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Le poteau numéro 8. Celui sur lequel il s'était passé plein de choses tellement absurde qu'on ne peut pas les raconter. C'est interdit, même si le théâtre lui-même permet de ne pas interdire. Soit, la petite flûte s'était faite entendre au loin et était perdue à jamais dans les abysses de la cour de notre reine. - Notre reine? s'écrièrent les didons. - M'enfin, reprit le metteur en scène, c'est possible de rester un peu concentré? Il ne reste que 15minutes, vous comprenez, j'ai un train à prendre. Allez, du nerf voyons, sinon le spectacle, ce sera de la cacaille. Faut avancer, on est entrain de ramer, d'inventer n'importe quoi. L'absurde, ça se travaille vous savez, c'est ça qui fait que c'est de l'absurde, sinon, cela reste des cachotteries qu'on ne dit pas, et ça devient pourri. Un comédien ouvra sa voix plus fort que le metteur en scène, en tremblant de son corps. Il ne savait vraiment pas où il s'aventurait. Que pensait-il donc? Croyait-il vraiment comme un insouciant se débarrasser du courroux de son maitre? Croyait-il faire disparaitre à jamais la fierté plus qu'énorme qui l'habitait depuis tant d'années? Se déchainerait-il sur le poteau ou sur les dieux? Qu'était-il arriver à ce malheureux poteau...? Il ne le savait malheureusement pas et cela l'agaçait, tel Arlequin fournissant le feu.
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