Ponctualité
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Que cherche Ed en suivant ce type?




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 Nono 1er février 2005 Envoie un message à Nono Voir le profil de Nono www.legow.tk
Je sors du travail, toujours le même rituel, j'allume mon téléphone portable, des appels en absence, je consulte le répondeur :
Bonjour, vous avez cinq nouveaux messages,
Nouveau message, reçu aujourd'hui à 13h48:
"Lucas, c'est moi, Ed. Il faut que tu me rappelles au plus vite."
Nouveau message, reçu aujourd'hui à 14h24:
"C'est encore moi, ce que j'ai à te dire est très important, c'est totalement invraisemblable..."
Nouveau message, reçu aujourd'hui à 15h38:
"Ça t'arrive d'allumer ton portable!! Rappelles-moi vite!"
Nouveau message, reçu aujourd'hui à 16h24:
"C'est encore ton pote Ed, rejoins moi au Black'café, j'y serai vers 17h"
Nouveau message, reçu aujourd'hui à 16h51:
"Je compte sur toi, c'est important, je t'attends là-bas"

Ça ne lui ressemble pas, lui qui est toujours si calme, peut-être bien que c'est réellement important. Dans le doute et aussi par curiosité, je vais le rejoindre, y en a pour 15 minutes de route. Mais si c'est une farce, il me le payera.

J'arrive devant le Black'café, il est en terrasse, apparemment il ne m'a pas vu, on dirait qu'il est absorbé dans ses pensées.

"Comment vas-tu mon petit Ed?" Je lui demande.
"Ah! Tu es là! C'est de la folie... Je ne comprends rien... depuis ce matin... je suis sûr qu'il y a une logique..."
"Quoi?! Calme, tu peux m'expliquer clairement ce qu'il t'arrive?"

Aucune réponse de sa part, il fixait le bout de la rue. Il s'excita soudainement:
"Pile à l'heure!"
"Quoi??"
"L'homme à l'imper noir qui sort du fleuriste, un bouquet de roses rouges à la main droite et un parapluie à la gauche, là-bas, tu le vois?"
"Euh... vaguement... Tu vas finir par t'expliquer?!"
"Tous les jours, il effectue le même parcours à la minute près, depuis une semaine que je m'en suis rendu compte..."

Plus il m'expliquait ses observations régulières, plus j'avais peur de ce qu'il lui arrivait. Qu'est-ce qu'il lui avait prit de filer ce type?

"Excuses-moi de te couper, mais qu'a-t-il de si intéressant ce gars pour que tu l'observe depuis une semaine Ed?"

 Redd 23 août 2005 Envoie un message à Redd Voir le profil de Redd
"Ce type est bizare, chaque jour, il marche son visage ne laissant paraître aucune expression, il suit toujours le même trajet: Il sort d'une maison située à quelques blocs d'où nous nous trouvons présentement à exactement 16h52. Il marche toujours à la même vitesse et à 17 heures pile, il passe devant ce café. Il continue son trajet jusqu'à un petit restaurant où, à ce que je sache, il commande toujours le même repas qui est déjà prêt à son arrivée. Il mange toujours seul et finit à 17h48. Il se dirige ensuite dans un club privé d'où il ne ressort qu'à 21 heures. Il reprend ensuite le chemin du retour."
" Mais Ed! tu ne m'as toujours pas répondu, pourquoi suis-tu ce type??"
" Je crois qu'il est impliqué dans...."

 Karma 19 septembre 2005 Envoie un message à Karma Voir le profil de Karma www.radiohead.com
"... dans le meurtre de Léa."
" Voyons Ed! Tu as vu toi-même la voiture qui l'a fauchée! Tu sais bien que sa mort est accidentelle."
Depuis que sa copine a été renversée par un chauffard qui roulait en sens inverse, Ed n'est plus le même. Il voit des complots partout, il est certain que quelqu'un souhaitait la disparition de Léa. Pourtant, il était près d'elle et il a tout vu, tout entendu. Je crois qu'ils auraient dû le garder à l'hôpital un peu plus longtemps.
" Lucas, écoutes-moi. Ce type, il... il..."

 Loulou 20 septembre 2005 Envoie un message à Loulou Voir le profil de Loulou
"Il ressemble étrangement à l'homme dans la voiture!! Non mais je t'assure le même visage enfin les mêmes traits. Il a le même regard froid, qui me donne la chair de poule rien que d'y penser ! Je te jure que je ne me fais pas d'idée, je suis sûr que c'est lui ...
Il n'est pas net, je suis sûr qu'il..."

