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Eleinad
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11 février 2006
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Choisir un mot simple, compréhensible par tous. Ecrire une histoire courte inspirée par ce mot. Ce mot restera une semaine et la semaine suivante, quelqu'un choisit un autre mot qui générera d'autres histoires courtes.
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Eleinad
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11 février 2006
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J'ai trouvé cette idée dans une revue: "écrire magazine", dans le courrier des lecteurs. Geneviève Thilbert, une lectrice, raconte" s'astreindre à écrire quotidiennement autour d'un mot tiré au hasard du dictionnaire." Comme exemple, elle donne le mot fillette. Je vous livre son texte: Fillette. Quand sa lettre annonce la visite de l'oncle Paul, c'est la fête à la maison!Oncle Paul, frère aîné de Papa , nous gâte et nous amuse.....Il chantonne en me regardant: " Fillette, Fillette, Fluette, Coquette..." et je ris aux éclats plus à cause de ses mimiques que de ses rimes. Je passe à sa conclusion: A mes cinquante ans, lui en a quatre-vingts, et continue de me fredonner:" Fillette, Fillette, Fluette..." Mais là, je me demande s'il n'y met pas quelque malice, car non seulement la fillette est bien loin, mais la fluette encore davantage! Je pèse soixante-quinze kilos. Avouez que lui aussi est lourd. En conséquence, je vous propose un mot pris au hasard:[ MAISON jusqu'au 18 février.
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Eleinad
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11 février 2006
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La maison bleue La forêt ondule, moutonne sur les collines, mêlant les nuances de vert du plus tendre au plus foncé. Par une trouée, une combe dévale en un torrent d’herbe drue vers un ruisseau d’eaux vives. Au confluent de ces deux vallées, l’une sèche depuis des centaines d’années et l’autre mouillée pour des siècles encore, un pré s’étale devant une maison. Des joncs, des iris, des saules bordent la partie la plus humide. Une vigne naît en terre sèche et d’une treille protège la terrasse de l’habitation des ardeurs du soleil d’été. C’est une maison aux murs bleuis de sulfate. Bleus sont aussi les volets. Comme la charrette sous le hangar, se languissant d’un cheval qui la traînerait vers le travail. Elle ne servira que pour les foins et les vendanges. Des fenêtres s’ouvrent au levant, d’autres au couchant. Le soleil est le bienvenu aux premières heures du jour pour éveiller les habitants et aux dernières pour enluminer êtres et objets avant le sommeil. Des clapiers et un poulailler s’abritent contre un mur, se protégeant du vent et de la pluie. Pas de mare. Les canards se prélassent dans les flaques du bord du ruisseau. Un autre bâtiment s’adosse au hangar, se préservant lui aussi de la pluie et du vent. Y vivent une quinzaine de chiens au poil court, roux et luisant. Animaux bien soignés, ils sont les survivants d’une meute que l’on ne peut plus entretenir. Ils lui tiennent compagnie. Plus de chevaux de selle non plus, juste une jument de trait. Le seigneur, Adrien de Beauregard, ne chasse plus. Il loue ses terres à des citadins qui tirent ses sangliers et ses chevreuils. Il n’habite plus le château, non plus. Il vit dans la maison bleue, demeure de régisseur certes, mais de roturier malgré tout.
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Eleinad
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12 février 2006
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Ma maison. Pourquoi j'aime ma maison? D'abord, est-ce vraiment ma maison? Je crois plutôt que c'est celle de mes chats. Ou celle des chats en général. En été, mes nuits d'insomnie, je les passe dans le jardin.Dans mon hamac, enroulé dans un duvet, calée par des coussins, je lis à la lueur d'une lampe frontale. J'entends le "clap, clap" de la chatière. Je regarde: un chat sort. "Mais, je ne le connais pas celui-là!". Il s'installe à bonne distance, fait sa toilette puis attend. Je lui parle doucement et quelquefois, il s'approche, se laisse caresser. Enfin, c'est quand même ma maison, avec ses grandes baies vitrées, sans rideaux, le bois dont elle est faite, sa cheminée, son jardin sauvage,son portail ouvert, son pêcher mort que l'on ne coupe pas. Par sentimentalisme? Non. Les chats s'en servent pour grimper, sauter, se poursuivre, faire leurs griffes. Ma maison, c'est aussi et surtout la cuisine. Claire, colorée, gaie. Ma maison, ce sont aussi les amis qui viennent partager un repas ou un thé . Ma maison, c'est ma fille qui y chante dès qu'elle est là. Ma maison, je vous l'ouvre, si vous passez par chez nous.
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Eleinad
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19 février 2006
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On ne peut pas dire que ce fut un succès mais, je persévère. nouveau mot: donner A vous de jouer!
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Griffette
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20 février 2006
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-Donne moi ça, c'est à moi! -Non, même pas vrai! -Si, même que c'est François qui me l'avait donné à mon anniversaire! -Pi alors, tu jouais même pas avec!! T'en fais exprès! -Mamaaaaaaaannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn! Mamaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn! Y a Manon qui veut pas me donner ma Polly Pcket alors que c'est à moi! -Oui mais elle jouait même pas avec at comme par hasard elle la veut! C'est toujours comme ça avec elle! CLAC....... Manon a claqué sa porte.......et a gardé la poupée. Je monte l'escalier...Léa pousse la porte , Manon résiste derrière. Je respire un grand coup en repensant soudain à la réflexion d'une voisine en apprenant que j'allais avoir des jumelles. "C'est juste une question d'organisation, mais qu'est-ce que c'est mignon!"
