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Chouette
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1er décembre 2009 à 22:04
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Pas encore réveillée mon portable sonna, je vis apparaître le numéro de Nestor... Il n'était pas encore huit heures! - Bonjour, ma chérie! Tu as bien dormi? Merci,oui,mon chéri! - Qu'il y t-il de si important que tu m'appelle de si bonne heure? - Cet après-midi il y a une conférence sur l'Egypte à Charleroi, si le coeur t'en dis... Tu peux venir avec Marcel? - Bonne idée, il dort encore, je lui en parle au petit-déjeuner! - C'est qui, me cria mon oiseau rare? - C'est Nestor, il t'invite à une conférence sur l'Egypte, ça te dis? Nous partirions vers 15h? - Pour moi c'est d'accord! Je le verrai encore plutôt que je ne le croyais... - Nestor, c'est d'accord, nous serons là vers 15h30, c'est bon? - D'accord ma chérie... La conférence est à 16h et sera terminée à 17h30! - Je lui laisserai la voiture et toi tu me ramènes après le cinéma? - Peut-être que je te garderai près de moi, mais il n'y a pas de problème pour te ramener, sauf si tu dors chez moi... - Je vais négocier cette éventualité! - Peut-être que s'il venait avec François, je garderais la voiture pour rentrer demain matin? Non, je ne crois pas que ce soit une bonne idée... Mettre la puce à l'oreille de François? - Je te sens troublée? Moi? Pas du tout, mais tu sais que tu me manques... Donc il y a des fortes probabilités que je resterai... Dans tes bras... Toute la nuit... Je n'invite pas François, c'est mieux d'éviter des questions! - Je me réjouis, j'adore quand tu me dis que je te manques... Chérie... - Oui, mon chéri! Tu sais que Marcel écoute attentivement tout ce que je te racontes? - Cela ne lui pose pas de problème? - Attends une seconde... Moi... Oui!! - Voilà, je suis à la salle de bains... Il me fait l'effet d'un père qui surveille sa fille et qui veut contrôler ce qu'elle fait et avec qui... C'est très étrange comme sentiment... - Nestor, nous en parlerons ensemble ce soir... Je te téléphonerai entre l'heure du midi pour te dire nos dispositions pour la conférence? - A tantôt, mon chéri! Oui, je sais... Moi aussi! - Je me détendais les bras après un long étirement et un baïllement à m'arracher la mâchoire... C'était un de mes exercices préféré au cours de yoga! - Coucou? Tu est réveillé mon chéri? - Oui, oui! C'est une bonne idée que Nestor nous informe de cette conférence... Sympa non? - Je trouve aussi! Je te ferais remarquer qu'il t'a invité? Dommage qu'il ne m'ait pas prévenue plutôt, j'avais prévu l'entretien du living... Je le ferai après demain! Il ne fait même pas sale... - Là, tu me surprends, deviendrais-tu enfin un peu moins maniaque? - Mon chéri, ça me fait du bien d'aller à l'essentiel... C'est fait chaque semaine... - Dis plutôt deux fois... Oui! - Oui, une fois suffira... ça me fera plus de temps libre.. - Je ne te le fais pas dire... ça te permettra de voir ton Nestor plus souvent? - Tu es sérieux ou tu me taquines? - Je suis heureux, profites-en tant que tu es encore une très jeune retraitée... à mon âge tu pourrais le regretter!! - Je restais bouche bée... J'avais raison de l'appeler mon oiseau rare... Il y eut des moments où il me faisait tourner en bourrique et même douter de moi! - Merci, mon chéri de penser à mon bien-être! -Dommage que tu ne veuille plus aborder le sujet mais tes allusions me laissent par moments assez perplexe, tu peux comprendre? - Ton bonheur! Avant tout, tu sais que je te fais confiance, c'est pour ça que je veux connaitre et rencontrer Nestor! Il doit être quelqu'un de bien, à te voir heureuse et épanouie! - Je ne savais plus quoi lui répondre... Il m'entrainait sur un terrain qui m'était personnel et j'estimais qu'il s'agissait de mon intimité privée avec Nestor... - Il comprit mon silence... - Il rangea le petit-déjeuner et la cuisine! Je fis tourner une lessive et préparai notre déjeuner! - J'étais relativement perturbée par cet étrange triangle!!
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Chouette
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02 décembre 2009 à 19:00
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Avant de partir à Charleroi, je voulais prendre l'air! Le déjeuner, une demi heure de four... Je pris ma voiture, fis quelques courses. J'avais besoin de marcher! J'allais au Parc à 5' de la maison! Je fis le grand tour, me vider la tête, respirer, m'aérer! Compliqué à vivre... Pas facile tous les jours! Un mari à la maison, un amant à l'extérieur! Il fallait bien l'appeler par ce nom! Un chat, c'est pas un chien! Oui, cela me pesait! Ce qui put me perturber? C'était que mon mari se mettait à jouer un rôle de père... Cela devenait LOURD! En plus, Nestor invitait mon mari.. Et lui l'invitait à partir en Egypte avec nous? Notre guide!!!Quelle chance!!! " Ton amant, je l'aurai à l'oeil? Je le surveillerai encore mieux! " Cela devenait difficile à gérer dans le sens psychologique du terme, pour moi! J'avais l'impression qu'il y avait une confusion des rôles... Mon mari à vouloir à tout prix être ami avec mon amant? Je trouvais ça presque indécent... C'était du contrôle, c'est comme ça que je voyais le futur scenario! Que m'arrivait-il? Pourquoi tout à coup toutes ces questions? Si je me posais des questions, c'est qu'il y avait quelque chose que je ne trouvais pas sain, je ressentais un malaise? Je marchais d'un pas qui me détendait progressivement. Je ne lâcherais pas le débat, il fallait que je sois en paix avec moi-même! Si cela ne dérangeait pas mon mari, c'était MON problème, même si je considérais cela comme un cadeau. Nestor, lui ne devait se poser aucune question, moi j'étais là, mon mari était consentant. Oui, je me torturais l' esprit! C'était un fait! Les hommes? Ni l'un ni l'autre n'avait de problème! Il n'y avait que moi qui m'en créais un? Je finirai par prendre rendez-vous chez une psy? Il fallait que je trouve une solution pour moi, puisqu'il n'y avait pas de problème pour les hommes concernés. Me voilà seule devant un nouveau dilemme. Il était l'heure de mettre le plat au four! Je fis un texto à mon mari, en lui précisant que j'étais là dans moins d'un quart d'heure... - Il me répondit = OK! - J'avais le temps de rentrer et de me sentir moins stressée! Je continuerai à tenter d'y voir plus clair... Etait-ce le fait que les hommes allaient se rencontrer et sympathiser? Peut-être était-ce cela qui me perturbait? Je ferai le point avec Nestor, puisque mon mari s'y était refusé à plusieurs reprises! Je pense que ce soir j'allais entreprendre cet éclaircissement... Le cinéma ce sera pour la semaine prochaine... Mettre la pendule de Nestor à l'heure... C'était à prendre ou à laisser! Je n'allais pas faire capoter le voyage en Egypte? Je devais me calmer, déjeuner, partir à la conférence, faire immédiatement ressentir à Nestor qu'il y avait un problème... J'allais le tracasser un peu...J'étais fâchée...
