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Les pas résonnaient dans le couloir vide. A part ces pas, aucun bruit ne venait troubler le silence dans ce couloir paisible éclairé par des néons. Le bruit d'un calibre 40. qui heurtait un couteau de combat accompagnait l'homme aux yeux rouges, qui avaçait vers on ne sait quel obscur objectif. Jonh Pherton, la trentaine, se trouvait au milieu d'un joli capharnaüm. Les familles de son quartier qui venaient d'être évacuées dans ce gymnase communal ne tentaient même pas d'être discrètes, ce qui donnait un bruit de fond assez insuportable. Déplaçant son corps fin vers les toilettes, Jonh se passa une main dans ses cheveux bruns. Des bruits commençaient à arriver jusqu'à l'homme. Un brouhaha indescriptible d'où on ne pouvait aucunement comprendre ne serait-ce qu'une bribe de parole. Les cliquetis le suivaient toujours dans sa démarche lourde. Il ouvrit une porte, et le bruit monta nettement en volume. Au bout du couloir, une porte était en train de se refermer sur un gymnase où des dizaines de famille s'entassaient. La porte se refema derrière John qui se dirigea vers la droite. Il entra sans complexe dans les toilettes des femmes, les plus proches, et se mit à boire au robinet. Il se redressa et s'essuya les lèvres sur son T-shirt déjà collant de sueur. La glace lui renvoya son reflet, avec sa barbe mal rasée, ses lèvres se transformant souvent en un sourire ironique et ses yeux marrons pleins de malices. Même si sa masse musculaire était plutôt modérée, il plaisait aux femmes, et il leur rendait bien. Il était d'un naturel sociable, même si il n'avait pas beaucoup de tact. Il ne connaissait pas vraiment l'âme humaine et ses abysses. Lui, il était plutôt à profiter de la vie, sans se soucier réellement de la portée de toutes ses actions. Il ne manquait jamais une occasion de bien se marrer, que ce soit avec un ami ou un compagnon de bistrot. Il faut le dire franco : il pouvait avoir l'humour d'un gamin de huit ans. Mais l'aventure qu'il allait vivre allait le changer à jamais. Un dernier regard dans la glace, et il sortit des toilettes. Des bruits de pas, sur sa droite. Un homme passa, la démarche lourde, et un étrange cliquetis le suivant, comme s'il le produisait en marchant. L'homme ouvrit la porte, ce qui entraîna une montée subite des décibels. Une fois la porte close, Jonh commença à faire des étirements quand des coups de feu claquèrent. Ayant vidé ses onze balles sur diverses personnes, l'homme continuait maintenant sa tournée macabre, donnant des coups de couteaux dans toutes les directions. Blessant souvent les gens gravement, il était déjà couvert de sang. Soudain, une femme sa plaça devant lui. Jonh entra en trombe dans le gymnase, et faillit tomber en glissant sur une marre de sang. Un homme était allongé par terre, un trou d'une taille démesurée dans la poitrine, et plus loin, une femme était en train d'agoniser, la jugulaire plus explosée que tranchée. Pour trouver l'orgine du massacre, il n'eut qu'à suivre le chemin de cadavre dont tous voulaient s'éloigner le plus possible. Il finit par le voir. C'était l'homme qu'il avait croisé dans le couloir. Il se mit à courir, et il vit avec effroi une femme se mettre en travers du chemin de l'autre psychopate. - Partez ! lui cria-t-il. Partez ! Au lieu de ça, elle sortit un 9 mm et tira quatre fois dans la poitrine de l'homme. Il y eut un moment de flottement, puis l'homme, comme s'il ne s'était rien passé, tenta de trucider son adversaire féminin. Dans la lutte, l'homme finit par se mettre face à John, qui put observer ses yeux étrangement rouges. Tout rouges.Trois coups de feu, et ses yeux devinrent blancs. L'homme s'éffondra sur le sol. Soudain, toutes les portes s'ouvrirent à la volée, et des dizaines d'hommes et de femmes semblables déboulèrent dans la pièce, tous armés au moins d'une hache.
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