Et si quelqu'un m'attendais quelque part?
Et si quelqu'un m'attendais quelque part?
psychologie




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 Lisarabesk 12 novembre 2005 Envoie un message à Lisarabesk Voir le profil de Lisarabesk lisarabesk.skyblog.com
"Ding ding dong. Le train en provenance de Quimper et à destination de Paris- Montparnasse est arrivé voie A. Terminus de ce train. Tous les passagers sont invités à descendre."C'est toujours le même refrain, la même voix qui résonne encore dans ma tête une fois chez moi, la même odeur d'huile de moteur et de cigarette, toujours le même brouhaha, toujours ce bruit de pas pressés qui arpentent les quais, toujours ces femmes, ces hommes, ces retrouvailles, ces embrassades. Et toujours moi, le regard au loin, interrogateur. Mais non, personne ne m'attend. Alors je me fraye un chemin dans cette cohue en traînant tant bien que mal ma valise de toujours, celle qui m'accompagne tout le temps, celle qui est toujours là, avec moi, à mes côtés! Bah voyons,quelle ironie!!une valise toujours là pour moi, si c'est pas triste! N'en pouvant plus, exténuée de toutes ces heures de voyage, écrasée par toute cette routine, je m'écroule sur ma valise au milieu du quai.

 Calice 12 novembre 2005 Envoie un message à Calice Voir le profil de Calice
A genoux sur le sol, avachie sur ma valise, je laisse tous ces gens retrouvés ceux qui les attendent quelque part. Quelques seconde passent, voir deux ou trois minutes. Et quand la foule est enfin partie, j'entends des pas, aucun doute, quelqu'un vient dans ma direction, il faut que je me relève, je vais avoir l'air de quoi?!

"Mademoiselle? Mademoiselle??"

 Emma 13 novembre 2005 Envoie un message à Emma Voir le profil de Emma
L'homme qui s'avance vers moi est grotesque. Il est moite et informe. Sa démarche est gauche. Je crois qu'il claudique un peu. Il arbore un sourire lunaire et naïf. Effrayant de sympathie pour moi. Que me veut-il ?

 Pipo 14 novembre 2005 Envoie un message à Pipo Voir le profil de Pipo
Il me fixe avec ses yeux, un regard déplaisant, comme cherchant une excuse pour m'aborder. Il m'était antipathique, toutes les idées négatives se listent dans ma tête...
- Excusez-moi, cet MP3 est à vous?
- Oh! oui merci beaucoup, répondis-je maladroitement et déconcertée de ce que j'avais cru comprendre, c'est très aimable de votre part.
Il ajoute:
- je crois que c'est tombé de votre poche, je vous ai suivi, mais vous aviez disparue. Heureusement que vous attendez quelqu'un.

 Elektralias 14 novembre 2005 Envoie un message à Elektralias Voir le profil de Elektralias
- Oui... heureusement...
J'avais murmuré cette phrase, histoire de sauver les apparences, remerciant une fois encore, d'un simple sourire cet homme quelconque qui avait rendu différent ce jour-là. Pendant quelques secondes à peine... parce que la vie reprend toujours son cours, et plaçant d'un geste sûr les écouteurs de mon MP3 sur mes oreilles, l'appareil coincé dans la ceinture de mon jeans, j'ai fini par soulever mon éternelle valise pour m'éloigner de ce quai... une fois encore, une fois de plus.

 Eleinad 14 novembre 2005 Envoie un message à Eleinad Voir le profil de Eleinad
"Quelconque, quelconque, c'est vite dit mais mal
pensé "entendis-je.
Je me retournais: personne!
J'avais encore entendu des voix. Il faut dire que ma mère m'avait prénommée Jehanne.
Et toute la journée, je pensais à cet homme. Qu'est-ce qui me troublait ainsi?

 Emma 15 novembre 2005 Envoie un message à Emma Voir le profil de Emma
Vers 2O heures, je claquais la porte de mon appartement derrière moi. "Home, sweet Home again " dis-je en parcourant du regard ce studio plus que modeste que je louais à prix d'or dans un quartier central de la Capitale. Un canapé-lit jamais replié, un bureau sur tréteaux, une petite cuisine sans commodités, quelques marines peintes pendant les dernières vacances à Ploumanac'h et Bulle, le poisson rouge qui nageait en eaux troubles. " je vais m'occuper de toi mon pote". J'allumais machinalement le téléviseur et me saisis de mon épuisette.

