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Ganja08
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27 mars 2006
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Le temps existe-t-il ? N'est-il pas juste une invention de l'homme pour avoir une ligne de conduite ??? Qu'est-ce que le temps ?? Pourquoi 1 heure égale-t-elle 60 minutes ?? Passé, présent, futur, est-ce que ça existe ?? L'homme explique tout par ses sens mais ses sens le trompent peut-être ??? Qu'est-ce que le présent ? Quelque chose qui ne dure qu'une fraction de seconde qui est presque inexistant, mais passé, présent et futur sont des choses imposées par l homme. Rien ne nous prouve que cela est juste.
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Fleur2yeux
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28 mars 2006
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- Je t'ai mis zéro Zoé, ca ne vaut rien ce que tu nous a écrit. Comme à vous tous d'ailleurs, vous avez pondu vos textes sur les chiottes ou quoi?? Je vous avez demandé de m'écrire un texte sur le "temps", quelque chose de censé qui fasse réfléchir le lecteur, qui le fasse se poser des questions, le fasse divaguer, se perdre dans le fil de ses pensées tant et tellement qu'il en oublierait d'aller bosser, mais en vous lisant, durant mes deux heures de calme attribuées chaque jour dans le flot de la vie familiale, je me suis fait chier !!! Oui vous avez bien entendu, je me suis fait chier !!!
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Bluekiss
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30 mars 2006
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-Mais monsieur...N'était-ce là la consigne? Un texte libre sur le temps. Voyez-vous, nous ne sommes pas fait tous pareils, il y'en a qui s'efforcent du mieux qu'ils peuvent et ne sont pas faits pour cela. -N'essaie pas de m'apprendre Zoé, je ne suis pas sot. Mais Zoé commençait à s'énerver sérieusement. -Et au temps que l'on passe dans vos cours, vou y avez pensé, vous? Hé bien je vais vous ouvrir un petit secret - il s'allonge prodigieusement. Le temps de suivre les aiguilles de l'horloge, nous nous endormons. Et les seuls moments où votre cours devient vivant, ce sont les moments où vous critiquez vos élèves sans tact.
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Licorneblanc
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11 mai 2006
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Sans parler de votre vocabulaire coloré, comment osez-vous vous exprimer dans un tel language? - Zoé, si tu ne trouves pas d'autres idées d'ici 17 heures, tu auras droit à 3 heures de colle et un tour chez le proviseur. Est-ce bien clair? - Oh que oui ! Et Zoé pensa pour elle qu'il était abruti, et irrécupérable. Car le temps, oui ce temps qui nous est donné, du lever du soleil à son coucher, comment les hommes peuvent-ils s'occuper, vaut-il mieux un temps court et bien rempli, qu'un temps long et ennuyeux? Le temps d'une méditation, ou le temps d'une cour assidue d'un amoureux transit, sachant que dans les deux cas, il existe le temps de la contemplation. Ah maudit prof..Zoé se sentait dans le vrai, même si c'était du vrac.
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Boule
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09 octobre 2006
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La sonnerie retentissante de l'interclasse lui apparut comme une délivrance. Un peu de paix dans ce monde de brute. Elle allait pouvoir souffler pendant vingt minutes, s'isoler, se coller un walk-man sur la tête sans musique, juste pour avoir l'air occupé et réfléchir à la parade qu'elle allait pouvoir trouver pour ne pas terminer ce devoir. De toute façon, elle ne reviendrait pas sur ses écrits. - Ce prof est tellement survolté qu'il est incapable de comprendre de quoi je parle ! Pour lui c'est du chinois ! Pour preuve, Colas est resté un mois le bras dans le plâtre au premier rang sans qu'il sans aperçoive. Les yeux dans les yeux, il le regardait. Et l'autre, tellement monté sur ressort toute la journée, qu'il n'a rien vu. Ce n'est que quand Colas lui a fait un croche patte en sortant du cours et qu'il est allé s'emplafonner la troche sur son plâtre qu'il a compris sa douleur. Pauvre type...Le temps, le temps c'est quoi ? Déjà, ouvrir les yeux, regarder le monde, prendre son temps, déjà ça, c'est le B-A BA. Soudain, elle eut une idée géniale, un truc qui faisait un peu adolescent mais qui pouvait marcher.
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Anonyme
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19 octobre 2006
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Il voulait une idée de ce qu'était le temps ? Il allait être servi ! Il allait avoir justement tout le temps d'y penser... Elle devait bien calculer son coup et ce n'est pas un devoir qu'il allait avoir sous ses mains, mais un rapport virtuel de ce sujet qui lui tenait à coeur. Elle regagna d'un démarche rapide la cour extérieure, le sourire au bord des lèvres.