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Chouette
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03 décembre 2009 à 22:42
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Miraculeux! La table était dressée pour le déjeuner et le four enfourné des roulades de chicons-jambon-béchamel et purée! Sourire en coin de mon oiseau rare. Moi, la moue, pas un mot, j'étais tendue et stressée. Nous mangions tels des sourds-muets! S'il y avait eu une souris nous aurions pu l'entendre! Je ne daignais pas desserrer les dents! J'ouvris seulement la bouche pour me sustenter! Mon mari avaient les cheveux qui se dressaient sur la tête quand je m'ingéniais à parler le "beau" français! Il pouvait même me faire des scènes de jalousie à la lecture d'un de mes textes en me narguant que je parlais le français "académique"! Je devais être une vraie tarée! Plus il me narguait plus je m'appliquais! Il débarrassa la table et fit la vaisselle sans que je lui demande quoi que ce soit! Il alla faire sa petite sieste en le rendant attentif qu'à 14H30 je le réveillerais pour partir à Charleroi. Il fut prêt avant l'heure! Si je l'avais écouté nous aurions été une heure à l'avance. Soit! Arrivés, nous eûmes facile à nous garer. Je n'eus pas le temps de fermer la voiture qu'il me criait: - T'as vu Nestor? - Tu me laisseras le temps de sortir de la voiture? Ambiance! Pas de Nestor à l'horizon. Nous trouvâmes deux places qui nous permettaient d'avoir un bonne vue sur l'écran lors de l'exposé de l'archéologue, spécialiste de missions de fouilles en Egypte! - T'as vu Nestor? Je me retournais discrètement, pas de Nestor. Mon oiseau me remit le couvert à trois reprises, toujours pas de Nestor! La Présidente du Cercle d'Archéologie de Charleroi nous fit part par micro, que le conférencier aurait quelques minutes de retard. Toujours pas de Nestor? Pour la cinquième fois je finis par lui répondre que le conférencier, c'était peu-être lui et que tous l'attendait ? - Et toi? Tu ne l'attends pas? - J'en sais rien! Il ne m'a pas dit que c'était lui qui faisait la conférence! Quelques minutes plus tard effectivement Nestor monta sur l'estrade, prit le micro nous priant de bien vouloir l'excuser de ce léger retard. - Et poli avec ça? - Chouchou! Silence! Tu garde tes remarques pour toi, tu dérange les autres avec tes commentaires... - C'est ça, Madame est vexée parce que son Nestor doit être écouté! - T'es malade? C'est quoi cette comédie? A quoi tu joues? J'aimerais que tu te taises! Quelle tension nerveuse. - Ecoute et laisse-moi tranquille!D'accord? Merci! Je fus ravie et contente que la conférence soit finie. Si Nestor nous faisait cette conférence jeudi soir et le guide en Egypte, nous pouvions être 50, ils seraient tous tellement captivés que nous entendrons voler un moustique! Ce qui serait facile pour n'égarer aucun participant! Dès que Nestor eut rassemblé ses documents il me fit un petit signe discret de la main me faisant comprendre que nous pouvions passer derrière le passage latéral pour le rejoindre. Voilà, le moment fatidique, la présentation réciproque de mon mari à Nestor et de Nestor à Marcel! Vous croyez que c'est drôle? Je vous rassure, pas du tout! Le courant passa rapidement entre les deux hommes. J'avais réellement eu peur. Nous sommes restés un moment avec différentes personnes faisant partie du cercle d'Archéologie. Nous les avons salué et sommes partis à trois. Nous sommes allés prendre un café dans la Taverne attenante au Conservatoire. Madame, son mari et son amant! Une pièce de Vaudeville? Pas du tout , la réalité! C'est que les compères eurent des sujets de conversations d'intérêts communs. Je restais interrogative. Si en plus ils devenaient potes? Je me sentais vraiment pas rassurée du tout! C'était comique, gag tout ce que vous voulez, je n'en menais pas large! Au moment de prendre congé mon mari me demanda si je restais avec Nestor cette nuit? J'étais muette. Nestor? Aussi muet que moi!. La scène? Encore plus drôle que l'amant sortant de la garde-robes! Sans le décor: Nestor fini par lui dire : -ça ne vous dérange pas? - Non, sinon je n'aurais pas posé la question. Je me décidais à demander à Nestor ce qu'il avait prévu? -Initialement nous allions au cinéma me répondit-il! Effectivement! Je savais! Mais comme je voulais éclaircir ce que nous étions en train de démontrer à l'instant même, je ne savais pas trop comment m'y prendre. C'était plutôt gag à observer. Ce n'était pas une pièce de théâtre de Vaudeville : nous y étions malgré nous! Je pris le taureau par les cornes et décidais que je me ferais ramener à la maison demain matin par Nestor! Mon mari me souhaitait une bonne soirée en m'embrassait, moi je fis pareil. Les compères se saluèrent et se dirent au revoir à jeudi soir! Je regardais mon mari s'éloigner. Je fus profondément triste même si je restais avec Nestor le coeur n'y était plus...
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Chouette
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04 décembre 2009 à 18:30
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Je regardais mon oiseau rare partir seul à la maison! Nestor se rendit immédiatement compte que j'étais troublée. Je dirais personnellement perturbée. Je ne trouvais aucun mot et je semblais être devenue muette. Étrange sentiment, je n'avais pas envie d'être là, je voulais rentrer à la maison. Je ne souhaitais même pas monter dans la voiture de Nestor. Il finit par me demander ce que souhaitais. J'étais si lointaine, je lui répondis : « Rentrer chez moi! » Il restait perplexe, j'eus du mal à lui faire comprendre qu'il n'y était pour rien. Il devenait tellement maladroit qu'il termina en me disant : « Allons-y, je te ramène chez toi! » Je fus étonnée qu'il prit le coche au quart de tour, je ne voulais pas qu'il me ramène. e téléphonais à mon oiseau rare sur son portable, à condition qu'il soit allumé. Il devait être à un quart d'heure d'ici et je préférais qu'il vienne me rechercher. Il ne répondait pas! Je fis une nouvelle tentative... Il décrocha : - C'est toi? - Oui! Chouchou vient me chercher là où nous nous sommes quittés! - Qu'est ce qui se passe? - Rien de particulier, j'aimerais que tu viennes me chercher! - Et Nestor? - Il ne comprend rien à rien, il est vexé et je n'ai pas envie de rester avec lui ce soir. - Tu es une drôle de bonne femme quand même... - Chouchou, viens me chercher, nous parlerons de cela à deux tout à l'heure, il n'y a que toi qui peut me comprendre. - Si tu le dis, j'arrive! - Nestor part avec nous en Égypte? - Rassure-toi, je lui parle en t'attendant et je t'expliquerai ensuite, ne t'inquiète pas, sois prudent! - Nestor semblait ennuyé, je tentais de le rassurer que ce n'était pas à cause de lui que je lui expliquerais dès que je me sentirai sécurisée. - Je trouvais la situation à la limite grotesque! Je tentais d'avoir une conversation calme et plus ou moins explicative avec Nestor. Il finissait par comprendre pourquoi j'avais pu avoir ce type de réaction. Je lui disais simplement que la situation avait été vaudevillesque et qu'il devait pouvoir comprendre mon malaise. Je lui rappelais leur entretien à mon sujet qui était complètement déplacé en ma présence Il fut d'accord que ce n'était pas la meilleure façon d'avoir fait connaissance avec mon oiseau rare et il se rendait compte qu'il aurait été plus simple d'attendre la réunion de jeudi soir chez François, c'est ce que je pensais aussi. Nous avions à peine terminés que Nestor fit un signe amical à mon mari et s'en alla, me promettant de me téléphoner en fin de soirée si je changeais d'avis. Mon mari se gara pour que je puisse le rejoindre. Il me demanda si je voulais conduire pour rentrer. Bonne idée, je me calmerais en conduisant. Nous n'échangions aucune parole à propos de Nestor, mon oiseau rare se doutait que j'étais perturbée et se contenta de commenter les cons qui conduisent comme des pieds sur l'autoroute. Il me fit rire, comme lui quand il se prend pour Fango... ce n'est pas triste! - Pourquoi tu ris? Qu'est-ce que j'ai dis de comique? - Rien mon Fango chéri! Nous arrivions à la maison, il ouvrit la porte du garage en se moquant : - Je vous en prie, Madame! - Monsignore... gracie mille! J'étais complétement détendue et heureuse d'être à la maison. rendre un peu de distance... Nestor était gentil, cultivé, attentionné et amoureux mais un peu trop collant à mon goût. C'est ce que je répondais à la question posée par mon mari. Vouloir à tout prix devenir des potes vous deux? Tu imagines ma position? C'est vaudevillesque, je ne trouve pas d'autre terme. J'étais tellement déçue par cette rencontre à trois! Le comble de ce qui m'avais le plus heurté, c'est quand l'un et l'autre se sont mit à se partager des compliments à mon sujet en buvant le café... Je crois que c'est à partir de cet instant que j'ai ressenti mon malaise; je me serais enfuie! J'avais le sentiment d'être une vache qu'on emmenait à la vente... « Tope-là mon vieux pote! » « Tu fais une bonne affaire! » tels des maquignons! En une seule seconde, je voyais mon grand-père négociant la vente d'une de ses vaches au marché aux bestiaux! J'étais horrifiée par ma comparaison, mon mari ébahi de ma réaction à chaud, moi un vrai moulin à paroles. Il y avait trop longtemps que je n'avais plus exprimer le fond de ma pensée! Je n'étais pas en colère, je voulais être écoutée. Mon oiseau rare me demanda si j'étais calmée? - Oui, c'est tout ce que j'avais à dire et ce n'est pas à toi de me caser avant que tu partes, je peux mourir avant toi! - Oui,oui... Tu as raison, je me suis plus comporté en père qu'en mari, je comprends ta réaction! - Je n'ai pas 5 ans? - Donne-moi un bisou, je vais préparer un petit encas, ensuite je téléphonerai à Nestor pour remettre sa pendule à l'heure! - Vas-y doucement, tu ne vas pas lui faire peur! - C'est ça, oui, ce n'est pas aujourd'hui que je vais devenir un petit mouton et il aura sa leçon... Je te rassure immédiatement que nous irons tous en Égypte! Je l'appelle dès que nous aurons terminé notre repas. Peut-être voudra-t-il que je passe chez lui, je pense que c'est mieux qu'au téléphone? - À ton avis, chouchou? - Je le crois aussi, tu me raconteras? - Le minimum du maximum, d'accord? - Tope-là! Bisou!
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Chouette
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05 décembre 2009 à 19:56
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Le repas terminé je dus m'atteler à ce qui me semblait le plus ardu à faire en cette fin de journée! Je pris mon courage à deux mains... Impossible à remettre au lendemain! Je montais à l'étage pour être tranquille, c'est avec appréhension que je fis le numéro de Nestor. Je lui avais déjà dit l'essentiel mais il fallait que dès à présent je prenne la température afin de voir dans quel état d'esprit il pouvait être! Déjà cinq sonneries? J'étais inquiète mais pleine de courage, oui je referais son numéro d'ici dix minutes... à la huitième il décrocha quand même, oui j'étais rassurée! A sa voix je pouvais me douter que Monsieur était encore légèrement bileux! Je pris ma voix la plus douce et lui demandais s'il souhaitait me voir? Comme par enchantement sa voix se radoucissait quand je lui eu dis que j'allais arriver dans moins d'une heure! Je décidais de me doucher et de changer de tenue. Aussitôt dit, aussitôt fait! Oui, je me sentais bien et d'attaque pour calmer la mule! Ni lui, ni mon mari n'avait aucune souplesse d'esprit, ils avaient tous les deux la fâcheuse manie de se conduire en gamins pris en défaut, ils étaient d'un enfantin? Et têtus? Il y a des jours où? Oui, vous me répondrez : elle l'a cherché, elle n'a qu'à assumer! Eh bien, je vous répondrai : j'assume et je continue l'histoire... Elle ne se termine pas encore ici, il reste les retrouvailles, ensuite la séance d'infos pour le voyage en Egypte, les préparatifs et le séjour... Je vous garantis que ce ne sera pas triste du tout!
