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Sab67
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02 janvier 2006
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Un jour, je me promenais sur le bord de la rue Clic-Clac. C'est sur cette rue que s'est déroulée mon enfance. J'ai grandi ici, joué ici, trébuché ici et fait des ventes de trottoirs. J'ai changé de maison à l'âge de 13 ans, oui, l'année dernière. J'ai changé de maison car mes parents sont morts dans un accident d'auto. Et puis maintenant je suis ici, abandonné sur la rue, un pauvre sans-abri. Je me retrouve seul, sans amour, sans amitié, avec peine et froid. Tout ce que je vois me glace le sang. Je n'ai que mon manteau et une salopette trouée. J'ai faim, terriblement faim, mais personne ne peut me donner à manger. Et je n'ai pas d'argent, même pas pour un petit sac de jujubes. J'attends toujours un sauveur, depuis un an je le cherche, je l'attends et je pleure.
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Alchimiste8817
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02 janvier 2006
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Mais je me débrouille pas mal, petit gavroche que je suis, quand j'ai faim, je fouille dans les poubelles avant le passage des éboueurs. Des fois c’est le grand régal, beaucoup de restes de pizza, des biscuits, de la charcuterie ou des restes de je ne sais quoi, qu’importe le nom, l’essentiel c’est que ça se mange. Le plus souvent quand j’arrive trop tard je me contente de me coller à la vitrine de la pâtisserie du coin. Là, je me lance dans des rêveries; je m’imagine en train de dévorer tous les gâteaux tout entier en un clin d’œil et sous le regard du pâtissier, celui-ci étant devenu allergique à ma vue ne cesse de m’épier et de me sauter sur le cou à chaque fois qu'il m'attrape. La caissière quant à elle, elle est d’une gentillesse irréprochable. Quand, très rarement, il n’y a pas beaucoup de client, elle me tend un petit quelque chose qu’elle prend soin de mettre dans un sachet et avec son beau sourire elle me fait un clin d’œil complice…..
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Angel
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03 janvier 2006
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Mon plus grand problème est de me trouver un endroit où dormir. L'été, ça va relativement bien, il y a beaucoup de parcs et c'est agréable de dormir à la belle étoile. Le tout se complique vers le mois de novembre, quand le mercure commence à chuter de façon dramatique. Je suis trop jeune pour les ''hotels pour sans-abris'', les policiers nous chassent des stations de métro sous le fallacieux prétexte que nous dérangeons les voyageurs. Bien voyons donc, je ne dérange personne, je ne fait que me coucher en petite boule dans le coin le plus éloigné de la station. Si je suis chanceux, certains soirs je vais ''squatter'' avec des plus vieux dans des immeubles inoccupés. Au moins, je suis à l'abri des intempéries. Laissez-moi vous dire un secret: ce qui me fait le plus mal dans la vie ce n'est pas le manque de nourriture ou le froid humide qui traverse mes vêtements, non, c'est le regard méprisable, hautain des gens que je rencontre. Ce regard qui vous fait sentir comme un moins que rien, ces gens qui doivent se dire 'tiens, encore un autre drogué, un autre parasite de la société'. Comme j'aimerais leur dire qu'il n'y a pas si longtemps, moi aussi j'avais une belle maison, des parents attentionnés et aimants. Moi aussi je voyageais, j'allais voir des spectacles mais tout ceci appartient désormais à une autre vie. J'erre maintenant dans la grande ville, seul comme une âme en peine attendant le salut ou certains jours appellant la mort.
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Sab67
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03 janvier 2006
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Certain jours me font penser à la mort, oui la mort. Une mort atroce, qui viendrait me remplir l'esprit de passages malfaisants qui m'ont déjà envahis le coeur, la seule chose qui me rendent heureux. Je vis en peine et en faiblesse. Jour après jour je me rends à la pâtisserie du coin. Ce jour-là, la belle caissière semblait absente. Je rentre et je demande à mon chasseur d'une voix chevrotante : - Où est la jolie caissière?
