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Caco
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09 juillet 2007
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Alex s’installa devant l’ordinateur. Elle s’était pourtant jurée bien des fois de ne plus recommencer. La connexion se fit rapidement et bientôt la page d’accueil s’étalait sur l’écran. Une histoire, il lui fallait une histoire. Rien dans ce qu’elle pouvait lire ne déclencha d’étincelle, l’étincelle qui la dernière fois lui avait valu de jouer avec le feu. Trois mois plus tôt, Alex s’était connectée à ce site d’écriture. Loin d’être écrivain confirmé, jouer avec les mots et créer des personnages lui plaisait. Elle s’était donc d’abord hasardée à rajouter quelques lignes à une histoire de gâteau empoisonné confectionné par une grand-mère. Petite histoire toute mignonne derrière un écran d’ordinateur mais qui commence à tourner au cauchemar quand le lendemain dans la presse s’étale l’histoire de la grand-mère qui a empoisonné sa famille à l’aide d’un gâteau à la crème et surtout à la mort-aux-rats. Après avoir pensé que le hasard y était pour quelque chose, Alex avait quelques jours plus tard participé à l’écriture d’une histoire concernant le désespoir d’un couple qui ne pouvait pas avoir d’enfant et qui par désespoir enlevait une petite fille. Les informations de 20 heures avaient deux jours plus tard retracer cet événement. L’enlèvement s’était produit le jour même où Alex s’était connectée, et trop de détails coïncidaient pour pouvoir encore parler de hasard. Ordinateur, souris, clavier, elle avait tout déconnecté et s’était jurée d’oublier toute cette histoire. Mais, même si pendant trois mois, elle avait réussi à ne plus utiliser son matériel, son cerveau lui, avait bel et bien continué à fonctionner. Comment expliquer ce qui s’était passé. Alex avait réfléchit, et réfléchit encore et aujourd’hui, elle en était sûre il n’y avait que deux possibilités : Soit ces histoires servaient d’exemple à de pauvres malheureux qui après les avoir lues les reproduisaient dans la vie réelle, ou… ou, elle avait une certaine faculté à écrire et décrire des évènements du futur !
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Reveuze
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10 juillet 2007
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Dans les deux cas de figure, il n'y avait qu'une seule façon de vérifier... L'histoire devait parler d'elle...et la suite...elle verrait. Oui, il le fallait. Décidée, elle se mit à écrire l'histoire d'un cauchemar ou de sa fin.
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Clothilde
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27 novembre 2007
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Sans qu'elle puisse les arrêter, ses doigts se mirent à voltiger sur le clavier d'une manière effrénée comme s'ils n'attendaient que cela depuis trois mois. Et sous le regard effaré d'Alex, les mots s'étalaient, formaient des phrases, les points et les virgules trouvaient leur place. Alex lisait et sentait au fur et à mesure de sa lecture une sueur froide couler le long de son front, son sang se glaçait .....
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Mirakle
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04 janvier 2008
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Après presque deux heures de travail, Alex consternée constata qu'elle avait écrit une histoire dont elle était l'héroïne et que le scénario mettait en oeuvre un inquiétant personnage : un psychopathe fétichiste qui mutile ses victimes... Avant qu'elle n'ait eu le temps de revoir son histoire pour adoucir le profil du criminel, ses doigts avaient validé le texte. Désormais son histoire pouvait être lue sur le site par tous les connectés à Internet. Une angoisse incoercible la prit à la gorge, l'empêchant de respirer et détraquant son rythme cardiaque comme si son corps avait produit plus d'adrénaline qu'il ne pouvait le supporter. Alex ne parvenait pas à se rasséréner car en relisant le texte, elle constatait avec horreur que le psychopathe dont elle décrivait avec moult détails les pratiques macabres, s'en prenait à SA personne ! Que faire à présent ? Fuir ? Mais où serait-elle à l'abri et combien de temps devrait elle s'éclipser ? Demander la protection de la police ? Avec quels arguments pourrait-elle convaincre les policiers ? Cette situation était surréaliste mais le danger lui paru pourtant palpable et surtout imminent.
