Dès l'aube à Paris
Dès l'aube à Paris
Le calme de la vie parisienne à l'aube où tout s'éveille et se prépare pour une longue journée




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 Patoune 24 février 2008 Envoie un message à Patoune Voir le profil de Patoune
Non, ce n'est pas la chanson "il est 5 heures Paris s'éveille" mais presque, puisque dernièrement un film PARIS est sorti dans les salles de cinéma.
On n' a peut-être pas tous vécus ce moment matinal où tout commence à Paris.
Pour ceux et celles qui souhaitent en savourer quelques moments, voici ce que l'on peut ressentir.
Les rues ne sont pas encore remplies de toutes ces machines polluantes et encombrantes qui donnent à Paris une image qui ne lui ressemble pas.

 Envolemoi 24 février 2008 Envoie un message à Envolemoi Voir le profil de Envolemoi
Je suis sortie à pas feutrés de l'immeuble. Seul dans l'entrée, le chat du gardien me suit, profitant de l'ouverture de la lourde porte vermoulue.
Je respire à pleins poumons l'air vif de ce petit matin, la rue sent la pluie d'hier et mes pas glissent sur le bitume humide. Le square n'est pas encore ouvert, je saute la grille rapidement et dans la pénombre, je suis l'allée que je connais par cœur. La lune brille et me guide jusqu'au banc où j'aime lire les après-midi de liberté. Je reste là quelques instants à humer l'odeur du feuillage mouillé, j'entends le premier oiseau siffler.

 Anonyme 25 février 2008 Envoie un message à Anonyme Voir le profil de Anonyme
Je ferme les yeux et me laisse bercer par le bruissement des feuilles. Au delà des grilles, les immeubles, çà et là une fenêtre s'éclaire. Je me plais à imaginer la vie de tous ces gens. Je voudrais que cette nouvelle journée soit belle pour tous. Dans l'aire de jeux oublié sous un banc, un ballon rouge attend son propriétaire, la balançoire oscille tranquillement avant les ébats de la journée, le tourniquet est encore au repas, tantôt il reprendra son manège. Les étoiles s'éteignent une à une, saluées par le croassement des grenouilles, dans la mare au fond du parc. A présent la plupart des fenêtres sont éclairées. Le grincement de la grille se fait entendre. Le gardien du parc commence sa première ronde.

 Patoune 25 février 2008 Envoie un message à Patoune Voir le profil de Patoune
Un moment de solitude pèse en moi. Le tout Paris s'attend à vivre à nouveau comme chaque jour une vie trépidante et étouffante. Le seul instant où l'on peut respirer, et découvrir Paris comme autrefois, c'est bien celui du matin, à l'aube, lorsque les cafés inanimés de la nuit commencent à s'emplir de gens prêts à rejoindre leur bureau ou tout simplement à vivre une petite journée bien tranquille.

 Envolemoi 26 février 2008 Envoie un message à Envolemoi Voir le profil de Envolemoi
Furtivement je me sauve du parc par l'autre sortie pas encore déverrouillée. Le dernier camion des éboueurs s'éloigne dans la rue, laissant sur le sol une carte postale provenant d'une île paradisiaque...
Impossible de la ramasser, une moto passe en pétaradant, elle a dû l'emporter...et j'ai failli être embarquée en même temps ! Me voilà toute trempée, je vais sentir le chien mouillé ! Je file en courant au coin du boulevard acheter mon journal et j'entre dans le petit café.
Un clin d'oeil au patron, mon chocolat chaud m'attend déjà...