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Eleinad
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03 janvier 2006
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- La caissière? Ya jamais eu de caissière ici. C'est ma mère qui encaisse. Fiche le camp, miséreux!" Et joignant le geste à la parole, il me jeta dehors à coups de pied. Je sortis. Et là,sous un porche, la caissière m'attendait, toujours aussi souriante, aussi jolie. "Chut! dit-elle,en m'emmenant loin du regard du patron. Je ne suis pas une vraie caissière. Il n'y a que toi qui me vois. Je serai là aussi souvent que je le pourrai. Tiens, prends ça." Et elle s'en alla, me laissant un gros paquet...
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Sab67
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03 janvier 2006
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"J'espère que c'est que la nourriture!" Alors une fois la jolie caissière partie, je commence à ouvrir le paquet. Il est très dur à ouvrir! Je tire sur le papier, essaie de de déchirer. Aucun résultat, le paquet resta intact. Frusté par la faim je pris le paquet et le secoua dans tous les sens. Finalement je le lançai par terre. Il tomba sur une roche ce qui fît ouvrir le sac. Je le prend et je regarde dedans, il y a...
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Alchimiste8817
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03 janvier 2006
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dans un papier était écrit ce poème: Prier Mort d’un monarque spirituel, Mort d’un enfant au Sahel, De qui des deux va-t-on se soucier, Qui sera le plus vite oublié. Ne faudrait-il pas plutôt prier, Pour tous ces jeunes gommés du monde, En silence ,et qui n’auront pas de tombe. Mort sur le bord de la route, Vite embrassé sans doute, Par des parents submergé, Par une infinie pauvreté. Tué par l’oubli, Rejeté par la négligence, Des mondes de biens remplis, Qui ne pense qu’à l’ingérence, A protéger leurs marchés, Plutôt que prier pour les oubliés.... ...... en bas de la feuille etait écrit : poème de Bernardah. Je n'ai pas très bien compris ce qui est écrit mais je me sentais mal à l'aise. Mes yeux s'emplissent de larmes, je cherche ma fée, disparue je ne sais où, je voulais crier, l'appeler pour qu'elle me prenne avec elle, sentir son parfum, sentir la chaleur humaine qui m'a abandonné très tôt.... je veux qu'elle revienne, que ma fée soit réelle, je veux vivre comme tous les enfants du monde, me sentir aimé. Accroupi sur le sol, les larmes aux yeux, la gorge serrée, je regarde mon paquet à peine ouvert...
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Angel
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04 janvier 2006
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à côté du biscuit aux pépites de chocolat (mon préféré), il y a une petit boule de poils bruns. J'ouvre plus grand le paquet et je m'aperçois que la petit boule est en fait un petit ourson en peluche tout doux au toucher. Je le prend dans ma main et souris en voyant l'inscription sur son chandail : 'Je veux être ton ami'. Comme si par un tour du destin, quelqu'un m'envoyait un petit clin d'oeil pour me dire que maintenant je ne suis plus seul. Je me presse de ramasser mon paquet et avec mon ourson dans les bras, je prend la direction du parc.
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Sab67
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04 janvier 2006
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Je marche, je tourne à gauche, puis à droite et je continue tout droit. Je franchi l'entrée du parc, le parc du paradis. En fait il s'appelle le parc des girouettes, mais moi je l'appelle le parc du paradis. Le paradis, car moi j'y vois des sourires, mon sourire, le bonheur des gens qui m'entourent. Je me couche sur la pelouse. Je sens les bestioles me chatouiller la nuque. Je respire l'air frais, mais pollué de la ville. Tout à coup, j'apercois mon ange, elle est au loin, et elle m'appelle. Je cours vers elle, je suis au paradis.
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Alchimiste8817
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06 janvier 2006
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Émerveillé, je voulais me jeter dans ses bras, mais le fait d’être repoussé tout le temps par tout le monde, même, par ceux qui voulaient me donner l’aumône ou avaient de la compassion, j’ai appris à me retenir par peur de l’écœurer, qu’elle soit fâchée et ne plus vouloir me voir. Avec mes habits, mes mains et tout mon corps sales et exhalants, je n’oserais jamais. D’un pas hésitant j’avance vers elle … Moi, qui étais victime depuis belle lurette de cette accablante indifférence des autres, me voilà à mon tour ignorant tout ce qui m’entoure! J'avance...