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Chouette
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05 décembre 2009 à 21:40
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Je redescendais quatre à quatre rejoindre mon oiseau rare qui semblait être aux aguets d'infos! - Et alors, quelle nouvelle? - Pas de problème, je vais rejoindre Nestor! Je te propose de passer une bonne soirée à méditer, et de t'interroger sur la manière dont tu vas supporter notre séjour en Egypte. Ton attitude si Nestor me parle ou est trop près de moi à tes yeux, là il ne sera plus question de m'emmener comme si tu allais au marché aux bestiaux! - Eh ben? Là tu me souffle... - Chouchou, je ne suis pas à vendre... Je veux me sentir libre sans ne blesser personne, tu comprends? - Oui, oui, promis je vais revoir ma façon d'agir, tu as raison! - Chéri, je ne veux pas avoir raison, je veux que tu réfléchisses à ton attitude et ton comportement, c'est cela que je souhaite! Tu sais que je t'aime et que je tiens à toi, mais il faut que la situation soit claire et sereine pour chacun de nous!... - Chérie, c'est pas facile mais je te comprends... - Bisou! Je te laisses... A demain? - Au petit déjeuner? - Si je me dispute avec Nestor... Je rentre et... Là pas d'Egypte! - Calmes-toi, tu vas pas nous faire ça? - T'as de l'humour à revendre, mon chouchou, toi! Ciao! En arrivant chez Nestor, la porte d'entrée était grande ouverte, le living éclairé... Personne! - Coucou Nestor, où es-tu? Pas de réponse! Je pris peur où pouvait-il être? - J'entendis une petite voix dans la cage d'escaliers de la cave... Je suis ici! Je fonçais vers la porte grande ouverte et j'aperçus mon Nestor au bas des escaliers! - Qu'est ce que tu fais là? Je descendis le plus vite que je pus... - J'ai mal à la cheville, je ne sais plus marcher... - Qu'est-ce tu faisais à la cave? - Chérie... Je n'y étais pas encore... J'ai glissé et je me suis retrouvé ici! - Et ta porte d'entrée grande ouverte? - Je ne sais pas... - Chéri, tu vas essayer de t'appuyer sur mon épaule en tirant sur la rampe pour remonter à l'étage ensuite tu te mettras dans le divan et je verrai s'il faut aller aux urgences! - Aux urgences? Pas question!... - Montons ensuite nous verrons! - Nestor, appuies-toi sur mon épaule et tire sur la rampe...nous n'allons pas rester à la cave? - Soit tu te bouge soit je vais chercher ton voisin pour te sortir d'ici! - Ouille...ouille! - Nestor! Un petit effort après j'appellerai ton toubib, je t'en prie aide-moi... C'est avec beaucoup de mal et de peine que je réussissais à le remonter! - A vue de nez... C'est une bonne entorse, un plâtre pendant quinze jours et ensuite tu trotteras comme un lapin... - Ouille! J'ai mal... Tu crois? - Aussi vrai que je m'appelle Andy! - Où se trouve le numéro de ton toubib? - Je l'ai sur mon portable mais je ne crois pas qu'il soit de garde à cette heure ci! - Nestor, le plus simple c'est d'aller aux urgences, la radio et le plâtre... Si tout va bien nous sommes revenus dans deux petites heures... - Tu crois que je peux te faire confiance? - Tu en doute? - Non, chérie, j'avais envie de te taquiner!...T crois que c'est le moment? Tu m'as foutu la trouille quand je t'ai vu assis comme un con en bas des escaliers... - Bon,allons y ... tu mets ta veste, n'oublie pas ton portefeuille tes clés de la maison ensuite tu sautilles jusqu'à ma bagnole, Nestor! Tu m'entends? - Oui, oui! Allons y! - Qu'est-ce que tu allais faire à la cave, dis-moi? - En t'attendant je voulais te faire plaisir en allant chercher un petit bordeaux de derrière les fagots à boire à deux dès que tu arriverais!... - Je suis vraiment con... - Nestor, tout le monde peut faire une mauvaise chute! L'intention touchante...une chute stupide, fais-moi confiance tu verras que ce n'est qu'une vilaine entorse! - Tu dis ça... J'espère que c'est pas cassé, qu'ils vont pas m'hospitaliser? - Nestor, dans quelques minutes nous saurons... C'est pas la peine de répéter cent fois la même chose! - Voilà, nous y sommes! Attends une seconde je prends une chaise roulante... Tu m'attends? - Je te promets, je ne vais pas m'enfuir! - Malin et taquin! Pour moi c'est une entorse. Tu n'es pas encore mort! - Tu n'es pas drôle! - Et toi tu l'es? Un infirmier vint m'aider à prendre le grand blessé! Il nous installa dans une salle en nous disant que nous avions de la chance, l'orthopédiste de garde était encore là et viendrait dans quelques minutes! Il regarda rapidement la cheville de Nestor et lui dit : - Une belle entorse, Monsieur, un plâtre et dans quinze jours vous trotterez à nouveau! - Comme un lapin? Merci Monsieur! - T'avais raison, chérie! T'es pas toubib... T'as l'oeil de lynx? - Merci Monsieur! Ce n'était pas la peine de pleurnicher! L'orthopédiste le rassura en voyant sa cheville, une belle entorse! Par mesure de sécurité il l'envoya à la radiographie. J'attendais patiemment son retour sur le parking des urgences. Il était déjà 22h30... A quelle heure serions nous rentrés? Je retournais voir si Nestor était déjà revenu? Je le vis au bout du long corridor des urgences revenant de la radio! Le médecin de garde le rassura : - Rien de cassé, Monsieur! Nous allons vous plâtrer pour minimum quinze jours. Vous revenez à la consultation, nous referons une radio de contrôle et ensuite vous pourrez à nouveau marcher normalement! - Docteur, excusez-moi, cela ne me regarde pas, mais Monsieur doit avoir un certificat médical pour son travail!... - Tu pense à tout chérie, répondit Nestor! - Demain matin tu aurais dû revenir pour justifier ton incapacité? Donc tu l'as! Si tu veux je le dépose demain matin au Musée? - Bien sûr chérie! Merci d'avance, seul j'aurais été complètement perdu! - L'infirmier de garde lui prêta une béquille à lui rendre dès la prochaine consultation. - Merci Monsieur! Il nous aida à rejoindre la voiture... Nestor apprenait à marcher, clopinant sur la béquille... Quelle expédition! Arrivés à la maison, j'installais le grand malade dans le divan, pas question d'étage! Heureusement qu'il y avait une salle de douche au rez de chaussée... Il était 23h30! Nestor n'avait pas dîné, je lui préparais un petit plateau léger ensuite j'allais chercher ses affaires de toilette à l'étage, des draps, une couverture, un pyjama... Quelle aventure! Qu'allait faire Nestor seul à la maison avec un pied dans le plâtre? Qui allait s'occuper de lui? Je décidais de téléphoner à mon oiseau rare en espérant qu'il était encore levé pour le prévenir que notre guide était plâtré pour quinze jours et lui racontant succinctement la situation! Peut-être qu'il faudrait annuler la réunion d'information de jeudi soir chez François! C'est après-demain? Je n'oserais presque pas vous raconter ce que mon oiseau rare me proposa : - Tu ne vas pas le laisser seul! Reprends-le et viens à la maison! Je crus un instant qu'il était devenu complètement fou en ajoutant : - Tu vas faire la route entre nous deux? - J'étais en colère... Nestor me voyant changer de couleur me fit des signes... Je ne savais plus du tout quoi répondre... - Attends, je te passes Nestor... - Marcel, tu es sûr? - J'hallucinais... Littéralement! Vaudevillesque, ramener mon amant à la maison? Nestor me tendit mon portable et me demandait ce que personnellement j'en pensais? Je restais un bref instant muette....
