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Linley
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13 décembre 2005
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...Cuver mon cognac... Est-ce l'alcool qui fait soudainement tourner toute la pièce...de plus en plus vite. Des taches de couleur tourbillonnent autour de moi...les affiches sur les murs de ma chambre d'enfant. Est-ce l'alcool ou moi qui me suis mise debout pour tournoyer follement les bras en croix. Il y a sûrement une caméra de surveillance planquée quelque part. Ils sont tous déjà en train d'accourir dans les couloirs, en glissant dans les virages comme dans les films, pour venir m'empêcher de tournoyer. Ils n'aiment pas laisser les gens faire ce qu'ils veulent. ...Pourtant j'aime ça...ce serait presque la paix...
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Raph
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20 décembre 2005
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... cuver mon cognac... Il en a de bonnes... ai-je déjà vécu autrement que bourrée au cognac ? Le doute m'habite... hi hi hi.. marrant, ça : le doute m'habite ! sacré jeu de mot... et pas graveleux pour deux sous... pour deux sous... pour dessous... Et je tourne, je tourne... tiens ! de moins en moins vite... Oh ! ben je ne tourne presque plus... ça y est... plus du tout... Où suis-je ? - Ca y est ma petite ! Il faut descendre ! Le tour est fini. - Non ! Non ! Encore ! - Allons c'est fini ! ...C'est le monsieur du manège... - Allez, descends ou je vais me fâcher ! Il est où ton papa ? - Il est mort. - Oh ! Pardon, ma petite, désolé... Et ta maman ? - Je sais pas... Elle est partie je crois... ... Le monsieur du manège... Il a regardé autour de lui, pris certainement d'un vent de panique... Moi je ne savais pas, je ne comprenais pas ce qui se passait... Il en a fallu du temps... Les grandes roues, trains fantômes, manèges qui tournaient... Partie... Partis tous les deux... Je ne comprends pas... "Où est la maman de cette petite ? Quelqu'un connaît cette petite ?"... Je ne comprends rien... - Toc ! Toc ! Jehanne, je peux entrer ? ... Oh non... Bergette !
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Bluekiss
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26 décembre 2005
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-Attentez deux secondes, je vous prie...Je ne suis pas encore habillée! -D'accord, prenez votre temps. (...Et merde..Il faut cacher ça au plus vite) Jehanne, affolée, tournait partout dans la chambre, la bouteille de cognac qu'elle tenait par le goulot menaçant toute personne pouvant se trouver sur son chemin. (Faut trouver..l'endroit...Putain, si j'ai pu la piquer sous les yeux du barman et ces deux cons qui baillaient, je devrais bien pouvoir la cacher quelque part!) TOC - TOC - TOC... (Oh, arrête connasse...tu me donnes mal au crâne avec tes coups sur la porte!) - Ouais, ouais, j'arrive! (C'est qu'elle est impatiente, cette conne! Elle veut me sauter ou quoi?) Sans réfléchir, Jehanne ouvrit la porte du placard, jeta la bouteille à l'intérieur et la couvrit de vêtements. Elle se tourna vers la porte et regarda à nouveau dans le placard, pour voir si le tas de fringues n'attirait pas trop l'attention...Et à ce moment précis, ses pupilles se dilatèrent, son coeur se mit à battre frénétiquement... Il était là à nouveau. Ce cadavre-clown... (Putain, faut que j'arrête de boire!) ...Tu veux ta glace, mon petit coeur? Vanille? d'accord. Jehanne regardait les mains poilues de son père échanger l'argent contre la petite boule jaune enveloppée d'une gaufre dorée. -Tiens, ma chérie! La glace sentait si bon...La petite aux couettes renifla les yeux fermés longuement l'arôme froid qui en émanait. Mais lorsqu'elle les rouvrit, la vision lui glaça le sang - ce n'était pas la boule de glace qui était dans le cornet, mais des vers de terre et des mille-pattes qui y grouillaient, tels des invités joviaux et inattendus... -Aaaaaaah!!! -Quoi, qu'y-a-t-il? - La voix de Bergette à travers la porte prenait des notes hystériques. -Veuillez m'ouvrir immédiatement! Jehanne, pieds nus et cheveux en bataille, courut ouvrir...