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Sab67
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06 janvier 2006
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tête basse, je vois toutes mes plaies non guéries qui me font mal. Bang, je trébuche. Elle me vois et s'avance vers moi, mes plaies recommencent à saigner. Je suis désesperé! Ma vie est devenue un enfer!!! Je ne veux plus vivre. Oui vivre, peut-être vivre pour mon ange, mais si je meure, va-t-elle venir avec moi? Je sors du parc et trouve un couteau dans la rue...
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Alchimiste8817
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13 janvier 2006
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Je continue mon chemin.... Je fais semblant de trébucher encore une fois, pour attirer son attention, mais rien elle ne vient pas à mon secours, elle ne fait aucune réaction. Elle était plantée là comme une star dans son poster. Je reviens vers le couteau, je tourne tout autour en plein milieu de la rue, je m'arrête puis me baisse pour le ramasser..... et d’un coup je suis jeté sur la pelouse, le bruit d’un camion ou autocar me perce les oreilles. Je ne sais plus ce qui vient de se passer, je me lève pour...
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Angel
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14 janvier 2006
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aller chercher mon couteau mais à ma grande surprise il a disparu. A sa place, au beau milieu de la chaussée, il y a une belle rose blanche. Ses pétales sont encore mouillés de gouttes de rosée. Je lève les yeux et je vois que mon ange qui, assise sur le bord de la fontaine, me sourit et me fait un signe d'approcher. Je ramasse la rose et pars en courant vers elle.
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Alchimiste8817
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19 janvier 2006
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J'avance, toujours à pas hésitant, les yeux baissés. Je la regarde timidement en cachant mon rire et ma joie...... Elle se lève, un paquet de gâteau à sa main comme à son habitude, puis elle s'accroupit comme pour me parler à l'oreille. Elle caresse mes cheveux et tout en lui tendant la rose je voudrais parler pour lui exprimer ma gratitude mais aucun son ne sort de ma bouche. Avec son index sur ses lèvres elle me fait signe de me taire, elle prend ma main et m’invite à la suivre…..
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Angel
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20 janvier 2006
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Nous traversons le parc sans être inquiété par personne car on dirait que ma fée a arrêté le temps. Personne ne bouge, aucun bruit de voiture, même les oiseaux se sont tus, comme si elle voulait que notre rencontre demeure à jamais secrète. Quel plaisir de marcher dans la rue sans avoir à regarder si des voitures arrivent sur vous, de pouvoir dévisager tous ces gens en manque de temps qui courent Dieu seul sait après quoi ! Mon ange gardien s'arrête devant une jolie maison, ouvre la porte et m'invite à entrer. La première chose qui me frappe est la bonne odeur du pain qui cuit et celle d'une soupe, et je me rend compte à quel point je suis affamé. Mon ange me pousse vers la cuisine, me fait asseoir à la grande table et me sers un grand bol de soupe au poulet avec plein de nouilles et une grande tranche de pain encore tout chaud et tout moelleux. Je déguste à petites bouchées ce bon repas sous les yeux attendris de ma fée. Quand elle me voit repousser mon bol, elle me prend la main et m'amène dans la salle de bain où un bon bain m'attend. Quelle joie de pouvoir enfin me débarrasser de toute cette saleté accumulée depuis des jours. J'ai dû m'endormir car l'eau est plus froide..Je me dépêche de me sécher et cherche partout mes vêtements quand je vois suspendu, un joli pyjama. Je l'enfile prestement et ouvre la porte de la salle de bain. Quelle ne fût pas ma surprise de découvrir mon ange qui m'attend patiemment. Elle me prend dans ses bras et m'amène dans une chambre, me déposant doucement entre les couvertures. Elle me borde et dépose un léger baiser sur mon front avant de sortir et de refermer la porte. Pour la première fois depuis des lunes, ce soir je vais dormir dans un vrai lit et en toute sécurité.