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Eleinad
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20 février 2006
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Bravo! C'est très vivant. De temps en temps, tu devrais les prêter à cette charmante voisine.
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Eleinad
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20 février 2006
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Donner est plus facile que recevoir. Certains donnent pour créer une dépendance du bénéficiaire. Donner la vie. En fait, on la passe juste à quelqu'un. C'est un relai. Se donner la mort. Cadeau ultime de ceux qui ne peuvent plus recevoir.
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Griffette
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20 février 2006
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Donner un signe de vie Donner la réponse à une question, puis à de plus en plus de questions Donner la main donner un baiser, le premier donner une claque parfois, ça échappe donner son avis sur tout, sur rien donner de son argent, mais pas trop donner de son temps, le plus souvent donner son corps, amoureusement donner des coups de reins, des coups de pieds des coups de frein donner la vie donner le sein donner donner donner s'abandonner et s'envoler ..un jour
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Niloute
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23 février 2006
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c'est dommage qu'on ne puisse pas faire un petit commentaire sous chaque texte ! ou alors, je suis nouille ! c'est surement ça ! dites moi ce qu'il faut faire ! j'aime bien le texte de griffette du 20 fvrier 2006 celui d'angel est chouette aussi ! mais comment dois je faire ? au secours !!!
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Angel
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23 février 2006
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Bonjour Niloute, Il est impossible de faire des commentaires sous chaque participation, à moins qu'il n'y ait pas d'autre participation. Sinon, tu fais comme nous et fais des commentaires en bloc. Bienvenue sur Légow, j'espère que tu apprécieras l'expérience. Si tu as des questions, tu peux m'envoyer un message ou à mes collègues soit: Nono, C3ed, Godfather ou Raph. Nous nous ferons un plaisir de te répondre. Bonne journée à toi! Angel
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Eleinad
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26 février 2006
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Comme ce jeu ne passionne pas les foules, je fais un dernier essai: le nouveau mot est parole. A vous de jouer. pour les commentaires, il y a les mp.
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Eleinad
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26 février 2006
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Souvenir pour certain(e)s, découverte pour d'autres. "Encore des mots, toujours des mots Les mêmes mots. Rien que des mots. Des mots faciles, des mots fragiles C'était trop beau, Bien trop beau. Mais c'est fini le temps des rêves. Les souvenirs se fanent aussi Quand on les oublie. Merci, pas pour moi. Mais tu peux bien les offrir à une autre qui aime le vent et le parfum des roses Moi, les mots tendres enrobés de douceur Se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur.. Parole, parole, parole Parole, parole, parolle Parole, parole, parole, parole, parole Encore des paroles que tu sèmes au vent. Si tu savais comme j'ai envie d'un peu de silence." Et, à la fin de la chanson, j'avais toujours envie que Dalida dise à Alain Delon, ce grand ...: " Casse-toi, tu pues". Mais Renaud ne chantait pas encore. J'en ai assez de voir des filles aurour de moi se laisser berner par de beaux parleurs. Je préfère, de loin, les caressants taiseux .
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Niloute
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26 février 2006
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Parole... n'en avoir qu'une ! c'est la donner sans arrière pensée... savoir la donner, pour les causes méritées... et se faire respecter ! écouter celle de Dieu, pour apparendre à méditer... en écrire de belles, pour de jolies ritournelles ; des beaux mots, des gros mots, des mots tout courts ou de longs discours, pour dire la parole... celle que l'on dit, celle qui s'envole !
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Niloute
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26 février 2006
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eleinad du 26 février d'accord avec toi ! y en a qui causent beaucoup trop ! et c'est marrant, c'est souvent ceux qui agissent le moins ! d'un autre côté, je vis avec un taiseux... pas toujours marrant ! faut le torturer pour savoir ce qu'il pense ! l'entre-deux, ça existe ?
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Griffette
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27 février 2006
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un taiseux.........Niloute serait-elle du Québec aussi? Je ne connaissais pas taiseux, j'aime bien l'image, c'est mieux que renfrogné, silencieux, mufle introverti et j'en passe... Le mien de mari est taiseux quand c'est moi la parleuse... Mais il peut devenir parleur, beau-parleur voire haut parleur (en manif ) et je deviens taiseuse à mon tour, limite renfrogneuse... La parole peut ennivrer celui qui la manie trop et saouler les autres. Elle peut ennivrer celui qui la manie bien et donner du pétillant aux yeux. Elle peut faire mourir des illusions. Elle peut aussi les nourrir. Certains la prechent en disant que c'est la bonne, l'unique la vraie! D'autres la donnent et la... reprennent. Moi je l'offre comme un souffle....on la prend au vol ou on la laisse s'échapper....J'aime sa légèreté de petit grain de sable qui peu tant parfois.
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