 Raph 16 novembre 2005 Envoie un message à Raph Voir le profil de Raph www.raphou.net
Tout en nettoyant l'aquarium dégueulasse de Bulle (les algues avaient transformées un bocal d'eau transparente comme du diamant en un marais verdâtre et nauséabond), je laissais mon oreille traîner sur les infos du vingt heures. Claire Chazal... L'Irak... New-Dehli... Voitures cramées...
Soudain je tilte. "Cette voix me dit quelque chose". Mais de là où je suis je ne vois pas l'écran, j'entends la voix d'un homme :
"... Le cadre urbain est finalement une image représentative du rapport des classes sociales ou des rapports entres les differents milieux éthno-culturels. En l'occurence, pour comprendre ces manifestations, il faut se référer à la situation de leurs actes dans la perspective d'une réponse à ce qui a pu se passer géographiquement deux générations plus tôt...
- Deux générations ?
- Oui, deux générations, comme l'explique très bien Alice Miller dans son essai intitulé "c'est pour ton bien", les rapports entre individus sont en miroir autour d'une génération..."
Je me frotte énergiquement les mains sous le jet d'eau de la cuisine afin d'en ôter la crasse poisseuse qui couvre à présent ma peau...
"Deux générations plus tôt, ça signifie donc les années 30, ou encore la jeunesse des années 50..."
Je me sèche les mains et cours à ma télévision pour voir qui possède cette voix familière.
Lui !
L'homme de tout à l'heure, le gros au regard concupiscent, celui qui m'a rendu mon lecteur MP3... Il a l'air totalement changé. Il a dû aller bien vite pour se rendre de la Gare Montparnasse aux studios télé, je me dit... Il a pourtant l'air posé, concentré, à l'aise et sûr de lui. Il respire la générosité de ceux qui essayent de comprendre le monde dans l'espoir de le rendre, un jour peut-être, meilleur...
"Je vous remercie pour vos explications, Monsieur Volckaert. Charles Volckaert est sociologue à l'INRSE, il vient de sortir un livre : "Qu'avons nous fait à nos voisins ?". Je vous le recommande personnellement
- Merci.
- Merci à vous. Les prévisions météo : un ciel couvert..."
Je m'assois sur mon canapé.
Je commence alors à me demander si notre rencontre est vraiment un hasard...

 Lisarabesk 17 novembre 2005 Envoie un message à Lisarabesk Voir le profil de Lisarabesk lisarabesk.skyblog.com
la fatigue se faisant ressentir je m'assoupis sur mon bon vieux canapé qui avait survécu tant bien que mal à toutes sortes de mésaventures: brûlure de cigarette, alcool, résultats de nombreuses soirées passées avec des gens parfois inconnus, histoire de tuer le temps, histoire de ne pas être seule devant sa télévision comme ce soir.
Mais ce soir-là était différent. Ce soir-là en effet elle pensait à quelqu'un. Jehanne adorait se faire des films et s'imaginer des tonnes d'histoires toutes plus dingues les une que les autres. Elle adorait tous ces horoscopes à la con, peut-être aussi pour combler un manque de sens à sa vie et ne croyait pas au hasard mais au destin.

 Raph 18 novembre 2005 Envoie un message à Raph Voir le profil de Raph www.raphou.net
Elle prit son journal intime et écrivit :
"C'est toujours le même refrain, la même voix qui résonne encore dans ma tête une fois chez moi, la même odeur d'huile de moteur et de cigarette, toujours le même brouhaha, toujours ce bruit de pas pressés qui arpentent les quais, toujours ces femmes, ces hommes, ces retrouvailles, ces embrassades..."
Elle avait décidé de raconter toute cette histoire depuis le début, car elle le savait, elle le sentait, cette histoire irait loin...
"... je m'assoupis dans mon bon vieux canapé."
Elle cessa là, et comme pour chaque page de son journal, data et signa : "Jehanne, jeudi 17 novembre"
Voilà, elle avait tout raconté depuis sa sortie du train, l'homme qui lui rend son lecteur MP3, la télévision, le bocal, l'interview du monsieur, ses reflexions à elle...

Puis elle sortit son téléphone portable et composa un numéro. A l'autre bout on décrocha.
"Allô ?
- Salut, Raph, c'est Jehanne, il faut que je te voie, c'est important, j'ai besoin d'un avis..."