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Alchimiste8817
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02 février 2006
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Je crois que le petit dort en ce moment. Contrairement à moi, qui suis allongée dans mon lit depuis un bout de temps déjà, sans trouver le sommeil, j’ai plus de remords que je ne croyais. Je ne sais plus pourquoi je l’ai ramené ici; est-ce pour soulager ma conscience ou pour me culpabiliser encore plus? Le traîner dans ma vie est la pire des choses que je peux lui offrir, ma situation est instable. Je sais que le fait de le convaincre que je suis irréelle n’arrangerait pas les choses aussi bien pour lui que pour moi. Il est vrai que des fois on se sent responsable de la vie de quelqu’un sans qu'il y ait un motif précis. Avec lui c’est autre chose. Lors de notre première rencontre quand nos regards se sont croisés, il était comme à son habitude en train de regarder les gâteaux à travers la vitre de la pâtisserie. Je l’ai regardé et senti comme une magie… cet instant fût très long pour moi. Son regard m’a pénétré et j’étais loin de penser que j'étais pour m’attacher à lui de cette manière. A l'époque, j’avais beaucoup de compassion pour lui et je voulais lui venir en aide ce jour-là sans rien de plus. Il s'est enfui, après m'avoir vue et cela m’a fait très mal, ce n’est que longtemps après qu’il comprit que j’étais son amie et qu'il pouvait compter sur moi. Les jours passaient et mon humeur devenait dépendante de sa visite et malgré les menaces de mon patron j’ai continué à le choyer selon mes possibilités. Maintenant que j’ai quitté mon emploi, j'ai...
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Angel
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03 février 2006
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de la difficulté à boucler les fins de mois. L’argent commence à se faire rare, et malgré de nombreuses démarches, je n’ai pas encore réussi à me dénicher un autre emploi. Je lésine sur tout afin de garder un peu de liquidité pour mon petit Gavroche, pour mettre un peu de soleil dans son quotidien. L’amener à la maison n’était peut-être pas la meilleure des idées, mais je voulais que ce soir il dorme dans un environnement sain et sécuritaire. Pourquoi ce soir plus que les autres soirs ? Je l’ignore, peut-être que finalement c’est moi qui avait besoin de sécurité. Allons ma vieille, fais le vide dans ton cerveau et essaie de dormir, demain est un autre jour.
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Alchimiste8817
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06 février 2006
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Les premiers rayons du soleil qui me caressaient le visage venaient de m’apprendre que la nuit s’était enfin achevée et qu’une nouvelle journée s'était ajoutée sur les pages de ma vie. Je me réveillai et me sentais beaucoup mieux, avec même une joie qui me submergeait et me donnait beaucoup de force, enfin le courage de me lever. A la hâte je m’habillais et sortis avant le réveil du petit. Dans la rue, les remords reviennent pour me tenir compagnie. Je marchai fixant mes pensées, j’étais heureuse mais paralysée par la peur de ce qui allait se passer. Je pris la direction de la gare avec un grand poids sur le coeur, qui m’isola du monde qui m’entoure. Je m’en voulais encore et encore, je me demandais si le gamin allait comprendre mon message, car, sur la table de cuisine je lui ai laissé quelques pièces de monnaie pour qu’il s’en aille une fois qu’il ait pris son petit-déj. J’espérais qu’il était toujours convaincu que j’étais une fée, cela m’aiderait à apparaître et disparaître sans perturber sa vie ni la mienne. Je me vouais de le laisser tranquille et de ne plus refaire la même bêtise. Le poids sur mon cœur s’alourdissait d’avantage, et n’arrêter pas de donner des coups qui semblaient vouloir me dissuader. Malgré le soleil qui s’amplifiait sur tout le paysage, il faisait très froid et cela m’irritait beaucoup ce qui m’empêchait de réfléchir. J’étais debout devant les quais, et voulais prendre le premier train qui s’arrêtrait devant moi, mais quelque chose m’empêcha de monter, les passagers me bousculaient sans que je puisse faire un pas. Le train était reparti. Je sortis alors de la gare et rentrai chez moi avec l’idée de tout lui expliquer, lui avouer que je ne pourrais jamais l’adopter…. La bonne odeur du chocolat chaud me réveilla, j’étais très heureux que cela n’était pas un rêve comme les autres fois. Je me dirigeais vers la cuisine d’où me parvenait ce délicieux arôme. - Où es-tu ma fée, ma maman, ma destinée, ma sauveuse? me disais-je intérieurement. La chaleur qui m’accueillit me prouva que j’étais chez moi, que j’y serais pour toujours….