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Raph
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08 janvier 2006
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Derrière la porte se tenaient Bergette, le docteur Apicella et deux infirmiers plutôt costauds. Jehanne n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait. En quelques secondes les deux armoires à glace l'avaient encamisolée et attachée au lit. - Lâchez-moi ! Libérez-moi ! S'il vous plait !!! J'ai tué un clown... Il y a un clown dans le placard... Je vous jure... On a peut-être le temps de le ranimer... Je l'ai tué... Je l'ai tué... Les quatres personnes se tenaient en face d'elle sans réagir, avec cette horripilante bienveillance qu'on retrouve dans le regard de tous ces "ouvriers du mental" comme Jehanne les appelait souvent. - Merci, vous pouvez nous laisser, déclara Apicella. Alors, Jehanne, vous avez tué un clown ? Redites-nous comment c'est arrivé. Jehanne se senti fondre sous le regard du docteur. Elle ne pouvait plus lutter. Elle laissa son imaginaire si réel s'exprimer pleinement... - Je suis allée à la fête foraine, et là il m'a tendu une glace qui n'était qu'un amas d'insectes... J'ai pris le couteau qui était posé sur son établi, et je lui ai planté dans le coeur !!! Dans le coeur... En plein dans le mille ! Bergette regarda le docteur. - Etes-vous sûre d'avoir vécu ça ? Demanda-t-il. - Hein ?... Vécu ? Je ne sais pas ce que j'ai vécu... Je ne fais plus la part des choses... Est-ce qu'on est allés boire un verre ensemble ? - Non, Jehanne, nous ne sommes pas allés boire un verre ensemble. Vous vous êtes enfuie et vous êtes allée toute seule, en robe de chambre, dans une superette, où vous avez dérobé une bouteille de cognac. - Ah... - Oui. - Bon. - Pour en revenir à cette histoire de clown. Il est intéressant de continuer à poursuivre cette histoire... Parlez-nous encore de cette fête foraine... Jehanne, attachée sur son lit, des larmes coulant le long de ses joues, devait se rendre à l'évidence : il lui fallait retrouver la vérité. Que s'était-il passé ce jour-là ?
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Telma
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08 janvier 2006
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Elle parla longtemps, Apicella l'aidait parfois de quelques mots ; il prit des notes. Elle s'endormit, à son réveil, il était là. - C'est bien, finit-il par dire, je vais vous libérer, vous laisser quelques minutes pour prendre une douche et vous habiller ; vous avez des vêtements propres. Il ouvrit la porte de l'armoire et désigna les cintres garnis qui pendaient. Docile, calmée, elle fit ce qu'il avait demandé et elle rangea même le tas de linge sale qu'elle avait jeté au fond du placard. En pliant son pantalon, elle découvrit la note d'un bar. ... Ainsi nous sommes bien sortis... Apicella ment ! Pourquoi ment-il ?... Elle se focalisa sur cette interrogation, essayant de comprendre. La porte était entrebaillée, elle la tira, regarda le long couloir vide et décida de visiter l'endroit. Elle ne croisa personne sauf une petite dame qui allait entrer dans une chambre. - Bonjour... Vous êtes malade, vous aussi ? lui demanda-t-elle L'autre sourit. - Non, juste un peu d'arthrose, pourquoi ? - Alors, vous rendez visite à quelqu'un ? insista Jehanne. - Non, je rentre chez moi ; je ne vous connais pas, vous venez d'arriver à la pension ? - Quelle pension ? - Hé bien, ici ; la pension du chemin bleu ; hé, mon petit, ça va ? Je sais, l'endroit n'a plus très bonne réputation depuis que l'on a retrouvé le corps d'un clown dans le placard d'une chambre !