 Fleur2yeux 18 novembre 2005 Envoie un message à Fleur2yeux Voir le profil de Fleur2yeux
- Oui je veux bien te donner mon avis, mais sur quoi?
- Bah, c'est un peu compliqué, tu me connais...
- Viens en au fait...
- Ce matin, comme tous les matins, je suis sortie du train et personne ne m'attendais pas plus qu'hier matin et j'ai rencontré un homme qui m'a rendu mon mp3, m'a dit une ou deux familiarités et s'est enfuit comme il était venu...
- Il n'y a rien d'extraordinaire à ca...
- Mais le truc, c'est que pendant que je nettoyais l'aquarium de Bulle, j'ai entendu sa voix, mais pas dans ma tête cette fois, à la télé !!
- A la télé ?
- Oui, il était au 20h, il parlait de la crise dans les minorités éthniques et les quartiers défavorisés. A ce qu'à dit Claire Chazal, il est sociologue et il a même écrit un bouquin !!
- Et bien je suis content d'apprendre qu'un sociologue t'ai rendu ton mp3 mais que veux- tu que je fasse?
- Ben en fait, j'en sais rien mais j'avais besoin d'en parler à quelqu'un et s'est tombé sur toi ...
- Ok, bon si tu n'as plus rien à me dire je te laisse, il y a ma femme qui voudrait que je remplisse mon devoir conjugual... salut, passe une bonne soirée et ne boit pas trop...

 Lisarabesk 18 novembre 2005 Envoie un message à Lisarabesk Voir le profil de Lisarabesk lisarabesk.skyblog.com
Jehanne raccrocha et pensa tout haut:
" Bon d'accord c'est pas tout à fait ce que j'espérais de cette conversation m'enfin bon... Lui, il a sa petite vie déjà bien remplie par sa femme, son travail, sa maison, ses projets de voyages. "Solo con mi amor" comme il disait, avec son petit accent irrésistible qui me valait toujours un fou rire. Mais toujours est-il que ce soir je suis plus seule que jamais."

Elle écrivit donc ces quelques pensées dans son petit carnet vert comme l'espérance qui lui servait désormais de journal. Il était déjà assez tard et n'ayant pas le courage de se préparer à manger, Jehanne se réfugia dans sa chambre et se blottit sous sa couette. Elle adorait cela s'emmitoufler dans son lit encore tout froid, ne plus bouger quelques instants, sentir la chaleur de son corps dans la froideur de son lit que personne n'avait réchauffé. Le lendemain elle se réveillerait et pendrait le métro comme des millliers de parisiens. Elle serait alors une fourmi parmi tant d'autres qui grouillent dans ces tunnels sous la ville, elle serait là au milieu de toute l'agitation, elle serait là assise dans une rame de métro la tête collée contre la fenêtre à s'inventer un beau jeune homme qui la regarderait du coin de l'oeil et qui après une conversation des plus intéressante l'inviterais le soir même à se revoir dans un café sympa de la capitale.

 Fleur2yeux 21 novembre 2005 Envoie un message à Fleur2yeux Voir le profil de Fleur2yeux
Sa nuit ne se passa pas comme toutes les autres et pour cause, vers 3h du matin, quelqu'un sonna à sa porte. Une première fois délicatement, comme un amant discret qui viendrait rejoindre sa belle, une deuxiéme fois prolongée et insistante comme un huissier en colère parce qu'il n'a pas eu le temps de boire son café au bar d'en face à cause de sa gosse malade... Elle se leva donc, la tête dans le cul, le cul dans le brouillard et alla ouvrir la porte qui lui semblait vibrer sous l'attente de l'inconnu qui s'acharnait à présent sur la sonnette.
- Laisse moi entrer Jehanne, il faut que je te parle.
- Mais te rends tu compte de l'heure qu'il est Ralph?
- Oui je sais mais c'est important...
- Ok, entre.
Tandis qu'elle refermait la porte, un bruit sourd se fit entendre dans la pièce principale de sa chambre de bonne, Ralph venait de s'écroulé, renversant sur son passage l'aquarium et Bulle se débattait comme un beau diable sur le sol avec la ferme intention de regagner l'eau à la force de ses nageoires.
Horrifiée, Jehanne se précipita vers sa kitchenette, rempli une casserole d'eau et y plaça Bulle en lâchant un soupir de soulagement.
Elle s'approcha de Ralph qui gisait inerte au milieu de la pièce et lui prit le pouls.
Rien, il était mort et sur son visage sans vie on pouvait lire une expression de terreur indescriptible.