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Chouette
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07 décembre 2009 à 18:57
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J'étais soucieuse et inquiète de savoir si Nestor arriverait à avoir un minimum d'autonomie pour pouvoir aller à la salle de douche, les toilettes et la cuisine! Il tenta de se lever et de se déplacer seul avec la béquille en clopinant mais même avec beaucoup de volonté il était impossible qu'il reste seul! Une vraie expédition!... Je devais me rendre à l'évidence qu'il en fut incapable, il me lança un regard de cocker abattu... Inquiet, il me demandait ce que je comptais faire? Je le rassurais immédiatement en lui disant que la proposition de son pote Marcel était la plus sage puisqu'il il est impossible de te laisser seul!... - Tu ne peux même pas aller aux toilettes? Nestor provisoirement immobilisé, mon oiseau rare de plus de quatre vingt ans et notre voisin François le même âge qui lui n'était rassuré que par ma présence à côté de chez lui... Je me retrouvais dans une situation qui me laissais interdite! - Que vas-tu faire? Chérie! - Garder mon calme, trouver une solution... Dans l'immédiat prendre ce qui t'es nécessaire et t'emmener chez ton pote, Marcel! - Tu crois? Andy! - Nestor, je téléphone à mon mari pour lui dire qu'il ouvre le divan-lit y mette une paire de draps et une couverture pour cette nuit, demain est un autre jour il est déjà minuit et demi... Nestor semblait perdu. Je le rassurais en disant que sur le chemin de la maison je ferai un crochet et mettrai son certificat dans la boîte aux lettres du Musée! - Avant de nous mettre en route je vais aller chercher des vêtements de rechange, comme tu es plâtré un pantalon de training fera l'affaire...une valise, tes affaires de toilette, ton pyjama, tes papiers et portefeuilles... Demain je reviendrai chercher les aliments périssables dans ton frigo et ton courrier! - Voilà la seule solution pour l'instant! - Qu'en penses-tu? mon chéri? - Heureusement que tu es là! Viens près de moi que je t'embrasse et te serrer dans mes bras, embrasses-moi? Il avait l'air tellement triste qu'il semblait être retombé en enfance, je tentais de le rassurer du mieux que je pus!Quelle aventure!... Je me décidais à téléphoner à mon oiseau rare que j'allais débarquer avec mon amant à la maison... - Chouchou? Quelle chance tu es encore levé? - Voilà, comme tu t'en doute Nestor ne sait même pas aller jusqu'à la toilette donc comme tu me l'as proposé... Le temps de rassembler ses affaires, toi si tu veux bien, tu ouvre le divan-lit au salon et nous aviserons dans la matinée pour la suite! - D'accord! Je t'attends, ma chérie... C'est François qui va être content!... - Tu plaisante?... - Les jeux de cartes c'est plus gai à trois! - Là, c'est vraiment pas le moment de te moquer de moi! - Chouchou... Je vais ouvrir une maison de repos pour vieillards... Tu t'imagines?... A peine pensionnée que je suis en train de me faire réengager, Dieu seul sait pour combien de temps! - Tu es fâchée de ma proposition? - Non,non mon Chouchou, tu pense bien sûr que je saute et frétille de joie!... - Tu ne peux pas le laisser tout seul? - Je sais...je te préviens immédiatement et Nestor écoute aussi ce que je vais vous dire : ni l'un ni l'autre, pas de scène de jalousie sinon c'est moi qui fiche le camp! Compris? - Chérie, promis! Il est presque une heure du matin, je t'attends et dis à Nestor qu'il est le bienvenu! - C'est ça oui!... Comptes pas sur moi pour le lui dire, tu lui diras toi-même quand nous arriverons... - Ciao! Nestor interrogatif fronça les sourcils et crut bon de me demander: - Il y a un problème? Andy! - Aucun!...Osais-je répondre! - Je file à l'étage chercher le stricte nécessaire! - Soit prudente! - Merci, j'y avais déjà pensé, tous ces éclopés? Qui en prendrait soin? Marcel, François et toi? Criais-je à travers la cage d'escaliers... Mon pauvre Nestor si tu pouvais comprendre mon état d'âme à l'instant précis!... J'avais comme un coup de cafard qui me donnait la nostalgie de nos ballades dans le Parc du Musée, je ne pus même pas lui dire!... Je trouvais assez facilement le plus urgent et redescendis comme si j'avais des craintes, j'usais de prudence. Je mis la valise et mon amant dans ma voiture et retournais rapidement vérifier si tout était bien fermé et les lumières éteintes. Je fermais à clé et repris le volant. Au moment de démarrer Nestor me fit remarquer que j'avais oublié la lampe du palier à l'étage. - C'est volontaire! Ca dissuade les voleurs! - Andy, tu pense à tout! Tu es une sacré bonne femme... - Cela, tu peux le dire, je le crois aussi! T'as vu dans quel genre de pièce de théâtre je joue pour l'instant? - Qu'est-ce que tu racontes? - Vous, les gars, vous allez me rendre dingue... Moi qui écrivais mon livre " L'arbre sans racines " c'est pas demain que je pourrais poursuivre mes recherches! A y penser, moi qui avais proposé à Nestor de mettre le titre au pluriel... Ce n'est pas demain la veille que je relance ni aborderai le projet!
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Chouette
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08 décembre 2009 à 17:28
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Mon oiseau rare guettait mon arrivée caché derrière la tenture! Dès qu'il aperçut les phares de la voiture il se précipita sur le seuil et vint à notre rencontre! - Nestor,je te souhaite la bienvenue! Je lui poussait la valise dans les bras et les deux sacs d'effets divers. J'aidais Nestor à sortir en clopinant avec sa béquille jusqu'au divan-lit et m'en retournais fermer la voiture. Il était près d'une heure et demi de la nuit. Les compères se mirent à discuter comme en plein jour! Je voulais les saluer. J'étais vannée!... Ils furent tous les deux tellement étonnés!... - Chouchou, tu m'écoutes? Je mets le réveil pour huit heures? - Huit heures? - Tu n'as pas vu l'heure qu'il est? C'est ça, si c'est pour discuter vous aurez toute la journée et les jours à venir puisque Nestor sera là au moins une quinzaine de jours!... - Chérie tu as raison, le temps de s'endormir... - Chérie? Elle est crevée ta chérie!... Tu as compris et j'ai une journée chargée tout à l'heure! - Une seule consigne à l'un et à l'autre : aucun de vous deux m'appelle chérie! Mon prénom suffira... Vous voyez d'ici la tête de François et sa tribu? - Les compères s'éclatèrent de rire... - Qu'est-ce que j'ai dit de comique? Nestor ne pipa mot... Mon oiseau rare se tut et s'arrêtait de rire. De qui se moquaient-ils? - Moi ça ne me fait pas rire du tout... Si vous avez un peu de respect, tentez au moins d'en avoir pour moi! - Vous connaissez peut-être pas ou vous ne vous rappelez pas " la légende des charbonnages " quand dans une maison il y avait une femme et deux hommes? On les appelait " le couple (la coupe)à trois "! Ce qui signifiait aussi : les trois pauses de huit heures! Le mari faisait le service du jour et l'amant la nuit, comme mineur! Le deuxième homme était au départ un logeur qui payait son gîte et son couvert pour raison de pauvreté... La légende dit que très souvent il devenait aussi l'amant! Il y a plus d'un siècle c'était assez courant dans les corons... Mais le plus souvent c'était caché et secret! C'était loin d'être une légende c'était une triste réalité par rapport à la dureté et la réalité de la vie de l'époque! Je rafraichissais par la même occasion la mémoire de mes deux compères qui à les regarder allaient s'entendre comme larrons en foire!... - Je ne souhaitais pas devenir la risée du voisinage! Compris les compères? Ils me jurèrent ensemble de faire attention... - Nestor, j'espère que tu es bien installé... Tu peux atteindre la toilette et sur la petite table il y a une bouteille d'eau! S'il y a un problème tu appelles? Mon oiseau rare attendit d'être sur le palier de l'étage pour me donner un bisou. La leçon portait déjà ses fruits? Je pouvais rêver!... Il restait à peine cinq heures à dormir!
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Chouette
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08 décembre 2009 à 18:00
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J'en avais rêvé toute la nuit! Il fallait simplement que je trouve François comme allié! Le seul objectif, la tribu et les potes à François qui partiraient tous avec nous en Egypte!... Voilà ce que j'avais imaginé en rêve. Nestor était mon frère jumeau retrouvé par hasard en recherchant des éléments pour mon arbre généalogique puisque nous étions né le même jour et la même année! Ce matin au réveil quand la sonnerie me sortit de ce rêve fantasque je m'y attardais brièvement en descendant les escaliers! Oui, ça demandait un peu de réflexion et surtout à éviter toute imprudence... De nature franche et directe je restais un soupçon désarçonnée... Combien de temps pourrais-tu tenir un secret? Toujours!...Mentir? Bonne question, Madame conscience! C'est de la torture morale ce truc? Ce rêve avait occupé mon esprit pendant mes quelques heures de repos.. J'avais l'impression que ma ciboule allait exploser! - Cela suffit! Penses à autre chose me disais-je! C'est trop compliqué!... J'allais y réfléchir. Après le petit-déjeuner je mettrai François dans la confidence? Serait-ce prudent?
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Chouette
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10 décembre 2009 à 19:24
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Après une si courte nuit déjà douchée et coiffée j'allais faire en un bisou à mon oiseau rare avant de préparer le petit-déjeuner! - Bonjour chouchou ! Tu as bien dormi? - Bonjour ma chérie! Pas assez! - Tu es déjà prête? - Oui, je descends faire le café et voir comment va le grand blessé! - Ah, oui ton Nestor! Je l'avais oublié en me réveillant! - Ce n'est pas mon Nestor, c'est toi qui m'a dit de le reprendre... - Oui, je dois faire attention à ce que je dis? - Retiens la leçon, sois prudent, j'y vais... - Bonjour Andy! - Bonjour Nestor! Tu as bien dormi? - Franchement oui, j'ai eu quelques petits lancements dans la cheville, mais je me suis très vite rendormi! - Je vais préparer le café et le petit-déjeuner, essaies de te lever si tu dois aller à la toilette, ton peignoir est là, je vous attends dans dix minutes! - Ca ira, merci j'arrive... - Je n'eus pas le temps de mettre l'eau dans le percolateur que François était déjà à la porte du jardin! J'ouvris la porte! - Bonjour Andy, je ne déranges pas ? - Tu tombes bien mon pote, t'as la chance de voir Nestor en primeur avant la soirée de demain... - Qu'est-ce tu me racontes? - Laisses-moi mettre le café en route François. Il arrive en clopinant avec sa béquille et il t'expliquera lui-même!... Aussitôt dit il arriva en clopinant devant François qui se demandait qui était ce bonhomme en peignoir avec une béquille? - Nestor! - François! - Andy? Tu n'écoute pas quand je parle? - Oui, il va t'expliquer ce qu'il fait ici! - Désolé Andy, je ne voulais pas vous déranger! - François, tu ne dérange pas, je te sers un café assieds-toi et faîtes connaissance!... Nestor, poli, le vouvoyait et lui expliquait la raison de sa présence. - Bonjour Marcel! Bien dormi? - Nestor? Pas assez! - Ca c'est à cause de moi... - François tourna la tête de l'un à l'autre et ne semblait pas encore comprendre ce qu'il faisait en peignoir et pyjama chez nous! Avec calme je sommais mon oiseau rare et Nestor d'expliquer à François la raison de sa présence! Ils se racontèrent mutuellement la chute dans la cave, les urgences, le retour et l'arrivée chez nous en pleine nuit!... Ils trouvèrent tous les trois l'explication drôle sauf moi:j'avais l'impression d'être dans une cours de récréation! Je les laissais discuter à trous et emportais mon café et ma tartine et me réfugiais dans la salle à manger avec le Journal qui venait d'arriver! Je m'octroyais un quart d'heure de silence, j'étais certaine qu'ils ne s'étaient même pas rendus compte de mon absence!... J'étais certaine que je pouvais ouvrir une maison pour de bons et braves pensionnés!... A les entendre il ne leur manquait que les cartes à taper! Je feuilletais mon quotidien en paix mais pas pour très longtemps que déjà j'entendais Marcel me demandant de venir aider Nestor! - Andy, Nestor n'est pas sûr qu'il pourra se laver tout seul! - Très drôle! Me disais-je, tu vas aller laver ton frère jumeau?... Un instant j'arrive, je raccompagne le voisin! François sur le pas de la porte me souriait en voyant ma tête plutôt déconfite mais n'en pensait pas moins, il vit à mon regard que j'étais devant une nouvelle galère...
