirs alors que lui, il est toujours présent dans mon esprit et dans mon coeur, sans rien. Le sentiment de l'abondan m'arrache à nouveau de mes pensées, je ne sais plus, si c'est à cause de la fumée ou du chagrin, mes yeux sont aveuglés par les larmes....
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Angel
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04 décembre 2005
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à chaque fois que je repense à notre première rencontre, ou à tous les beaux voyages que nous avons fait ensemble. Nous nous sommes rencontrés un certain jour de décembre à Chamonix. Je me promenais dans le village prenant de nombreux clichés du Mont-Blanc, quand il m'a gentiment tapé sur l'épaule. J'avais laissé tombé mon gant et il l'avait gentiment ramassé. Nous avons discuté de la beauté du paysage et il m'a demandé si j'avais fait la montée. Je lui ai dit en riant que mon vertige me l'interdisait et il se mit à me parler de la vue magnifique et de la pureté de l'air. Il m'a demandé si j'accepterais de prendre un chocolat-chaud et c'est ainsi que nous avons passé la soirée à parler de la France et de la Suisse.
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Raph
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04 décembre 2005
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- Vous êtez parisienne ? - Oui. De naissance. Je précise, parce qu'il n'y a même pas un parisien sur trois né à Paris. Vous pensez, entre les jeunes qui "montent" d'un côté, et les vieux qui "s'évadent" de l'autre, ça en fait du flux migratoire ! - Oh ! Me parlez pas de flux migratoire ! - Pourquoi, vous êtes douanier ? - Presque... sociologue ! Les jours qui ont suivis ont ressemblé à cette première conversation : une découverte, une quête, une ascension vers la connaissance de l'autre, faute d'ascension du Mont-Blanc ! Ce fut sans doute le plus beau séjour de ma vie...
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