 Bluekiss 21 novembre 2005 Envoie un message à Bluekiss Voir le profil de Bluekiss
Jehanne regarda par la fenêtre, d'un air inquiet, et ses yeux parcoururent nerveusement le bout de la rue visible. Personne en vue, aucune alerte inattendue susceptible de la surprendre. L'éléctricité coupée pour cause de réparation, des bougies disposées mystiquement éclairaient cette chambre funeste. Soudain, son visage se transforma, on pouvait y apercevoir des pointes de cruauté et de satisfaction d'une femme vengeresse. Elle célébrait en silence cet "incident", le corps du pauvre homme gisant sur le sol.
Quelle était la raison de cette terreur indescriptible qui mit à terre son invité nocturne? Sa curiosité débordante...Pendant que Jehanne s'absentait dans la kitchenette, Ralph ne put s'empêcher d'ouvrir le petit placard en chêne en face de lui. Grands Dieux, l'odeur pestilentielle de l'appartement était enfin démystifiée - un corps complètement désséché, accoutré en clown s'y cachait sournoisement.

 Fleur2yeux 21 novembre 2005 Envoie un message à Fleur2yeux Voir le profil de Fleur2yeux
La rue déserte exprimait son dégoût pour la race humaine en émettant un froid puissant et humide à en croire la vapeur autour des lampadaires. L'horloge accrochée au-dessus de la télé annoncait 4h13. Jehanne avait chaud et des sueurs froides se faisaient ressentir par la moindre pore de sa peau.
- Que pourrais-je bien faire de ce nouveau cadavre ? Comme si ce sale clown n'était pas suffisant, ce con de Raph vient s'ajouter à ma collection.
Elle fit le tour de son appartement miteux encore une fois, se servit un whisky, encore un mais l'alcool ne l'aida pas cette fois-ci. Sa tête était embrouillée et elle n'arrivait plus à penser.
- Ce bon vieux Raph... il ne m'était pas d'une grande utilité mais je n'ai jamais voulu ça, c'est pas juste. Pourquoi ça n'arrive qu'à moi?
La fin de sa phrase lui avait échappé dans un hurlement inhumain, et de peur qu'on vienne voir chez elle ce qui avait déclenché ce cri en pleine nuit, elle mit son manteau et partit acheter des cigarrettes à la gare Montparnasse, où elle pourrait finir sa nuit sur un banc à l'intérieur bien à l'abri du vent de ce 21 novembre, ce sale mois...

 Bluekiss 22 novembre 2005 Envoie un message à Bluekiss Voir le profil de Bluekiss
La marche était longue. Pourtant, à travers le froid et le vent, ses pensées embrumées ne cessaient de cogiter. Qui était elle? Pourquoi un deuxième cadavre? Pourquoi le premier? A vrai dire, elle ne se rappelait plus dans quelles circonstances apparut ce clown pittoresque. Tout ce qu'elle savait, c'était que le jour où elle le trouva dans son placard, il était près de 20h du soir et le soleil se couchait, en couvrant cette vision d'horreur d'une lueur orangée. Comme si le soleil voulait adoucir son choc...Mais en vain. C'est à ce moment précis qu'elle poussa son premier hurlement d'animal, pris dans un jeu inconnu. Et chaque jour, cet horrible sentiment de manipulation la guette, une fois le soir arrivé....

 Eleinad 22 novembre 2005 Envoie un message à Eleinad Voir le profil de Eleinad
Elle crut d'abord à une hallucination et consulta un médecin qui la trouva banalement normale.
Ensuite, elle pensa à des problèmes de vue.Là aussi, l'ophtalmo la rassura.
Elle ne connaissait personne dans son immeuble et crut avoir eu affaire à un meurtrier "planquant" un cadavre chez elle.
Depuis, elle vit dans la crainte de le rencontrer.

 Emma 22 novembre 2005 Envoie un message à Emma Voir le profil de Emma
La gare Montparnasse était en vue. Transie de froid, elle s'assit sur un banc après avoir acheté ses cigarettes. Elle fuma le paquet en grelottant. Des voyageurs arrivaient de nouveau. Il était 5h30. Elle les regardait descendre lentement du train, encore endormis et se diriger sans ardeur vers la bouche de métro la plus proche. Fatiguée, elle avait l'impression de vivre un cauchemar debout. Les cadavres qui gisaient dans son appartement la hantaient. Raph surtout. Elle croyait le voir partout autour d'elle. Tous les hommes lui ressemblaient. Elle croyait l'entendre au détour de chaque conversation. Tout le monde semblait la désigner du doigt, la dévisager. Une angoisse insurmontable lui enserrait la poitrine, jusqu'à l'étouffement quand elle vit, au loin, se diriger vers elle une silhouette connue.

