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Tycoon
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24 janvier 2004
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Charles rentre chez lui après une longue journée de travail. Sa besace, sa gourde et sa scie sur le dos, il arrive en haut d'une colline. De là, il voit sa maison qu'il a bâtie de ses mains et à la sueur de son front. Sa femme Caroline étend le linge et ses filles jouent dans la poussière avec le chien. Une tarte refroidissait sur le rebord de la fenêtre. Il regarde fièrement sa vie devant lui, vie heureuse et tranquille. Charles : "Bonjour les filles, vous avez fait vos devoirs ?" Les filles : "Oui papa" Il s'adresse ensuite à sa femme Charles : "Caroline, comment s'est passé cette journée?" Caroline : "Oh Charles!!!! Il m'est arrivé une catastrophe...
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Jeanguy
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27 janvier 2004
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Charles : "Ne me dis pas que tu as encore raté la soupe" Caroline : "Si et j'ai vendu tous les oeufs à Madame Olson" Charles reste pensif un instant et se décide. Il pénètre dans la petite maison et prend son fusil qui se trouve au-dessus de la cheminée, y met deux cartouches, ses yeux rouges de sang. Puis il sort et se dirige vers Caroline Charles : "Caroline trop c'est trop! Il faut que tout cela cesse, ma famille ne peut plus mourir de faim. Il faut que je fasse quelque chose qui ne va pas te plaire, mais j'y suis obligé" Caroline : "Oh Charles je t'en supplie, je t'aime. Ne me fais pas de mal !!!!" Charles : "Si Caroline, je vais à la chasse"....
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Hermine
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1er février 2004
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Caroline: Mais Charles, te rends-tu compte de ce que tu dis?... Si tu vas à la chasse, tu seras obligé de tuer des petits animaux de la forêt!!
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Moo
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11 mars 2004
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Charles : "Si je ne le fais pas, ce seront ces mêmes animaux qui nous mangerons!" Charles ne peut regarder plus longtemps Caroline qui l'implore d'y renoncer. Il tourne violemment la tête et sort de la maison sans prendre soin de refermer la porte derrière lui.
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Hermine
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15 mars 2004
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Alors ses filles qui jouaient dans le jardin le voient se diriger vers la forêt et s'empressent de le rejoindre. Les filles (ensemble) : Papa ! Papa ! Tu vas te promener dans la forêt? On peut venir avec toi? Marie (inquiète) : Mais papa, pourquoi as-tu pris ce fusil?
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Tycoon
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09 mai 2004
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Charles : Oh Marie !!! Ne regarde pas cette arme je t'en supplie, si tu pouvais être aveugle pour ne pas la voir. Marie avait en effet toujours eu peur des armes surtout du fusil de son père qui était une vieille pétoire qui partait de façon intempestive. C'était d'ailleurs elle qui était à l'origine d'un drame familial. C'était l'hiver 1884...
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Nono
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09 mai 2004
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...juste avant le printemps 1884, un terrible orage de grêle avait détruit les récoltes à venir. Charles était parti livrer du bois à la scierie, et Caroline avait rassemblé les femmes du village pour moissonner les récoltes qui n'avaient pas été touchées. Les filles sont alors seules dans la maison...
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Chris1
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19 mai 2004
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et alors qu'elles jouaient à "ha ha j't'ai touché maintenant c'est à toi de m'attraper si tu peux" (l'ancêtre d'un jeu bien connu maintenant) ; les filles tombèrent nez à mire avec le fusil. Et braves filles qu'elles ne sont pas inventèrent un nouveau jeu avec le vieux fusil...
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Hermine
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10 juin 2004
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qu'elles appelèrent "ha ha je tire d'un coté et toi de l'autre et on verra bien c'est qui va gagné" (l'ancêtre du tir à la corde, qui désormais se fait avec une corde parce que sinon ça s'appellerait pas comme ça...)
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Tycoon
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12 juin 2004
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Elles commencèrent donc à jouer avec frénésie l'une tirant d'un côté et l'autre de l'autre, puisque c'est le principe du jeu. Mais le vieux fusil qui avait déjà bien vécu était rafistolé de partout. Le chien ne tenait que presque plus, et les tirs de cette pétoire partaient parfois de façon intempestive. Charles d'ailleurs laissait toujours chargé le vieux fusil avec de la chevrotine, une balle à cochon redoutable dont il confectionnait chaque plomb lui-même. Il disait qu'une seule balle pouvait décrocher la cloche de l'église, réputée pour sa robustesse dans tout le pays. Les filles donc entreprirent ce nouveau jeu...
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Chris1
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30 juin 2004
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quand soudain... Marie: Oh non !!! Laura: Quoi ?! Marie: Oh non !!!!!!!! Laura: Mais enfin, quoi??!! Laura n'avait pas vu que lors du dernier tir de sa soeur, le drame, une balle perdue !! Et oui, une triste histoire. Les filles avaient perdues lors de cette journée une balle à laquelle tenait énormément leur père. En effet, cette balle avait une histoire aussi.