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Chouette
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11 décembre 2009 à 17:14
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François parti, je n'avais aucune envie de rire! Nestor et mon oiseau rare sirotait un troisième café! Je décidais de m'octroyer la dernière tasse du thermos sinon il n'en resterait plus une goutte!... Les compères discutèrent encore en pyjama! Il était déjà neuf heures trente... Je leur demandais aimablement de débarrasser la table pendant ce temps là je préparais la douche et les vêtements de rechange de Nestor! - Nestor, tout est prêt sur le tabouret à la salle de douche, tu fais un petit effort! Pour ton plâtre je te mets un sac en plastique avec un élastique et tu devrais pouvoir te laver seul!... Il me regardait effrayé comme si je lui avais demandé d'aller me décrocher la lune!... - Andy, tu crois que je vais pouvoir... seul? - Nestor, je reste à côté et tu essaies! Si ça ne va pas je t'aiderai!... Mon oiseau rare débarrassa la table et resta coi! Il me lança un regard en coin. Il comprit qu'il n'avait pas eu une très bonne idée de le faire venir à la maison en me voyant transformée en infirmière! Nestor tenta du mieux qu'il put de rentrer dans la douche dans laquelle j'avais déposé deux tabourets, un pour s'asseoir l'autre pour y poser le pied dans le plâtre! Joli décor, il ne pipa mot lorsque je lui lavais le dos. Je fus étonnée par la distance, cette relation n'avait plus rien à voir avec nos relations intimes en d'autres temps. Je restais assez interrogative!... Je trouvais ce ressentiment avec un certain malaise, j'en étais presque ravie! C'était comme une révélation, comme si la suite de la relation allait devenir réellement de l'amitié et de fraternité! Je trouvais cela étrange de constater ce brusque changement que je ressentais. Peut-être plus aisé à gérer! Le problème c'était de faire comprendre ce revirement à Nestor! J'en parlerais au moment opportun! Je terminais ma réflexion et veillais à la suite de la douche de Nestor. Il se débrouilla du mieux qu'il put. Il se plaignait de ce qu'il aurait fait seul à la maison!... - Nestor! Ce n'est pas le cas donc inutile de geindre! M'écriais-je! D'accord? Mon oiseau rare n'était pas sourd lui dit en riant : - Ici le chef c'est elle! Tu as déjà compris je présume? Nestor, tu m'entends? - Oui, oui, Marcel! J'entends et j'ai compris... Heureusement que nous pouvons compter sur elle pour trouver toutes les solutions à nos problèmes! - Toi comme moi? Comment est-ce que nous ferions seuls? - Nestor tu as raison, elle doit faire le chef si elle veut que tout soit organisé... sinon sans elle? Nestor ajouta, nous serions dans la m....!... Je priais mon oiseau rare de rejoindre la salle de bains à l'étage. - Avec tous tes discours tu es encore en pyjama!... J'aidais Nestor du mieux que je pus, il était habillé et pouvait se remettre dans un des fauteuils pendant que je rangeais la literie du divan-lit. Mon oiseau rare s'écria à l'étage : - Andy, j'aimerais que tu viennes me frotter le dos? - Dans quelques minutes... je termine ce que je suis occupé à faire et j'arrive! Je me disais à voix basse, si tu t'occupes de Nestor n'oublies pas que lui aussi il existe, compris? Je me doutais qu'il faisait sa crise de jalousie où et quand il lui semblait bon selon les situations!... Il ne manquait plus que François dans la chambre d'amis! I Il me fallait vraiment avoir une sacré dose d'humour pour ne pas avoir envie de rire ou de pleurer!... J'avais eu nuit de cinq heures de sommeil, un petit-déjeuner qui n'en finissait plus entre compères, les toilettes de chacun, ranger le déluge du salon transformé en chambre à coucher, laver les compères, quelles belles perspectives! J'avais à peine eu le temps que tout soit en ordre que je pouvais déjà commencer à éplucher les patates pour le déjeuner!... Il était plus de onze heures! Les compères peinards et hilares tapaient déjà les cartes sur la table de la salle à manger, j'oubliais de préciser que mon oiseau rare avait entretemps rappelé François... C'était plus gai à trois! De là je pouvais en déduire : plus il a de fous plus on rit! Une patate en plus, deux feuilles de salade et une tranche de rôti!... François pourrait rester déjeuner avec nous? Quand il y en a pour trois, il y en a pour quatre! Non?... N'était-ce pas la devise de la maison depuis toujours? Je sentais que ma patience avait des limites et je décidais qu'après le déjeuner je les laisserais seuls à leur triste sort et j'irais m'aérer en rendant visite à ma meilleure amie! En revenant de chez elle je devais encore repasser chez Nestor, relever son courrier et vider le frigo! Vive la retraite! Les compères eux en profitaient royalement! J'allais prévoir de reprendre mes écrits de l'histoire "des italiens". Je ne me laisserai pas dévorer par des tâches qui ne m'incombaient pas! Chacun n'avait qu'à apprendre à se débrouiller seul!... Qui s'occupait de moi?
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Chouette
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14 décembre 2009 à 16:23
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Après le déjeuner je laissais la vaisselle aux joyeux compères! Juste avant de partir je téléphonais à la Mutuelle de Nestor en demandant le passage dès le lendemain d'un infirmière pour venir faire sa toilette. Je lui en parlais, lui annonçant l'information il me regardait avec l'air que je voulais me débarrasser de lui! Susceptible le bonhomme! Oui je pouvais sembler déçue! Je lui expliquais qu'il y avait une distinction précise en matière de rôle, il prit la mouche et tenta de me déstabiliser et de me menacer de rentrer chez lui! - C'est ça, lui dis-je vas-y! Personne ne te retient! Mon oiseau rare resta soufflé, même François semblait choqué par la remarque de Nestor! Plus personne ne disait un seul mot! Je minimisais l'incident et décidais d'aller vider son frigo et de prendre son courrier, si Monsieur daignait me donner les clés de sa maison et de me faire confiance! Il me confia ses clés sans rien dire! Je lui dis que s'il y avait un souci je l'appellerais sur son portable, laisses-le allumé! Pas de réponse! Caractère de cochon et têtu le frère jumeau! J'annonçais à la joyeuse bande de tapeurs de cartes que je ne rentrerai certainement pas avant 22h! - Les trois compères en coeur : 22h?... Aucun des trois n'osait me demander où j'allais en dehors du fait que je passais uniquement à la maison de Nestor! Je ne donnais aucune explication en leur souhaitant une excellente après-midi et même la soirée! Ils restèrent muets... Je vis que mon oiseau rare me poursuivait jusqu'au garage! - Andy?... - Oui mon Chouchou? - T'inquiètes pas, tu sais que je vais chez Santina, nous irons probablement au cinéma et ensuite prendre un verre! - Ah, oui, chérie tu me rassures... - Gardes ça pour toi! Laisses-les un peu mariner, tu n'as qu'à leur dire que je suis très fâchée et que je n'ai rien voulu te dire!... Que j'ai besoin d'air frais, qu'ils m'étouffent!... - Andy, moi aussi? - Chouchou, tu sais que c'est très souvent le cas, mais ce Nestor, comme frère jumeau? J'aurais pu trouver mieux! - Déjà que demain soir c'est la fameuse soirée d'information pour le voyage en Egypte et comme Nestor à la patte en compote ça se fera certainement chez nous, mon chouchou!... - Andy? Tu crois? - Tu n'as qu'à voir s'il peut clopiner avec sa béquille jusque chez François?...Puisqu'ils passent tous les deux l'après-midi avec toi...maintenant tu te débrouilles! Si il y a un changement et que vous êtes au lit quand je rentre tu me mets un petit mot sur la table du téléphone? - D'accord! Me répondit-il! Je me sauve!... Vous me dévorez tous autant que vous êtes! - Ciao! Je regardais dans le rétroviseur. Mon oiseau rare semblait perdu...