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Boule
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06 novembre 2006
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Plus elle s'acheminait vers la salle de cours, plus son sourire se transformait. Il fallait absolument qu'elle efface toute ironie de son visage que certains pourraient en plus confondre avec de la joie. A force de se concentrer et de contorsionner sa bouche dans tous les sens, elle finit par le trouver. Ca y est, elle le tenait, ce sourire, à mi chemin entre La Joconde et celui d'un illuminé. Sans s'en rendre compte, son pas se ralentissait et se calait sur son sourire. Elle était sereine et déterminée à la fois. Ses yeux semblaient fixer quelque chose, quelque chose de lointain. Elle entendait vaguement ses camarades chahuter dans le couloir, comme un bruit de fond. Elle se laissait porter par sa vengeance. Elle était au-dessus de tout. Elle attendit qu'il n'y ait plus personne dans le corridor pour faire son entrée. Elle ouvrit la porte de la classe et, comme mûe par une force invisible, alla s'asseoir directement à sa place sans se soucier de quiconque. Le regard tourné vers la fenêtre, elle était partie pour ne pas ciller du tout, pour ne pas bouger. Le professeur occupé à écrire au tableau, ne la vit pas tout de suite. Mais lorsqu'il entendit des chuchotements de plus en plus nombreux, il se retourna vers elle et laissa tomber son manuel par terre. Il laissa seulement échapper un "Ca va Zoé ?". Zoé qui campait de mieux en mieux son personnage était bien décidée à le faire attendre...
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Boule
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16 novembre 2006
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Des secondes s'écoulèrent, le temps ne se pressait pas, il était au repos. - Hé Zoé, tourne-toi s'il te plaît et arrête tes idioties sinon je t'envoie chez le proviseur, brailla le professeur. Voyant que rien n'y faisait et que toute la classe semblait médusée, le professeur donna un gros coup de poing sur la table de Zoé pour la faire réagir. Il réussit juste à se blesser en faisant déraper son poing sur le bord d'un taille crayon en acier. - Aïe ! Tu me le paieras ma chère. Lève-toi immédiatement. Tu te prends pour un ascète ou quoi? Ou alors tu es complètement cinglée? Je vais convoquer tes parents pour usage de drogue, tu seras renvoyée. Zoé jubilait intérieurement. Il voulait un truc qui fasse réfléchir, qui fasse divaguer, qui fasse perdre le fil des pensées au lecteur. Il va avoir quelque chose à se mettre sous la dent, se dit-elle. Ca va être du grand art! Mais par contre, il va falloir qu'il se creuse les méninges pour la déloger de là. Parce qu'elle, elle ne bougerait pas. Les autres regardaient la scène, hébétés, le regard jonglant entre le professeur et Zoé. L'un ivre de haine, l'autre ivre de bonheur. Le claquement de porte résonna à peine aux oreilles de Zoé. Il allait prévenir le proviseur, elle le savait, elle les attendait...
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Lu7
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1er mars 2007
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Le temps passait. Elle n'avait aucune notion du temps. Le proviseur n'arrivait pas, car tout était arrêté. Plus un bruit, plus un mouvement. Puis, peu à peu, elle reprit conscience, mais... le bruit et les mouvement n'avaientt pas reprit, eux. Tout était calme, comme petrifié. Elle bougea lentement les doigts, mais rien. Seule elle pouvait bouger. Au bout d'un certain moment, elle eut peur, ne comprenant pas sa situation. Elle se leva, respirant à peine. Toujours rien. Un oiseau commença à chanter dehors. Zoé s'évanouit.
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Phyllis
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06 mars 2007
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- Hé bien jeune fille, ça sert à rien de bluffer, le proviseur est là, cracha son professeur, prpulsant du même coup des tonnes de postillons sur la première rangée. - Hein? Déboussolée,Zoé reprit vite conscence du monde qui l'entourait. Ça, ça avait été très étrange... vraiment. - Alors, puis-je avoir des explications? demanda le proviseur alors qu'il joignait ses mains sur son gros ventre, comme s'il voulait cacher l'énormité. Les deux adversaires se regardèrent. Mépris contre folie. Mais ne dit-on pas qu'il n'y a qu'un pas entre la folie et le génie? Personne ne parle. S'il pensait réussir à me faire parler comme ça, pensa la jeune fille. Pff, il verra comme le temps peut sembler long... ou court. Elle ricana silencieusement. - Ça suffit! tonna le profeseur, alors que les élèves commençaient à s'agiter dans les bancs. ... Le temps passait, ouais, mais quand même pas assez vite. Zoé réprima une grimace de douleur. Ouais, ça, c'était pas bon pour les muscles. Elle jeta un coup d'oeil sur son professeur: d'après la couleur rougeâtre qu'il avait,il devait pas lui non plus aimer cette situation. Elle allait gagner. Ouais...
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