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Clothilde
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13 janvier 2008
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Elle se redressa et vaccillante, se dirigea vers la porte d'entrée, la ferma à double tour avec la chaine de sécurité en plus, ferma les volets alors que dehors, le soleil brillait encore de tous ses feux. Elle se sentit tout à coup bien seule en ce soir de juin, peu de monde, dans l'immeuble en ce samedi de Pentecôte, les gens profitaient du week end prolongé. Malgré la chaleur, elle sentit un grand froid l'envahir, cela commenca par la pointe de ses orteils.
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Clothilde
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14 janvier 2008
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Elle avait maitrisé à grand peine la première vague de panique qui l'avait envahie et voilà que cela recommençait. Elle avait de plus en plus froid, elle avait l'impression de se paralyser. Elle se dirigea vers sa chambre, se coucha et s'enfouit sous sa couette, se roula en boule en position foetale et tenta de se raisonner. L'odeur familière de ses draps n'arrivait pas à la réconforter, elle avait l'intuition d'un danger imminent.
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Mirakle
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16 janvier 2008
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Lorsqu'elle entendit une sorte de grattement du côté de la porte d'entrée, la panique fut à son comble. Sous le coup de cette émotion puissante, elle se représentait déjà l'intrus, un couteau voire un hachoir à la main, explorant chaque pièce de l'appartement, à sa recherche. Elle imaginait un grand type au visage couturé, le regard dur et imprégné de folie. Elle voyait un gros plan sur ses mains rugueuses, fortes et dangereuses. Elle humait son odeur sauvage et animale, une mixtion de sueur et d'adrénaline : l'odeur du chasseur. Un frisson, pour le coup bien réel, lui rappela que tout cela n'était qu'un délire ; personne n'était en train d'explorer les lieux. En revanche, le bruit devenait de plus en plus insistant et appuyé. La poignée de la porte d'entrée était manifestement sollicitée...
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Clothilde
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21 janvier 2008
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Elle décida que ce n'était qu 'un peu de désordre dans sa tête et qu 'il devenait urgent pour elle d'affronter la réalité .Elle respira un grand coup ,se versa un peu d'eau qu elle bu avec avidité tout en s'approchant de la porte .Le bruit avait cesser mais quelqu'un se touvait de l' autre coté immobile .Elle ouvrit la porte avec force préte à affronter l'ennemi qui s'étala de toute sa longeur à ses pieds .Cétait son petit frère d' unmetre quatre vingt deux qui gisait là sur le parquet ,couché sur le dos l il avait le visage ensanglanté et semblait avoir perdu connaissance
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Anonyme
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27 janvier 2008
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Ele était pétrifiée...l'histoire qu'elle avait écrit faisait bien allusion à son petit frère...c'était même le début du récit...elle y racontait qu'attirée par un bruit venant de l'extérieur, elle avait aperçu son frère se casser la figure en roller, ce n'était pas la première fois que ce grand dadais se vautrait, et qu'il conduisait regulièrement toute la famille aux urgences !!! Mais là, que lui était-il arrivé ? Il n'avait pas ses rollers aux pieds...il ne parlait pas, ses yeux la suppliaient de faire quelque chose...ellle paniquait.
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Clothilde
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11 février 2008
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Elle hurla quand elle aperçut les lacets noués autour du cou d'Hugo, quand elle vit son visage cramoisi, ses yeux désespérés et comprit que le cauchemar ne faisait que commencer. Elle avait écrit quelques heures plus tôt que son frère se ferait agressé par un dompteur de serpent schizophrène et elle savait que dans chaque patin se lovaient deux serpents venimeux.... Elle s'obligea à respirer calmement, ôter les patins sans éveiller le danger lui était impossible. Ce qu'elle souhaitait dans l'instant présent c'était que son frère reste encore un moment inanimé. Elle allait peut-être arriver à neutraliser ses horribles bestioles .....
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