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Jul
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27 octobre 2006
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Il arrive que parfois, on fasse quelque chose, en sachant qu'on le regrettrera. Pourquoi ? Ça je n'en sais rien, je n'en ai jamais rien su. Je n'ai jamais cherché à apprendre quoi ce soit, pas par envie ; c'est juste un choix que je n'ai jamais pu expliquer. Il y a trop de choses inexplicables, enfin trop longues à expliquer. L'atmosphère extérieure ne m'a jamais plu, je ne suis jamais sorti de chez moi que par nécessité et jusqu'à l'âge de 13 ans , je n'avais jamais pensé, même une fois, à enfin entrer à l'école. Cette idée ne m'avait jamais traversé l'esprit. Lorsque mes parents me forcèrent à y entrer - ce fut d'ailleurs un moment hilarant pour mes camarades - je me mis à me débattre forçant le gardien à ouvrir entièrement le portique. Et alors chaque journée, je siègeais au fond de la classe, affrontant tant bien que mal ces regards sarcastiques, sournois et persistants inhabituels. Quant à leur programme scolaire, si je me souviens bien, je l'avais vaguement parcouru quatre années auparavant... Un après-midi d'automne, un jeune garcon que j'avais aperçu du fond d'une des salles de cours me tendit la main. Ce geste fut réprimé par mon regard apparemment noir et quelque peu interrogateur. Il prit toutefois la peine de me sourire et dit de sa voix juvénile: " Géraud Pincil de la Maréebasse " Je prononçai un bref enchanté et partit dans le sens contraire en manquant de bousculer trois autres garçons qui épiaient la conversation, les trois me tendirent aussi leur main et prononcèrent chacun leur nom à tour de rôle ; " Thomas Pincil de la Maréebasse " " Victor Giéapercut " " Augustin Feunil ". Je me retins de ne pas commencer à commenter leur nom ridicule et le lien apparent des deux premiers mais j'entrepris une conversation, moi naïf, ne sachant pas ce qui m'attendait.
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Vronique
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16 novembre 2006
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Il fallait bien que je tente de montrer un peu d'humanité et j'avais décidé de condescendre à parler à ces abrutis avec lesquels je partageais les locaux scolaires.
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Lilandril
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17 avril 2007
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Je parle, ils répondent, je parle, ils répondent... J'avais l'impression d'être ma mère quand elle discutait avec ses amies au portable. Elle semblait y prendre plaisir, mais pas moi. Je ne voulais pas leur parler, et pourtant, je continuais, sans pouvoir m'arrêter. Sensation désagréable... Je parle, ils répondent, je parle, ils répondent... Quand finira ce manège infernal ? Eux, comme ma mère, semblent prendre du plaisir à m'écouter. Suis-je tellement misanthrope ? Je parle, ils répondent, je parle, ils répondent... - C'est quoi ton nom, toi ? Je me raidis. - Ca te regarde pas. Et je cours... J'ai réussi. Pourquoi cette question a quelque chose de plus énervant que les autres ? Peut-être parce que ces idiots s'étaient mis en tête que je les aimais bien... Foutaises.
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Wind
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1er juin 2007
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Je cours et cours encore, dans la cour où tous semblent me regarder de travers. Pourtant chaque corps que je frôle tend une main se voulant chaleureuse. Je vois tous ces bras se déployant comme des tentacules répugnantes. Mais que me veulent-ils ? Parfois j'entends des phrases, jetées vers moi dans le vent. "...quoi ton nom ? ", "Arrête de courir ! " , " Attends ! ", " Où tu vas ? ", " Eh ! " , " Qu'est-ce que tu fais ? " Soudain le propriétaire d'une paire de ces tentacules parvient à me faire tomber. Grosse erreur d'inatention de ma part. Je me retrouve au sol et très vite entouré de mines souriantes de gamins heureux. A nouveau des mots généreux me submergent : " ça va, tu t'es pas fait mal ? ", " tiens, tu veux un morceau de gâteau ?", " Excuse-moi, je ne voulais pas te faire tomber ", " C'est quoi ton nom ? ", " Moi c'est Henri Pincil de la Maréebasse ", "Et moi, tu me connais déjà, je me suis déjà présenté tout à l'heure, Thomas Pincil de la Maréebasse, mais tu peux m'appeler Thomas. ", " Pourquoi tu réponds pas ? ", " T'as peur ? Faut pas ! " Non, je ne répondrai pas cette fois, je ne ferai pas cette erreur. Me sortir de là au plus vite. Quelle idée j'ai eue d'engager la conversation tout à l'heure ! Je le regretterai toute ma vie ! Déjà des bras tentent de me soulever : " Allez, ne reste pas par terre ! Viens jouer avec nous ! "
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