 Elktralias 02 octobre 2005
"... n'en est pas à sa premire victime ! Léa n'était pas la seule, ce type est un malade, je le sens, crois-moi ! Il faudrait que j'aie la possibilité de faire des recherches à son sujet et c'est là que tu interviens ! Tu es un pro en informatique, Internet n'a aucun secret pour toi. Je ramène son nom, son adresse exacte et tu te mets à ton clavier !"
-" T'es cinglé ! Je n'ai aucune intention de plonger dans ton délire ! Si tu as le moindre soupçon, préviens les flics, mais à mon avis tu fais une erreur..."
J'aurais bien suggérer une visite chez un psy mais peut-être était-ce trop dur de lui infliger cette vérité-là, aussi ai-je préféré l'inviter à déjeuner le lendemain pour reparler à tête reposée de cette histoire.
-" D'accord." M'a-t-il répondu. " On ira dans son restaurant, on se mettra à quelques tables de lui !"
Que je le veuille ou non, j'entrais dans sa parano, en lui répondant d'accord, avant de me laisser aller contre le dossier de mon fauteuil, sans quitter des yeux son profil soucieux.

 Plummot 04 octobre 2005 Envoie un message à Plummot Voir le profil de Plummot
Le lendemain je me présente un peu avant midi dans le fameux restaurant. La salle est vide, même Ed n'est pas encore arrivé. Au souvenir de son excitation de la veille, je trouve celà curieux.
Le garçon m'accueille et me place à une table près d'une fenêtre d'où je pourrai voir arriver mon ami.
.......30 minutes passent !!!......
Mon verre de Perrier que j'ai commandé pour patienter est vide, et Ed n'est toujours pas là...
-"Qu'est-ce qu'il fout !!!"
Peu à peu la salle s'est garnie, mais pas plus de trace de Ed que de ce fichu bonhomme !
....encore 15 minutes....Je suis en rage !!!
-"Vous désirez commander?" Revient soudain à la charge le garçon.
-"Non mer..."
Soudain mon téléphone vibre dans ma poche. Un numéro inconnu...

 Elktralias 13 octobre 2005
- "Oui ?"
-" Vous êtes Lucas Servier ?"
-" Oui."
-" Lieutenant Sarlon, brigade des homicides. Connaissez-vous un dénommé Ed Bonfils ?"
-" Oui. Je dois justement déjeuner avec lui mais il ... "
-" ... ne viendra sûrement pas ! On vient de retrouver son corps dans une ruelle proche de chez lui. Le dernier numéro de son portable était le vôtre et on vient de trouver ce rendez-vous sur son agenda..."

 Raph 14 octobre 2005 Envoie un message à Raph Voir le profil de Raph www.raphou.net
Pouvez-vous vous rendre au commissariat du 10 rue de l'horloge dès maintenant ?

Je suis sous le choc. Je regarde mon verre vide, et aussitôt des larmes me montent aux yeux. Ed... mort... impossible... Et pourtant...

- Je... je peux y être dans cinq minutes.

Cinq minutes plus tard j'arrive devant le 10 rue de l'horloge. J'entre dans le commissariat. Au guichet de l'accueil, un agent en uniforme épluche de la paperasse.

- Bonjour, dis-je.

Il ne relève pas les yeux.

- Oui ?
- Je viens suite à un appel...

Je m'arrête brusquement. Un frisson de terreur m'a parcouru l'échine en croisant du regard le moniteur de contrôle derrière l'agent. Là ! Sur l'écran...

- D'où viennent les images qui passent dans cet écran ?
- Quoi ?
- Là, dans le moniteur, c'est quoi ?
- Hé bien, c'est la rue de l'horloge, enfin, le trottoire d'en face, pourquoi ?

Je me précipite alors vers la sortie. Dans l'écran, là, j'en suis sûr, aucun doute possible. Sûr et certain : j'ai vu passer Léa.