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Chouette
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16 décembre 2009 à 14:14
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J'ouvris la vitre latérale et respirai l'air frais! Je soufflais une expiration qui me décontractait vigoureusement! Je me sentais mieux m'éloignant de toutes ces tâches quotidiennes qui me pesaient royalement! Tout toujours à sens unique! Devrais-je me casser une jambe pour qu'enfin tous les gars à la maison s'occupent de moi? Si c'était le cas me regarderaient-ils sautillant sur une patte avec une béquille, vacant à mes diverses tâches ménagères sans me proposer leur aide? J'en tirais la conclusion qu'ils en feraient le moins possible! Je pouvais paraître de mauvaise foi? Je l'étais sans aucun doute a leurs yeux, certes! J'étais même pas sûre qu'ils éplucheraient les patates! J'étais attristée et déçue par mon constat! Santina m'attendait! Je fus ravie de pouvoir papoter enfin entre amies! Je poussais un soupir de bien-être en m'asseyant dans le fauteuil. Santina nous servit un délicieux cappuccino avec quelques gaufrettes de sa confection! Elles étaient encore tièdes même encore meilleures avec les petits morceaux de sucre qui croquaient délicieusement sous les dents! Un vrai délice et un doux souvenir de l'enfance!... Nous échangions à bâtons rompus, je lui racontais succinctement la situation à la "maison de retraite" et provisoire chez moi! Elle riait, mais elle ne trouvait la situation absolument pas drôle et d'ajouter en riant jaune, qu'elle ne supporterait pas le dixième de ce que je vivais pour l'instant! - Santi? Que veux-tu que je fasse? J'attends que Nestor se fasse enlever le plâtre et rentrera-t-il chez lui? - Hein? Andy? Tu ne vas pas le garder chez toi? - Moi non, Santi! Mais mon oiseau rare... je ne suis sûre de rien, ils s'entendent comme des larrons en foire, dès qu'ils sortent les cartes ils appellent François, lui, à part la nuit il est plus souvent chez nous que chez lui!... - Andy, c'est une situation provisoire?... - Sauf si elle devient définitive? - Je te répète ce n'est pas mon Nestor, il a un caractère de cochon et comme frère jumeau il me suffit!... en principe encore douze jours... sauf si... - Il y a trop longtemps qu'il vit seul et il est trop individualiste... moi!moi et encore moi! Fils unique!... tu vois le tableau? - T'as drôlement changée... je te vois encore folle et amoureuse de ton Nestor! - Il n'y a que les imbéciles qui ne change pas d'avis! L'adage est tout à fait à propos pour l'instant. Tu t'imagines qu'il me faisait la tête ce matin parce que je demandais une infirmière pour faire sa toilette à partir de demain matin? - Quoi? Tu devais le laver? Même le cul? - Oui, trois jours... mon oiseau rare à l'étage geignant pour se faire laver le dos et Nestor à la douche avec deux tabourets... tu vois le film? Santina éclata de rire! Je ne pus que rire avec elle tellement la situation lui semblait gag et comique. De plus, me savoir sous le même toit avec mon mari et mon amant en prime! A Santina de rajouter: cela n'existe pas qu'au cinéma ou dans les livres!... - Trêve de plaisanterie! Santi nous allons aller à la séance de 17h ensuite manger un petit bout et boire un bon verre de trappiste? - Bonne idée Andy! Tu dois être rentrée à quelle heure? - T'es malade, je rentrerai quand j'en aurai envie! - Tu comptes dormir chez moi? - C'est une très bonne idée. Je le ferai volontiers mais comme l'infirmière vient à 8h j'aimerais autant être là! Sinon, je serai restée avec plaisir rien que pour laisser les mecs mariner dans leurs problèmes d'intendance et de bouffe! - Andy, ils t'ont bien pompé l'air!... Tu ne parles jamais de cette manière! - Eh oui, Santi, c'est vrai... je me sens excédée! Au fait, je t'en ai pas parlé? - La conférence de préparation pour l'Egypte c'est demain soir! - Andy?... combien seront-ils? - Nestor plâtré, sa conférence se fera sans aucun doute chez nous... nous serons au minimum vingt! - Vingt? Andy t'es folle! - Santi, nous allons parler d'autre chose et partons! - Tu prends ta teuf Santi? - Ok, Andy! - Santina cherchait un CD... elle mit le son à fond. La meilleure façon de se détendre! - T'es devenue folle? Regardes comment tu conduis, Santi! - Andy détends-toi!... - Je suis détendue! Tu me fiche la trouille et on ne s'entend plus! - Baisses-le son, Santi! Le calme revint... elle se garait... Quel film choisir? Un truc drôle à se fendre la pêche, oui c'est ça... me détendre et rire... - Eh...Andy? Tu parles toute seule? - Oui, oui! Je finirai complètement gaga avec ma maison de vieillards...
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Chouette
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17 décembre 2009 à 19:01
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Santina et moi étions d'humeur joyeuse... Il y avait tellement de films à l'affiche! Il y avait plus de 20 salles et des centaines de personnes aux guichets! - Andy, que souhaite-tu voir? - Santina! Un truc drôle!... Tu choisis ce que tu veux à condition que ce soit comique, gai et amusant! - Andy! T'as vu le nombre de films? Il y a du choix! - Santina, même débile... tiens Kerity pour enfants à partir de 2 ans! - Tu te moques de moi? - Oserais-je? - T'as bu ou quoi? - Oui, en cachette!... Du café au lait!... - Tu le fais exprès? - Bien sûr et toi tu marches à fond, Santi! - Sérieusement? Andy? - Choisis-toi pour une fois? - " Les Herbes Folles " d'Alain Resnais? - Il parle de quoi ce film? - J'en sais rien, je ne l'ai pas vu? - Santi! Là c'est toi qui te moque de moi? - On va pas aller voir un navet non plus et encore moins des extraterrestres! - J'aimerais bien les Minimoys d'Eric Besson! - Andy, c'est pour les enfants? - Toi, t'as pas gardé une âme d'enfant? - Santi, tu viens ou tu restes là? Décides-toi, je prends un ou deux billets? - Tu vas m'énerver aussi toi? - On coupe la poire en deux? - Je vais voir les Minimoys et toi ce que tu veux... on se racontera en sortant? - T'es pas compliquée toi!... Il n'y a que des solutions? Andy! - On va pas rester planter là la séance commence dans cinq minutes, j'ai aucune envie d'être avec le nez sur l'écran!... - Zou!...Santi! Bonne séance?
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Chouette
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17 décembre 2009 à 20:43
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Le clou de la soirée? Aller au cinoche avec sa meilleure amie et voir un film différent, chacune seule dans une salle! Encore heureux, j'ai failli me retrouver avec le pif sur l'écran! J'ai dû faire le forcing pour que deux amoureux acceptent de reculer d'une petite place! Sinon j'étais chocolat! J'ai vu mes minimoys, trop mignons! Santina se fichait de moi, tant pis pour elle qui n'a pas aimé son film... moi?... je me suis régalée! Elle m'attendait depuis un quart d'heure, nous étions contentes de nous retrouver! C'était la première fois que nous décidions d'aller de manière originale au cinéma!... Nous avions encore plus à nous raconter pendant que nous dinerions! Mais nous tirions la conclusion que c'était plus gai à deux. Nous sommes allées manger un succulent moules-frites et une bonne bière à la belge! Le reste de notre conversation... ça c'était notre secret! Nous nous sommes quittées... Elle viendrait à la soirée de demain! Je suis rentrée à la maison! Sur la pointe des pieds, tout était éteint! Il était à peine 22h30! Ils se cachaient tous les trois, où étaient-ils? Aucune lumière chez nous ni chez François? C'était à ne rien y comprendre... où étaient passés les trois lurons?
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Chouette
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18 décembre 2009 à 14:23
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Qu'ils ne s'imaginent pas que je vais passer une heure à les chercher!... Tant pis! Je mis la clé dans la serrure... aucun bruit, je jetais un coup d'oeil furtif au salon... pas de Nestor sur le divan-lit? C'est une plaisanterie? Je décidais de monter à la salle de bain, une bonne douche et au lit! A peine couchée... il y eut un tel tintamarre dans le jardin que je me relevais et regardais par la fenêtre! Mon oiseau rare et François soutenaient notre grand blessé par les épaules... ils chantèrent en coeur et à tue-tête... Ils venaient visiblement de chez François... Je décidais de ne rien dire, ils ne m'avaient pas vue! Je descendais quatre à quatre mettre la clé dans la serrure... et celle de la porte du jardin! Comment rentreraient-ils? Ils jurèrent chacun à leur tour... j'entendais et je devinais à leurs voix que le Chianti avait coulé à flots!... - François, c'est toi qui a fermé la porte? - Marcel, c'est toi qui a pris la clé! - Nestor où l'as-tu mise? Mar...cel elle... est dans ta po...che! Discours de fous? Non, un petit coup de trop!... Je les laissaient gamberger - Andy n'est pas en..core ren..trée? - Nestor, toi tu t'occupes pas de ça... c'est la fem..me...de Mar...cel...son...ois...eau...ra...re...c'est lui...et per...son...ne d'au...tre, dit François mort saoul! - Nestor? t'as...com...pris? Elle...est...à moi...lui criait Marcel... Là je devenais inquiète à les écouter!... Je me dis dès cet instant... les trois compères avaient des comptes...à régler à cause de l'alcool mais l'intelligence était de le faire à jeun! Je décidais sur le champ d'ouvrir la porte! Les trois compères étaient comme par miracle quasi dégrisés! A ma seule vue et avec étonnement de me voir là..Heu!... - Beau trio, quand le chat est parti les souris dansent! - Aucun des trois ne pipait mot... - Ché...rie...t'es fâ...chée? murmura l'oiseau rare... - Andy, c'est pas moi, c'est Mar...cel qui a été...cher...cher...le Chia...nti...à la cave...balbutiait avec une langue pâteuse le gentil Franscesco! - Le seul qui se tut c'était Nestor! Il avait compris qu'il faisait mieux de se taire! Il valait mieux les laisser aller au lit! Nestor attendait sans aucun doute que je lui prépare sa literie dans le divan-lit... il se coucha tout habillé! Ce n'était pas mon problème... il verrait le résultat demain matin! Je renvoyais Franscesco chez lui mais je l'accompagnais, craignant qu'il ne tombe, il passerait la nuit dans son divan... il y avait trois bouteilles vides et une quatrième bien entamée sur la table du salon! Demain serait un autre jour... Les cloches tinteraient dans le crâne des trois lurons!... En rentrant je retrouvais mon oiseau rare qui montait péniblement les escaliers en murmurant des trucs incompréhensibles... elle est à moi! C'est la seule chose que je compris à plusieurs reprises! J'attendais que tout fut calme... il était minuit trente... La gardienne de l'hôtel **** étoiles en avait plus qu'assez!... Je montais enfin dormir un peu avant l'arrivée de l'infirmière à 8h!