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Raph
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02 septembre 2005
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Mais l'heure n'est pas encore au récit de cette vieille histoire de balle, et puis de toute façon c'est assez "olé olé", comme on dit, et des enfants pourraient tomber sur ce récit licencieux... Bref. Charles partit donc seul dans la forêt avec sa vieille pétoire toute déglinguée, laissant Caroline trouver une histoire bidon à raconter aux gamines pour justifier le départ précipité de leur père, fusil à l'épaule. Après quelques centaines de mètres à franchir buissons épineux et jeunes chênes encombrants , Charles se dit :
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Gilbert
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09 septembre 2005
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- Après tout, j'aurais dû prendre ma carte bleue, et voir si à la grande surface, ils ont toujours ce jambon fumé, un régal.
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Patty
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10 septembre 2005
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Caroline pendant ce temps là, cueillait des pommes dans le verger, elle voyait déjà cuire dans son four une magnifique et succulente tarte aux pommes et cannelle que Charles dégusterait après sa rude journée. Soudain elle entendit un craquement derrière elle... mais avant qu'elle n'eut le temps de se retourner, elle se sentit pousser vers le pommier qui, mécontent d'être ainsi molesté, lui asséna 45 grosses pommes sur la tête qui l'étourdirent suffisamment pour qu'elle perde pied et s'effondre lamentablement sur l'herbe touffue qui entourait ce vilain arbre...Elle ouvrit les yeux, et horrifiée de ce qu'elle vit, elle tomba dans un coma profond...
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Nikita
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04 octobre 2005
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Les filles inquiètes ne voyant pas leur mère rentrée, se précipitent vers le verger. Laura arrive la première comme d'habitude, Marie affolée, cherche à réanimer sa mère et consoler sa petite soeur. Elle se désole qu'à leur époque il n'y ait pas de téléphone mobile ni d'ambulance pour secourir sa mère et le docteur Bekker etait allé dans un autre village. Soudain elle se souvient d'oncle Edwar qui habite juste à côté et qui a des remèdes pour toutes les maladies. C'était bien lui qui avait sauvé Laura quand elle a été mordue par un serpent... Sans perdre de temps elle ordonne à Laura d'aller le chercher. Cette dernière, vive comme un éclair, s'éclipse derrière la colline. Marie a bien fait de penser à oncle Edwar; voilà sa mère qui reprend des couleurs et qui lui dit :
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Linley
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21 novembre 2005
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-Ed...Edwar...Edwar... -Ne t'en fais pas maman, j'ai envoyé Laura chercher l'oncle Edwar, et elle court vite ! -N...non...non...arrive à articuler Caroline dans un souffle, subitement plus pâle. -Mais si maman tu sais bien, elle gambade comme un lapin!
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Leika
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21 novembre 2005
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-Edwar... é... - Quoi, maman, tu n'as plus confiance en lui? - Non, Edwar est au vill..age - Ah mon Dieu non ! Que vais-je faire, maman dis-moi ce qu'il faut faire? - La tar....la... - La quoi? - La tarte va brûler, enlève-la du four.... - Mais tu n'as pas encore préparé de tarte. - Si... la surp...
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Michele
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23 novembre 2005
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Et puis elle se souvint que la tarte refroidissait sur l'appui de la fenêtre. - Mais maman, la tarte est faite, elle est près de la fenêtre. - Ah oui ! Je me souviens, mais il ne fallait pas envoyer ta soeur chercher Edwar, ça va maintenant, je sens que je reprends mes esprits. Donne-moi un verre d'eau, cela m'aidera, et puis je vais préparer une autre tarte avec les pommes qui sont tombées. Ainsi, vous aurez de quoi vous sustenter.
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Bluekiss
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24 novembre 2005
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...La tarte était amoureusement préparée pour la famille Olson. Caroline avait formellent interdit aux filles (et surtout à la petite) d'y toucher, sous peine de privation de dîner. Pourtant Marie, à la vue de ce chef-d'oeuvre succulent, se pourlécha les lèvres et ne put s'empêcher de saisir un couteau. Elle accourut vers la fenêtre et prit doucement, presque religieusement, le dessert interdit et tant convoité. La gamine souleva la petite serviette bleue qui couvrait le tarte et la renifla. Un arôme de pâte ferme et de l'intérieur onctueux emplit ses narines. Une autre odeur, étrange et non identifiable se mêlait à ces parfums, mais cela ne perturba nullement Marie. Elle se coupa une part généreuse et l'engloutit d'un coup, sans prendre le temps de la savourer. Ensuite, elle remit la tarte à sa place et s'en alla dans les bois. Sur le chemin rien d'extraordinaire ne se passa. Mais une fois arrivée aux bois, elle aperçut une sorcière aux cheveux verts qui lui faisait des signes étranges. Des petites créatures à cornes volaient autour. Elle s'en approcha doucement... -Ma petite, sais-tu que ton père en est un? Mon Dieu, elle a vraiment une voix odieuse...se dit Marie -Mais un quoi? -Ben...Comme nous quoi, les damnés du cercle vert...
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Linley
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02 décembre 2005
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-Vous mentez! s'emporta Marie. Jamais mon père n'en serait un! -Eh bien vois par toi-même ma douce, lui répondit la sorcière de son horrible voix rêche, effectuant un geste de la main vers les menues choses volantes. Alors celles-ci se mirent à tournoyer en une traînée scintillante, telle une auréole, dans laquelle apparut une image. Marie s'en approcha, pour mieux discerner: C'était son père, son fusil à la main, s'enfonçant furtivement dans les fourrés tel un chasseur d'expérience, mais autour de lui évoluaient d'étranges petites créatures à cornes! -Ça alors! s'exclama Marie.
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