 Clothilde 03 mars 2008 Envoie un message à Clothilde Voir le profil de Clothilde
Je frissonne et tout en m'approchant de la cheminée où crépite déjà un bon feu, je pense à l'expéditeur ou l'expéditrice de cette carte qui doit compter bien peu pour le ou la destinataire. Voilà la carte embarquée Dieu sait où, encore heureux qu'elle ait échappé au recyclage. J'ôte ma veste pour la sécher, quelque chose est collé sur le dos. Une pauvre carte postale toute froissée et humide, le paysage paradisiaque qu'elle voudrait offrir n'arrive pas à atténuer la détresse qui semble en émaner. Un sentiment bizarre m'envahit tandis que je contemple la carte. Mes mains tremblent un peu. Une plage, des palmiers, un transat, la mer et une île. Une petite flèche dessinée au marqueur indélébile a été ajoutée juste au dessus de l'île. Mon coeur s'agite, je ne suis pas loin d'imaginer que cette carte m'était destinée. Je n'ose pas la retourner et la pose à côté de ma tasse où mon chocolat est en train de refroidir.

 Envolemoi 12 mars 2008 Envoie un message à Envolemoi Voir le profil de Envolemoi
Je ferme les yeux en buvant goulûment mon breuvage, c'est sûr, dès la dernière goutte je retourne la carte ! J'ai l'impression de violer l'intimité des deux correspondants...
"Viens me rejoindre dès que possible, j'ai trouvé ce que nous cherchions, mais sans toi je ne peux rien . L'enveloppe est à l'agence "Bon Voyage". Je serais tous les jours à 12H à l'aéroport de Papeete. Yvan."
Pourquoi diable, cette carte mystérieuse au possible était jetée vulgairement à la poubelle ?
Dans ma précipitation, je pars en laissant mon journal sur la table ! L'agence est au coin de l'avenue.
- Bonjour ! Je viens chercher l'enveloppe qu'Yvan a déposée pour moi.
- Bonjour, vous êtes Dana ?
- J'étais souffrante, je suis en retard de quelques jours . J'ai la carte
d'Yvan.
Elle me donne ce que je suis venue chercher et je me sauve rapidement. Je m'apprête à faire une bêtise, mais tant pis, j'ai la chance d'être personnel naviguant et j'ai 5 jours de repos.
Un saut chez moi, ma valise est toujours prête.

 Clothilde 14 mars 2008 Envoie un message à Clothilde Voir le profil de Clothilde
A l'entrée de mon immeuble je bute contre notre vieux concierge qui sortait rentrer les poubelles. Il me tient un instant dans ses bras et je lui dis :
-Pas le temps de faire la causette aujourd'hui Luis, je suis à la bourre.
Un bisou sonore sur sa joue piquante et je grimpe les escaliers quatre à quatre, je pousse ma porte d' entrée qui n'est jamais fermée à clé et je m'affale dans mon fauteuil. Ma main tremble un peu lorsque j'ouvre l'enveloppe. A ce moment, je réalise que je vole quelque chose à quelqu'un et j'hésite. Une petite voix me souffle alors que je dois y voir un signe du destin. D' une main de plus en plus fébrile et moite je décachette l'enveloppe .

 Envolemoi 14 mars 2008 Envoie un message à Envolemoi Voir le profil de Envolemoi
"Quand tu liras cette lettre, je serai depuis longtemps là-bas. Désolé d'être parti sans explications, prends l'argent et viens vite, très vite. Tu es plus importante que jamais dans cette histoire. Assure-toi que personne ne te suis... Yvan"
Hébétée, mes yeux vont de la lettre à la liasse de billets, je ressors la carte sans adresse, dommage qu'elle ne fusse pas jetée avec son enveloppe celle-ci ! J'aurai eu plus d'indices, en tout cas, cet Yvan attends une femme et j'y vais.
Sur le tarmac, l'avion est là. Le vol sera long, plus de 23 heures, escale à Los Angeles, des magazines, un sourire à Léonie, qui prend un vol pour l'Inde et hop, j'embarque.
Aéroport de Papeete. Des gens partout, comment reconnaître Yvan et il est midi passé...Je tiens dans ma main la carte postale, seul passeport pour m'identifier auprès de lui..
- Excusez moi Mademoiselle, heu ...je crois reconnaître quelque chose qui m'appartient..
Je suis pétrifiée, il est là devant moi, tellement beau malgré sa barbe de deux jours.
- Je l'ai trouvé.., je n'ai pas réfléchi..., voici l'argent..., je ne sais...
- Taisez-vous, suivez-moi !
Il me saisit par le bras et m'entraîne loin de la foule.
Me voici presque jetée dans une vielle guimbarde, Yvan démarre en trombe, je n'ose rien dire. La voiture stoppe dans une ruelle, il me toise de son regard bleu océan.
- Je m'appelle Lisa, je n'aurai pas dû...