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Chouette
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21 décembre 2009 à 14:19
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Ce matin je fus d'excellente humeur! Je me pressais afin d'être prête pour recevoir l'infirmière qui arrivait à huit heures tapantes! Je venais à peine de terminer le café qu'elle sonnait! Je l'invitais à prendre une tasse prenant le temps de lui expliquer l'expédition de la douche de Nestor! Elle me félicitait en me disant qu'elle ferait de la même manière, qu'il n'y en avait d'ailleurs pas d'autre! Le courant passa tellement bien que nous avions chacune le sentiment de nous connaître depuis toujours, nous en restions étonnées! J'étais contente de pouvoir enfin parler avec une personne compétente, quelqu'un qui me comprenait! Elle me mit du baume au coeur, je me sentais soutenue et encouragée! Un superbe rayon de soleil du grand matin! Entretemps mon oiseau rare était descendu en pyjama! Quant à Nestor, lui, cuvait encore le Chianti! Les présentations faites je conduisis Stéphanie à la salle de douche pour qu'elle puisse préparer l'installation pour le grand invalide! Je la laissais à son travail et je rejoignis mon mari pour le petit-déjeuner. -Andy? Mon crâne! -Chouchou? Le Chianti? Assumes!... N'oublies pas que ce soir c'est la big réunion EGYPTE et je te préviens : pas une goutte de Chianti, ni toi, ni Nestor, ni François!... -Chérie? Là je te trouves un peu... -Un peu quoi? Vous ne vous êtes pas vus hier soir? Tout le quartier à pu admirer les trois joyeux poivrots ameuter et réveiller ceux qui dormaient déjà! -Chérie, je n'a pas bu beaucoup!... -Pas beaucoup? Presque quatre bouteilles à vous trois? -Tant que ça? -J'ai ramené Franscesco chez lui, les cadavres étaient sur la table du salon!... il est dans son divan, je vais aller voir ce qu'il devient dès que Nestor sera sous la douche! -T'es sûr qu'on a bu tout ça? Andy! -Marcel! Ca suffit! J'invente? Je mens? -Chérie, ne cries pas! L'infirmière qui avait tout entendu comprenait enfin pourquoi elle n'arrivait pas à sortir Nestor du divan-lit! Elle m'appelait au secours. -Andy, une vraie poupée de chiffon! -Je vais te donner un coup de main, Stéphanie! Attends, j'ai une idée et en général ça fonctionne très bien! Je vais prendre un gant de toilette glacé, je lui tapote sur le visage et sur la nuque. Tu vas voir comment il va bondir!... -Houps! C'est quoi? Se mit à hurler Nestor! -Une manière élégante de dégriser les poivrots! Stéphanie eut un fou rire... l'oiseau rare riait sous cape et devait se dire qu'il l'avait échappée belle! -Nestor à la douche... -Mon oiseau rare à l'étage... -Stéphanie, j'arrive dans 5', je passe voir François! Je sonnais, je tambourinais... pas de réponse! Pas de panique! Mais comme je l'avais laissé dans le divan tout habillé il n'avait pas pu fermer la porte à clé? J'avais une clé à la maison, en cas! -Stéphanie! C'est moi ne t'inquiètes pas je viens chercher la clé et j'arrive. Il n'ouvre pas, il cuve certainement! -Si toi tu as un problème appelles-moi! Me répondis-t-elle. J'ouvris la porte. Franscesco était toujours dans les bras de Morphée. Je le réveillais! -Andy? Qu'est-ce que tu fais là? -Et toi mon pote? -Je suis pas dans mon lit? -Tu vois les cadavres? Tu comprends? Je ne te répètes pas la même litanie qu'à Marcel? Nestor, je ne te raconte même pas! -Andy? Mon crâne? -Tu entends sonner les cloches? -Aujourd'hui pas une goutte de Chianti! Vous avez intérêt tous les trois à être dégrisés pour ce soir! -Ce soir? Andy! -Tu souhaites aller en Egypte? -Andy! C'est ce soir? -Pas fier, si tes enfants te voyaient dans cet état? -Andy! Tu ne leur diras rien? -Promis François, toi et tes compères à la seule condition : pas une seule goutte de Chianti! D'accord? -D'accord! Topes-là! Embrasses-moi, Andy? -Tu m'embrasses? François!... Tu vas monter te laver et changer de vêtements, je reviens dans une demi heure voir si tout est ok! -Tu es un amour Andy! -Toi, t'es un gamin! A tantôt! Dépêches-toi! En rentrant à la maison à ma grande stupeur je ne dis mot, les compères tapaient déjà les cartes à la salle à manger! Stéphanie terminait de ranger la literie en me racontant que la douche avait été une galère! -Une galère? -Nestor ne savait même pas rester debout! Marcel a du lui tenir le bras, je n'arrivais pas à le laver! -Ah! Tu l'as vu cul tout nu? Disais-je à mon oiseau rare en me moquant de Nestor! Ni l'un ni l'autre ne me répondirent! J'espère qu'il ne va pas nous raconter le voyage et les sites dans le désordre, qu'il nous fasse la visite guidée de Rome ou d'Athènes ça serait très drôle! Nous pourrions tous rire ensemble! -Andy, je sais que nous avons exagérés hier soir, me dit Nestor! C'est promis, cet après-midi je prépare l'exposé sur l'Egypte! Tu nous excuses? -Que veux-tu que je te répondes? Non? Cela ne changerait rien!... -Stéphanie à demain même heure? -Andy, pas avant 9H30, ça t'arranges? -Oui merci, Stéphanie! Bonne journée. Je vais rejoindre François et voir s'il se débrouille! -Bonne journée à toi et bon courage! -Merci, j'en aurai besoin! A demain! Je laissais mes tapeurs de cartes qui ne se bougèrent même pas de savoir comment allait le troisième larron! Typiquement masculin, boire en coeur et même pas se soucier de savoir comment va le pote? Retour chez Franscesco, il était lavé et habillé et venait d'arriver à la cuisine. -François, tu vas nous faire un bon cappuccino pour toi et moi? Je te prépares ton petit déjeuner, si tu veux je te fais une petite omelette aux lardons? -Bonne idée Andy, ça va me remettre d'aplomb... -Il était heureux quand je m'occupais occasionnellement de lui depuis quatre qu'il vivait seul... -On sonnait à sa porte! -Andy je mange, s'il te plaît tu veux ouvrir? -Oui! C'était Stéphanie qui venait voir si je n'avais pas besoin d'aide. C'est trop gentil à toi! -Prends deux petites minutes pour que je te présente le troisième larron, celui-ci c'est le plus brave sauf qu'il se laisse entrainer!... Stéphanie fit connaissance avec Franscesco et s'en alla aussitôt: d'autres patients l'attendaient! Je raccompagnais Stéphanie et disais à Franscesco de passer à la maison... -François, tes potes t'attendent! J'abandonnais mes compères pour faire mes courses et relever le courrier de Nestor! J'oubliais, il fallait que je prenne du linge...
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Chouette
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22 décembre 2009 à 16:06
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Avant de sortir je donnais les dernières consignes aux tapeurs de cartes! -Choucou, pendant mon absence pourrais-tu avec François aller chercher toutes les chaises de jardin dans le garage et emprunter les siennes? Toutes les laver et les emboîter afin que chacun puisse être assis pour les informations sur l'Egypte de ce soir? -Andy? Maintenant? -Non, mon chouchou... demain matin, c'est bon! -Il est déjà dix heures trente, j'ai des courses à faire etc. Quand je rentrerai vous aimeriez pouvoir déjeuner je pense? Non! -Nestor, je prends ton courrier et du linge! Pendant l'absence de tes compères, toi tu veux bien éplucher les patates? -Andy? Eplucher des patates? -Nestor, je ne te demande pas de bêcher le jardin ni de terminer mon tricot? Comme frère jumeau? Je pouvais trouver mieux! Je serai certainement rentrée vers 11H45. Je préparerai les légumes et la viande, donc j'aimerais que les patates soient prêtes! -C'est pas le club Med ici! Hurlais-je en claquant la porte! Pas un seul commentaire. Des tronches jusque par terre!... Peu me chaud! Il était temps de mettre de l'ordre dans cette bande de gamins! Je n'étais même pas fâchée, j'étais lasse de leur comportement. Taper la carte du grand matin pour se dégriser? Peut-être à leurs yeux se faire servir comme des pachas, cette fois-ci la récréation était terminée. Ils allaient tous les trois m'aider! Contents ou pas, c'était ma décision! Ils avaient intérêt à filer droit, je décidais même que ce soir le Chianti serait interdit pour les trois potes! Ils boiraient de l'eau avec leurs pizzas! Déjà que j'acceptais de recevoir une vingtaine de personnes, même si les filles de François avaient déjà fait au moins huit pizzas, le déluge je n'avais pas à le ranger seule! Je repasserais chez Santina pour prendre six chaises à empiler, elle en apporterait six autres ce soir. Nous en aurions 24... ça devrait aller! Cette après-midi je passerai deux heures tranquilles dans ma chambre fermée à clé avant l'arrivée de tous aux environs de 19H30. En espérant qu'aucun des joyeux lurons ne vienne pleurnicher devant ma porte pour des peccadilles!