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Fruit
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08 janvier 2006
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Jehanne vacilla et s'agrippa à la femme. - Ca ne va pas ? Vous voulez entrer deux minutes ? Venez ! - C'était quand, la mort de ce clown ? - Environ un mois, peut être un peu plus ; dans la chambre là-bas, au fond du couloir à droite... - C'est ma chambre ! cria presque Jéhanne. - Allez, allez, il n'y a plus de clown... Vous voulez boire quelque chose de fort ? - Non, ça ira pour aujourd'hui, merci. - Le docteur Apicella est-il du quartier ? demanda soudain la jeune fille. - Apicella ? Ce nom ne me dit rien... Vous voulez que j'appelle un médecin ? - Non. Est-ce que je peux rester un moment chez vous ? - Je comprends votre émoi ; oui, vous pouvez rester, d'ailleurs j'ai si peu de visite... Je vous offre un café ? - Je veux bien. - Vous savez, la pension est très bien ; je suis là depuis bientôt dix ans et il n'y a jamais eu de problème... personne n'a compris ce que ce clown venait faire là ! - Attendez ! Jehanne s'approcha du judas et vit Apicella et Bergette se diriger vers sa chambre. Cris, claquement de porte. - Elle ne peut être qu'en bas, va voir mais sois discrète ! Je monte à l'étage au cas où... Rendez-vous à la 112 dans dix minutes ! La voix d'Apicella résonnait dans le couloir vide. - Qui est-ce ? - Je ne sais pas... Dites, une pension c'est comme un hôtel ? - C'est plus familial et moins cher ! J'ai pris cette décision au décès de mon époux ; je ne voulais pas aller dans une maison de retraite ! Dans la chambre 112, Apicella et Bergette s'engueulaient. - On l'avait bien conditionnée, pourtant ! Va voir au troquet si elle n'y est pas ! Je t'avais dit de rester planquée vers l'escalier ! T'es nulle ! - T'avais qu'à rester dans le hall, aussi, grand con ! - Je vais faire le tour du quartier, elle est forcément par là... Et toi, file au café et regarde bien partout. - Vous pourriez me passer un sac ? demanda Jehanne à la petite dame. - ..., oui. - Et s'il vous plaît, pourriez-vous récupérer toutes mes affaires ; je ne veux pas retourner dans cette chambre, vous comprenez ? Une heure plus tard Jehanne était chez elle. Dans le même temps, Apicella et Bergette continuaient de s'engueuler dans les locaux miteux de l'AGENCE 007. "Filature, tarots, exorcisme de tous genres, prédications et médication naturelle." pouvait-on lire sur la porte. Serguew et Loczi, les deux costauds, stagiaires en entreprise, envoyés là par la C.R.A.S.Y. n'osaient rien dire. Jehanne téléphona à Mick Raphadou. - Dis-moi, Raph, tu m'as amenée où, exactement ? - Ben, au Central Psy ! Tu y as tes habitudes, non ? Depuis la mort de Jean, tu y passes assez souvent ! Pourquoi cette question ? T'es où ? - Chez moi. - Ils t'ont laissé sortir ? - Je n'étais pas au Central Psy mais à la pension du chemin bleu ou un truc comme ça...
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Fruit
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08 janvier 2006
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- Déconnes pas Jéhanne, t'es pas bien ; là-bas, ils savent t'aider, retourne au Central, s'il te plaît ! - J'y étais pas ; t'es lourd comme mec ! Elle raccrocha. Longtemps, très longtemps elle se regarda dans le miroir installé au-dessus du téléphone. Elle regarda son menton, sa
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Fruit
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08 janvier 2006
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bouche, ses pommettes, ses yeux, son front... Et elle eût, pour la première fois depuis longtemps, l'impression d'exister ; ses mains un moment, caressèrent ce visage, son visage. Elle était là, seule face à elle, l'ombre de Jean s'était évanouie... Il n'y avait que la chaleur de sa main sur sa joue ; rien que ça. Elle sourit. Elle souriait encore lorsqu'elle entra dans sa salle d'eau et qu'elle jeta dans les wc les comprimés de valium et autres qui garnissaient ses pauvres étagères. ...Droguée, je suis droguée...