 Alchimiste8817 23 novembre 2005 Envoie un message à Alchimiste8817 Voir le profil de Alchimiste8817
Mais! Mais! c'est Raph! Elle court vers lui en se jetant dans ses bras,
- Oh! merci, bon Dieu, t'es vivant, oh, mon Raph. Merci.
- Eh! eh ! arrêtes qu'est-ce que tu as?
- Tu n'es pas mort n'est-ce pas?
- Arrêtes tes conneries! Pourquoi tu n'as pas voulu m'ouvrir, j'avais besoin de te dire....
- Mais je t'ai ouvert et t'es tombé...
- Non tu n'as pas ouvert, je suis resté au coin de la rue et quand je t'ai vue sortir je t'ai suivie jusqu'ici, c'est très important ce que je voulais te dire..
- Et le clown?
- Quel clown?
- Celui dans ma chambre
- Le porte-manteau?
- Quel porte-manteau?
-Mais qu'est-ce que tu me racontes là? le clown porte-manteau que ta tante Mme Bourniche t'a offert l'année dernière!
- Oh mon Dieu où est-ce que j'ai la tête? je l'ai complètement oublié.
- Rentrons s'il te plaît on verra.....

 Fleur2yeux 23 novembre 2005 Envoie un message à Fleur2yeux Voir le profil de Fleur2yeux
Arrivés devant la porte d'entrée, Jehanne ne se sentait pas la force de rentrer chez elle. Ses hallucination de la veille la hantait mais il fallait qu'elle fasse face à ses angoisses.
- Je peux pas rentrer Raph, j'ai peur... ces cadavres paraissaient si vrais pourtant...
- Je comprend ce que tu ressens ma belle mais il faut entrer.
- Ok
Elle farfouilla dans son sac à main (bizarre se dit-elle, je suis persuadée ne pas l'avoir pris ce matin... ) et trouva ses clefs au bout d'un moment qui lui parut très long. Elle eût du mal à l'introduire dans la serrure à cause de ses tremblements mais finit par y arriver après une liste de jurons assez importante.
Quand elle ouvrit la porte, une odeur de moisi et de putréfaction lui sauta à la gorge, mais elle ne dit rien pour ne pas inquiéter son ami. Le premier regard qu'elle lança fût pour le petit meuble où les cadavres se planquaient la veille au soir. Elle revit leurs yeux inexpressifs se foutant d'elle, jouant avec sa paranoïa comme un chat avec une pelote de laine.
- Tu veux boire quelque chose?
- Un whisky s'il te plaît.
- Ok.
Elle se dirigea vers sa kitchenette et entendit le même bruit de chute que la veille au soir mais quand elle se retourna, tout allait bien.
Elle prit un valium avec son whisky et s'en servit un autre pour accompagner Raph, ça ne se fait pas de boire seul...
Elle s'assit lourdement sur la chaise en face de son "invité" et s'alluma une cigarette. Son appartement lui donnait des frissons, comme quand on rentre dans une maison dite "hantée".
Raph n'était pas à l'aise non plus mais il prit la parole en premier, sûrement pour rompre ce silence insupportable. Elle ne l'écoutait même pas, son regard était fixé sur la fenêtre.
- Tu devrais y retourner, tu en a besoin.
- Non, je ne le supporterai pas une seconde fois.
- Il le faut, tu recommences à avoir des hallucinations et à traîner tes guenilles dans les gares, comme à la mort de Jean.
- Jean à été tué ! hurla t-elle soudainement et en plus de ça, à cause de moi !
- Ce n'est pas vrai et tu le sais ! hurla à son tour Raph. Tu te tortures la tête pour rien. Je vais t'emmener à l'hôpital, de gré ou de force !
Sur ces mots il se leva d'un bon, sortit ses menottes de service et l'attacha après une lutte longue et acharnée. Elle manqua de tomber plusieurs fois dans les escaliers mais ça ne changea rien à son destin. Elle allait encore moisir dans ce satané hôpital psychiatrique, et elle ne sortirai pas aussi facilement que lors de son dernier internement...










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Commencée par Lisarabesk,
le 12 novembre 2005. L'histoire est composée de 57 participations.

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Fleur2yeux
Fleur2yeux 13
Telma
Telma 11
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Alchimiste8817 1
Sylvie
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