 Envolemoi 16 mars 2008 Envoie un message à Envolemoi Voir le profil de Envolemoi
- Calmez-vous et n'ayez pas peur de moi, je vous en prie !
Facile à dire pour lui, je suis enlevée à mon arrivée par un rustre, bousculée, trimballée dans un tas de ferraille à tombeau ouvert et il faudrait que...que je m'explique...
Je lui parle de ma sortie matinale, de la carte récupérée dehors et de mon inconscience à poursuivre cette quête mystérieuse, de cette curiosité à vouloir aider un inconnu, de cet appel au secours.
Il m'écoute sans dire mot, scrutant le moindre détail qui pourrait lui révéler une traitrise.
- Vous ne manquez pas d'audace et visiblement vous n'avez peur de rien, inutile de vous demander si vous me suivez maintenant ? Ah, je dois vous dire que ce que je fais ici, n'a rien de malhonnête.
Je ne réponds pas et Yvan prend mon mutisme pour un accord. Il démarre et nous filons à vive allure en direction des quais.
Des bateaux de plaisance et des voiliers se côtoient. Un grand bateau chargé de touristes s'éloigne, des mains s'agitent dans le soleil. Il fait si chaud, 26° affiché à la capitainerie. Je pense brusquement à Paris, la pluie, mon chocolat chaud...
- Ne rêvez pas, ce n'est pas pour nous. Nous allons prendre un petit cargo de ravitaillement, c'est le seul moyen pour arriver à l'île.
L'île, quelle île ! Plus loin, à l'appontage, plusieurs dockers se hâtent autour des grues qui chargent toutes sortes de fret, matériel agricole, cuisinières, voitures, paquets de riz et autres cartons de nourriture à bord de différents bateaux.
- Voici notre embarcation. Ne trainez pas !
Et voilà Yvan qui saute prestement dedans, sans m'accorder un moment de répit, ni aucune aide.
La traversée est longue, avec deux escales, où les matelots on déjà livré beaucoup de marchandises alimentaires.
- Nous descendrons à la prochaine, puis demain matin nous prendrons un canot avec des vivres.
Je préfère ne rien dire et quoi dire du reste, je me laisse bercer par les vagues en contemplant le dégradé de turquoise des lagons.

 Clothilde 17 mars 2008 Envoie un message à Clothilde Voir le profil de Clothilde
Je suis épuisée, ma fatigue est tellement grande que mon sort me devient indifférent .Ce que je veux c'est dormir, dormir longtemps et me réveiller de préférence dans mon lit sous ma couette blanche celle avec les énormes cœurs et qui sent si bon la lavande. Surtout sortir de ce cauchemar !!! Et si je me réveille, je jure de ne plus jamais ramasser de cartes postales. Le sommeil me prend alors que je dresse la liste de mes bonnes résolutions et je me réveille lorsque je suis soulevée et juchée sur les épaules d'un mastodonte à la peau couleur d'ébène qui dégage une odeur de cambouis, de poisson et de sueur mêlées. On est loin de la soupline à la lavande. Ce n 'était pas un rêve, ma chérie me dis-je alors que j'agite mes jambes dans tous les sens, j'en ferais autant des bras si ceux-ci n'étaient pas fermement maintenus à la hauteur des poignets par deux grosses mains collantes. Je reconnais devant moi le dos d'Yvan et je me sens presque rassurée. Retrouvant mon esprit combatif, je puise dans mon répertoire de gros mots et je me mets à hurler : "Espèce de malotru, de cornebidouille, d'imbécile, de de de..."





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Dès l'aube à Paris est classée dans le genre Aventure.

Commencée par Patoune,
le 24 février 2008. L'histoire est composée de 11 participations.

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