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Fruit
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08 janvier 2006
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Bien sûr, il y avait eu la mort de Jean ; il était mort comme ça, debout en pleine conférence, les deux mains bien appuyées sur son pupitre. .......ll a fait "hôppppff", il a dû devenir rouge, puis violet, puis s'affaisser avant de blémir... Je l'imagine. Après, sans doute s'est-il écroulé sur lui-même, doucement... Il n'avait pas raccroché son portable, je venais de lui annoncer que notre liaison était un leurre... Il a dit "non" et puis "hôppppff" et puis plus rien... Je n'ai pas eu le temps de lui dire que j'avais réussi..., que j'avais mon permis !... Je l'aimais bien mais il aurait pu être mon père !... Après, ON endormit ma conscience scrupuleuse avec quelques potions magiques ! ON me materna, ON m'assura que je n'étais coupable de rien mais finalement responsable de tout......
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Sylvie
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09 janvier 2006
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.....Putains de cach'tons.... C'est vrai que la mort de Jean m'a fait disjoncter, sans doute ai-je eu besoin du Central Psy, un temps, pour y voir plus clair mais après.... Depuis mon retour de Quimper, ça ne va pas....
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Bluekiss
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12 janvier 2006
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...Non, ça ne va pas du tout. Il faudra comprendre. Comprendre ce que cache toute cette histoire, elle m'a l'air très louche. Démasquer qui, pourquoi, où, comment...Je dois absolument découvrir ce qui s'est passé, coûte que coûte! Et sur cette pensée, Jehanne prit son sac et partit chez Raph.
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Fleur2yeux
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17 janvier 2006
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Le métro était à deux pas, sûrement pour s'évader plus facilement de ce trou à rats se dit Jehanne. Arrivée devant l'entrée, elle vit un clochard allongé sur le sol, une gamelle emplie de pièces rouges, indiquant que ce n'est pas encore aujourd'hui qu'il allait manger. - Vous n'auriez pas une petite pièce mademoiselle ? - Si bien sûr. Jehanne fouilla dans son sac, les mains tremblantes, encore sous le choc de ce qu'elle avait vu à l'hôpital. Sous l'agitation et l'énervement de ne pas trouver ce qu'elle cherchait plus rapidement, elle fit tombé le dit sac et se baissa rapidement pour le rattraper. En levant les yeux vers son interlocuteur qui lui faisait face à présent, elle tomba à la renverse en voyant le clown du placard, le visage noir, les yeux exorbités et la corde au cou se jeter sur elle dans un élan de violence non contrôlé. Le réflexe fut rapide, coup de tête sur le nez. le clochard tomba en arrière, le nez explosé. - Salope tu m'as cassé le nez !!! - Excus...excu...oh, ma tête !!! Que se passe t-il? - Salope !!! La voix rauque de ce pauvre vieux lui résonnait dans le crâne tandis qu'elle s'évanouissait. Quand elle reprit conscience, elle était à nouveau dans ce maudit hôpital, encamisolée, entravée et baîllonnée...
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Fleur2yeux
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14 mars 2006
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Il faut à tout prix que je me sorte de cet engrenage infernal qui me pourrit l'existence. Je n'en peux plus, je ne dors plus et suis nourrie par intraveineuse. Qu'est-ce qu'il m'arrive??? Apicella débarqua dans la chambre comme un furieux, dévastant les pensées nocturnes de Jehanne. Ayant pris l'habitude de ses visites tardives, elle fit encore une fois semblant de dormir. Ce soir-là, il ne se contenta pas de la regarder comme à son habitude. Au bout d'un moment qui lui sembla être une éternité, elle entendit un bruit de fermeture-éclair et le temps de se rendre compte de ce qui lui arrivait, le salaud était déjà sur elle, la pénétrant sauvagement tout en lui pinçant le bout des seins...