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Chouette
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23 décembre 2009 à 18:05
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A mon retour les patates étaient épluchées, les chaises lavées et empilées! J'en fus ravie et j'eus droit à de vifs remerciements de mes trois compères! Etonnée, je me demandais pourquoi? En coeur tous les trois me répondirent qu'ils avaient de la chance de m'avoir! Je me sentais flattée, je les remerciais à mon tour! Je m'activais à préparer le déjeuner, je me surpris à chantonner sur la chanson de Olivia Ruiz : " Qu'est-ce qu'il a ce Georges " qui passait à la radio! L'oiseau rare mit la table et nous dinions tranquillement à quatre! L'ambiance était très détendue et amicale! Je demandais à Nestor comment il se faisait qu'aucun de ses collaborateurs ni aucun ami n'était encore venu lui rendre visite? -François me dit : il est trop ours!(sic) Nestor ne sachant quoi ajouter me répondit que personne ne savait qu'il était chez nous! -Personne? Ajouta mon oiseau rare! Tu peux leur dire à tous que c'est moi qui t'aies offert l'hospitalité avec ta patte folle! -C'est vrai ça! Personne ne t'a même pas donné un seul coup de fil? Lui dis-je! -François de répliquer aussi vite, c'est ce que je viens de dire... c'est un vrai ours! -Pas un seul pote, tu n'as que nous alors? Ajoutait Marcel! Personnellement je n'osai rien ajouter. Le sujet sapa légèrement l'ambiance! Je regrettais de l'avoir abordé. Je ne trouvais même pas de pirouette de sortie. Les compères? Aucun ne vint à mon secours! François me proposa de préparer quatre cappuccino... Ouf! La belle dérobade. Nous filions illico à deux à la cuisine et François de me dire que Nestor avait de la chance de nous avoir tous les trois! -Parlons d'autre chose! François! A propos, tes filles elles arrivent à quelle heure? -Elles m'ont dit vers dix huit heures! Mon fils, Luigi et sa femme vers dix huit heures trente! -François, sa femme elle faisait aussi des pizzas? Oui, chacune en faisait quatre! Andy! -Chouette, François, ça fait 12 pizzas? Personne n'aura faim! J'espère que l'ambiance sera sympathique? -Andy, à l'amicale c'est aussi gai qu'entre nous, ça ne devrait pas être très différent ni poser de problèmes. -Je suis contente qu'enfin la date approche, ça va nous faire du bien d'avoir du soleil avec environ 25°C tu t'imagines François? Avec le grand froid que nous supportons pour le moment! -Andy, ça fera du bien à nos vieux os! Nous buvions notre cappuccino et ensuite chacun partit faire sa sieste! Vers dix huit heures nous changerions la table de la salle à manger de place pour y mettre le maximum de chaises. Pas de vaisselle, des assiettes en cartons! Quelques plateaux pour les pizzas et des serviettes, ça irait comme sur des roulettes... j'aurais l'aide des filles de François! Je rejoignis Nestor lui demandant s'il avait tout en tête, il me rassura mais ajouta qu'il se sentait attristé du fait que nous étions un groupe et qu'il avait l'impression que je ne m'intéressais plus à lui seul, comme avant. -Avant quoi? -Avec ton plâtre? Ici à la maison? C'est mon mari qui t'a personnellement proposé de t'héberger! -Tu voudrais quoi Nestor? Je ne vais quand même passer mon temps assis sur tes genoux en présence de mon mari et de François? -Tu t'imagines ton reproche? Réfléchis un instant, inverse la situation au lieu d'être aussi égocentrique! Je finirai par croire comme le dit François, que tu es un vrai ours! Comme frère jumeau, tu ne me ressembles pas du tout! -Bon, je te laisse, la journée n'est pas terminée. J'allais me réfugier tranquillement dans ma chambre la porte fermée à clé! Je m'octroyais gracieusement deux heures de lecture et d'écriture!
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Chouette
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25 décembre 2009 à 17:18
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J'étais très en verve pour poursuivre " La romantique du vendredi" sur le Forum de Legow! J'aimais bien "ce sacré bonhomme" il devenait attachant! C'était devenu une forme d'amusement dans l'alignement des lettres pour la formation des mots qui donnaient une musicalité aux phrases de cette histoire! Et oh surprise! Je me laissais bercer dans les bras de Morphée! Il est vrai que mes gais lurons avaient relativement hypothéqué une partie de ma nuit suivie de cette journée qui avait démarrée sur des chapeaux de roues! Je sursautais agréablement surprise qu'il n'était pas plus de seize heures trente! Ouf! La maison était mystérieusement silencieuse! Descendant sur la pointe des pieds, les trois compères étaient encore en train de méditer chacun dans un fauteuil! A ma grande surprise, ils avaient à mon insu déjà disposé le séjour pour recevoir tous ceux qui nous accompagneraient en Egypte! Les plateaux, serviettes, chaises et piles d'assiettes, tout était prêt! J'étais presque fière de moi. Nonobstant qu'ils m'avaient obligée à jouer au gendarme par leurs excès de vie de pachas. Je riais sous cape! Aucun des trois ne s'était aperçu de ma présence! Un bon cappuccino pour me requinquer par l'odeur alléchée j'entendis : -Mmmm... ça sent le bon café, en coeur! J'avais déjà préparé quatre tasses avec la cafetière italienne que Franscesco m'avait offert à mon dernier anniversaire! Il est vrai que je n'avais jamais préparé autant de cappuccinos ces sept derniers mois pour le plaisir de tous ceux qui étaient de passage où venaient en visites! Je les appelais tous les trois et les attendaient avec des petites galettes (recette de ma grand-mère) et toutes mes félicitations pour leur aide... Alors là quelle coopération! Ils étaient si flattés qu'il ne leur manquait que le cri de léon tels les paons du Parc attenant au Musée où Nestor était le Conservateur! Nous étions tous les quatre de bonne humeur et presque impatients d'accueillir les participants à notre extraordinaire expédition en Egypte dans près de trois semaines! Il y avait de l'impatience dans l'air! Le plus important? Chacun était heureux de ce futur projet qui allait prendre forme dès ce soir. Prévoir les préparatifs et enfin pouvoir le réaliser! Mon oiseau rare se proposait pour faire équipe afin que je sois un peu déchargée de certaines tâches!(sic) où me surveiller? Le portable de Franscesco sonnait. Aurélia et Carmela arriveraient dans moins d'une demi-heure avec les pizzas. Il n'y avait plus qu'à les enfourner trois par trois pour qu'elles soient tièdes et non brûlantes ou trop cuites. Le top de l'organisation à nous trois! La femme de Luigi passerait avec les parts sur un plateau et d'autres pourraient se servir seuls sur les plateaux dressés sur la table! L'heure venue, l'accueil fut chaleureux et convivial! Nestor après une bonne sieste fut en super forme pour son exposé clair, compréhensible et audible pour tous! Je terminais par les détails précis des inscriptions et des consignes de vie en groupe tel que la ponctualité pour respecter chacun et l'ensemble de tous les participants! La date limite pour le paiement et la réservation à l'agence! La soirée fut vraiment très réussie, nous terminions la liste des inscrits à vingt quatre participants! Ils y avaient déjà vingt paiements. Il ne restait que nous quatre à régler notre dû! Ce qui fut réellement exceptionnel, nous étions heureux du résultat! Il restait exactement neuf jours pour les derniers amateurs en précisant que le maximum de participants serait de trente personnes! Personne ne serait accepté après la date limite. Chaque futur participant au voyage devint de plus en fébrile, gai et enthousiaste! Je suggérais deux groupes de quinze pour les divers sites à visiter. Je vis certains nez se retrousser pour le groupe de Nestor. Comme la majorité souhaitait être avec moi je devais être ferme pour l'organisation en mettant François et mon oiseau rare avec Nestor pour réellement pouvoir scinder le groupe! Je terminais la conclusion de la soirée en précisant que les six derniers à s'inscrire s'il y avait deux célibataires nous aurions trois personnes en plus dans chaque groupe! Chacun était ravi et rentrait heureux, nous nous réunirions encore une fois le quatrième jour avant le grand départ! Chacune s'engageant à préparer un plat que nous pourrions tous goûter ensemble! Quand tous furent partis, Nestor, Marcel, François et moi étions aussi heureux que les participants! Nous estimions que la soirée et l'organisation étaient très réussies! Il était vingt trois heures! Nous buvions un verre de Chianti chacun, j'avais droit à trois superbes sourires. Vous comprendrez aisément pourquoi? Chacun heureux de rejoindre son lit au plus vite! La nuit serait bonne, Stéphanie n'arriverait pas avant neuf heures trente et nous déjeunerions peinards avant son arrivée!
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