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Angel
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13 février 2006
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Je fis honneur au chocolat chaud tout en me demandant où pouvait bien être ma petite fée. Quand ma tasse fût vide, je la mis dans l'évier et entrepris de faire le tour de la maison, qui je l'espèrais, deviendrait MA maison. La première pièce qui attira mon attention semblait être une salle de séjour. Deux belles causeuses faisaient face au foyer de pierres. Ce qui était impressionnant était la quantité de livres qui étaient sur les tablettes. Vraiment de tout pour tous! Je m'imaginais déjà avec ma petite fée, assis confortablement en train de me perdre dans un des romans de Jules Verne ou de rire aux éclats en lisant un album de Tintin et cie. Je passai outre la salle de bain et ouvrit la porte de ce qui semblait être la chambre de la dame de la maison. Tout dans cette chambre, que ce soit les vieux meubles, la couleur des tentures et celle des murs, tout respirait la paix et la tranquilité. Je me dépêchai de fermer la porte, comme si je me sentais coupable d'avoir commis une certaine indiscrétion. Le bruit de la clé dans la serrure, un bruit de pas..c'est sûrement mon ange qui arrive.
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Alchimiste8817
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16 février 2006
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Un mauvais pressentiment me submergea. Je pensai aux maîtres de la maison, étaient ils méchants ou gentils ? Est-ce que cette maison est celle du méchant pâtissier ? Je pense à lui, parce que je crois que ma fée ne connaît personne d'autre que lui car jamais je ne l’ai vue avec quiconque. Voulait-elle juste se moquer de lui et lui jouer un mauvais tour qu’elle m’a ramené ici ? Non, ce n’est pas possible, les fées sont gentilles me dis-je dans mon for intérieur, comme pour me donner plus d’espoir et moins de peur. Les fées n’auraient pas réagit de la sorte sinon on les aurait pas appelées ainsi, et c’est elle même qui me l’a confirmé un jour. Elle m’avait dit, je me rappelle bien « il n’y a que toi qui me voit ». Bien que je me rappelle aussi que lorsque le méchant me pourchassait et qu’une fois loin je me retournais pour voir, je voyais bien que le méchant retournait toute sa colère sur elle. Cependant je n’ai jamais compris pourquoi elle n’a jamais levé sa baguette magique et d’un coup l’ait transformé en un vilain crapaud cela m’aurait fait plus plaisir que tous les gâteaux qu’elle m’offrait. La porte s’entrebâille. Je reste blotti derrière une grande plante dans le vestibule, comme ça, je pourrai bien voir qui va entrer sans être vu. Et soudain sans faire un geste je vois ma fée qui entre, l’air fatigué et désemparé, déroule son cache-col autour de son cou tout en ôtant son manteau, les suspendant sur le portemanteau de l’entrée, puis se dirige vers la cuisine ; c’est à dire du côté où j’étais caché, sans avoir l’air de m’apercevoir ni de vouloir me retrouver. Cela me glaça, et me donna envie de partir en courant dehors vers ma liberté ! Tout en sachant déjà ce qui m’attend là-bas, mon pire ennemi, l’indifférence des gens …. Je la regarde disparaître dans la cuisine, mon cœur bat la chamade, aller la rejoindre et lui parler, non je sais que les fées ne parlent pas ou plutôt pas quand nous on a envie. Elle apparaissent quand on a besoin d’elles et disparaissent après. C’est comme ça qu’elles sont différentes des mamans. Alors j’attends là…..
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