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Bluekiss
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15 mars 2006
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- Ca fait longtemps que je voulais te faire ça petite folle...- sa respiration aux effluves d'alcool emplissait les narines de Jehanne. Quand tu te penchais pour mettre tes pantoufles, tes cheveux mouillés touchaient tes épaules nues... -Mais...qu'est-ce que vous faites? vous êtes fou? non...non...arrêtez...arrêtez..Ah Ah Ah!!! Arrêtez... Ce n'était pas Jehanne qui parlait, mais une voix d'homme qui chantait une chanson psychédélique des années 70.
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Fleur2yeux
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16 mars 2006
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Apicella en entendant ces paroles s'arrêta, laissant à Jehanne un moment de répit. Son regard scrutait toute la chambre, cherchant l'auteur de ces paroles répugnantes par tant de fantaisie sans réussir à trouver cet imposteur. - C'est toi qui parle petite conne? - Je n'ai absolument rien dit espèce d'enfoiré!!! Pourtant, cette voix persistait encore et encore, ne s'arrêtant que pour mieux reprendre ce refrain diabolique. Les paroles qui pouvaient passer inaperçues à la première écoute devenaient de plus en plus violentes et pertinentes à en croire Apicella. - Je ne suis pourtant pas fou!!! hurla-t-il. - Il n'y a personne à part moi et un vieux porc dans cette putain de chambre, et il se trouve que le porc en question se trouve en train de me violer encu... Apicella asséna un violent coup de poing à Jehanne, lui ouvrant l'arcade sourcilière. Le sang s'écoulait rapidement sur ses yeux ahuris et remplis de larmes, laissant Apicella devant la violence de son geste incontrolé. " Mais vous êtes fou? Arrêtez!!! ah... ah... ah... arrêtez!!! Ouais, c'est moi... c'est moi... c'est moi... c'est moi!!! Le docteur frappa encore Jehanne au visage jusqu'à ce qu'on ne puisse plus distinguer qu'une masse informe sous le sang qui coagulait, faisant de grosses croûtes noires sur ce visages qui fut jadis d'une beauté étincelante...
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Fleur2yeux
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21 mai 2006
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L'horreur envahit les yeux du médecin jusqu'à ce qu'on ne pût plus apercevoir ses prunelles mais un regard vide d'expression, un peu comme celui d'un mort décédé d'une mort violente, les paupières encore ouvertes. Il regarda une dernière fois son chef-d'oeuvre issu d'une violence sans limite et se précipita d'un pas mal assuré vers la porte de la chambre, ces paroles encore dans la tête. "Jai pété un plomb, je suis bon pour pour l'asile". La main sur la poignée de porte, il entendit respirer bruyamment dans son dos, se retourna violemment à s'en faire péter les cervicales quand le stylo, celui qui sentait cette odeur si familière, si âpre et délicate à la fois se planter dans son bas ventre, lui transperçant la vessie provoquant un pluie de pisse sur ce sol nu. Carrelage jauni, organes broyés, il vit sa tête s'écraser sur le sol tandis que des coups de pieds lui ruinaient ce qu'il restait de ses organes reproducteurs... "Mais qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes fou ? Etes-vous fou ? Qu'est-ce que la folie ? Je ne sais pas maman, ce n'est pas moi qui ait égorgé le chat ! Non !!!"
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Fleur2yeux
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16 mai 2007
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Plus une seule seconde à perdre, courir dans le corridor, blanc et puant le formol mêlé à la javel. Courir jusqu'à la fin des temps peut-être, plus rien n'étonnait Jehanne à présent. Les images fusionnaient dans sa tête essayant de n'en faire qu'une. Pas évident à endosser comme tâche... Le clown mort, cet enculé d'Apicella la violant, tout lui tombait dessus en même temps. Que la vie est dure se dit elle avant de tomber dans les pommes devant l'ascenceur de service...
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