 Plummot 25 octobre 2005 Envoie un message à Plummot Voir le profil de Plummot
Dans ma précipitation je bouscule un policier en uniforme dans le hall du commissariat sans même prendre le temps de m’excuser. Je l’entends encore qui grogne, tandis que j’atteins le trottoir. La silhouette de Léa se dessine au loin. Je pars à sa poursuite, ne cherchant même pas à trouver une explication rationnelle à ce qui m’arrive. La foule est dense et ma progression saccadée. Je me rapproche. Sans que j’y prête réellement attention une voiture glisse soudain lentement le long du trottoir et s’arrête à la hauteur de la jeune fille. Je crie son nom.
-Léa !
Elle ne se retourne pas, occupée à échanger un sourire complice avec le conducteur. Encore quelques mètres !!!
Elle regarde sa montre, semble dire quelques mots à l’homme dans la voiture, puis monte à l’arrière du véhicule. J’arrive à sa hauteur au moment où sa portière claque. Je colle mon visage à sa vitre. Nos regards se croisent sans que ses yeux ne trahissent la moindre émotion, puis elle disparaît presque immédiatement dans le flot de la circulation. Je reste seul sur le trottoir, le souffle court. Tandis que je tente de reprendre ma respiration, et que la moitié des piétons que je me suis évertué à éviter tout le long de ma course folle me repasse à nouveau, je réalise soudain un détail qui m’avait jusqu’ici échappé.
-Bon sang !!! , dis-je à haute voix. Cette voiture…..
Obnubilé par Léa je n’avais même pas réalisé que cette voiture aurait dû parler à ma mémoire. Le même modèle, la même couleur, et ce même sigle illustrant les aiguilles d’une montre collé sur la vitre arrière.
-La même voiture que celle qui a renversé Léa !!!!

 Eleinad 15 février 2006 Envoie un message à Eleinad Voir le profil de Eleinad
Je saute dans un taxi et comme dans les films, je lui dis:
" Suivez cette voiture, discrètement.
- Laquelle? grogne-t-il, en mâchouillant un bout de cigare éteint.
- La Mercedes noire avec le dessin de la montre sur la vitre arrière.
- Vous, mon pote, va falloir vous acheter des lunettes ou arrêter la picole. Y a pas plus de Mercedes noire que d'éléphants roses dans cette rue.
Allez, ouste. Vous faites perdre son temps à un honnête travailleur."
Il me vire du taxi.
Je scrute le flot des voitures.
La Mercedes noire continue d'avancer souplement, semblant glisser sur la chaussée telle un serpent splendide, fascinant, au venin mortel sans aucun doute.
Je me rue vers un motard qui est en train d'ôter son casque:
"C'est une question de vie ou de mort, vendez-moi votre moto et votre casque.
- Eh, mollo, le jeunot! J'arrive juste. Combien?
- 10000 euros.
- Tu te moques de moi?
- Bon, alors 15000.
- T'es fou, je te la laisse à 5000. Elle vaut plus rien, surtout les freins.
- Merci.
- Merci, merci. S'il t'arrive quelque chose, j'te connais pas, moi!".
Je me faufile dans la circulation et arrive à me mettre dans le sillage de la Mercedes.
J'éprouve une sensation bizarre, un léger malaise qui s'accroît au fur et à mesure que l'on s'éloigne du centre ville.

 Ompaquo 26 avril 2008 Envoie un message à Ompaquo Voir le profil de Ompaquo
La voiture prend l'autoroute et je la suis. Je suis à peu près à 30-40 mètres derrière elle. Il faut dire que je ne le fais pas exprès. Le gars à qui j'ai laissé un chèque avait drôlement raison : sa moto est vraiment pourrie. Je pousse la moto au maximum mais elle ne dépasse pas les 70 km/h. Heureusement le conducteur de la Mercedes noire n'a pas l'air très pressé. Je la suis maintenant depuis un bon quart d'heure et d'un seul coup la voiture se range dans la voie de droite pour prendre la route qui sert à sortir de l'autoroute comme une décision prise au dernier moment ou quelqu'un qui se fait diriger par une autre. Moi, ni une ni deux, je n'hésite pas, je prends la même voie et puis au moment de tourner la voiture disparaît et un mur apparaît à ce moment précis j'entre en panique. J'ai beau appuyer sur les freins, la moto ne se décide pas à freiner. Je me souvins alors de ce qu'avait dit l'homme à qui j'avais acheté cette fichue moto. "Elle vaut plus rien, surtout les freins." Et puis après, le trou noir.





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Bon à savoir:

Ponctualité est classée dans le genre Policier.

Commencée par Nono,
le 1er février 2005. L'histoire est composée de 11 participations.

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  • 9 Auteurs:
Plummot
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