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Il désire. J’angoisse. Il s’envole au paradis. Je le rejoins en enfer. Je voudrais être cet enfant qui sommeille dans le train de nuit insouciant du lieu où il va. Pourvu que ce ne soit pas là!!! Là où une bande de délinquants agit. Leur passe temps favori est de chercher bagarre aux lycéens. La plupart rentrent souvent le nez en sang. Le soleil jette sur les murs du lycée des éclats d’or pur, les cris joyeux résonnent derrière ce mur surélevé, mais dans l’ombre se cache la drogue, la violence, le désespoir !! Un fils n’est pas rentré, une mère a peur à l’autre bout de la ville. Elle attend ce fils qui a trop vite grandi, qui a si mal grandi, qui lui fait peur, qu’elle ne reconnait plus. Ce fils qu’elle hait parfois, souvent, de plus en plus souvent. Elle ne sait plus si elle souhaite vraiment son retour. Elle n’a pourtant vécu que pour lui, l’a élevé sans homme à ses côtés. Son fils serait-il autre s’ il avait eu un père? Elle a oublié de vivre. Elle est jeune encore, belle. Pour tromper son angoisse elle se prépare une infusion de camomille, enfile un lainage et va s’asseoir sous la porte cochère. C’est la fin d'une journée d’été indien. Il fait encore doux, les odeurs du soir assaillent les narines et invitent à la promenade. Lasse d’attendre, elle traverse la courette, ouvre la barrière verte et se dirige vers le petit sentier qui longe la rivière. Quelques pêcheurs s’attardent au bord de l’eau, malgré la nuit tombante. Ce sont des gens du village, elle les connaît, ils la saluent. L’un d’eux est un amnésique, ses amis le surnomment sans méchanceté "nom perdu". Il ne reconnaît personne pas même son visage.
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